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Libérez-vous de fausses conceptions

Dans Êtes-vous réellement libre ?, nous avons vu que la vraie liberté impliquait que notre paix intérieure ne dépende pas des circonstances, que nous ne mettions pas de limites au territoire que Dieu peut habiter en nous, etc.

Allons plus loin : libérons-nous de fausses conceptions du "christianisme"

Le péché originel Le péché originel n'est pas un péché que nous aurions hérité d'ancêtres qui auraient désobéi à Dieu. Le péché originel, c'est ce qui en nous est à l'origine de nos péchés. Il consiste à choisir de l'arbre de la connaissance du bien et du mal en lieu et place de l'Arbre de Vie.

Christ a accompli toute la Loi Christ accomplit la Loi, dans le sens où Il la mène à son but, qui est de nous conduire à Lui après avoir constaté notre impossibilité d'accomplir cette Loi, Lui sans lequel nous ne pouvons rien faire d'agréable à Dieu.

Soyez parfaits En Lui, nous sommes parfaits, à savoir : complets, complétés par Lui.

La religion chrétienne est supérieure Toutes les religions se valent, car toutes sont une fuite de la réalité du vrai Dieu. Ceux qui refusent l'Arbre de Vie (littéralement le Bois de Vie, la Croix) se créent des religions, qui sont des systèmes humains rassurants.

La Bible est la parole de Dieu Christ est la Parole - la Bible est la Parole écrite. "La Parole s'est faite chair" se rapporte à Jésus, et non pas à la Bible...

Pour en savoir plus sur ces sujets et d'autres encore

            

Le Logos

Tenons pour certain que l'âme peut se passer de toutes choses,
excepté du Logos de Dieu, sans lequel tout lui est inutile.

Avec ce Logos vous êtes riche, et rien ne vous manque, car Il est :

la vie,
la vérité,
la lumière,
la paix,
la justice,
le salut,
la joie,
la liberté,
la sagesse,
la vertu,
la grâce,
la gloire et la félicité sans mesure.

(Martin Luther, Le livre de la Liberté chrétienne)
           

Les 7 JE SUIS de Jésus


Il y a les 7 béatitudes du Livre de l'Apocalypse,
les 7 paroles de Jésus en croix.

Voici les 7 JE SUIS de Jésus :

  • JE SUIS le Pain de Vie (Jean 6:35)
  • JE SUIS la Lumière du monde (Jean 8:12)
  • JE SUIS la Porte (Jean 10:9)
  • JE SUIS le Bon berger (Jean 10:11)
  • JE SUIS la Résurrection et la Vie (Jean 11:25)
  • JE SUIS le Chemin, la Vérité, la Vie (Jean 14:6)
  • JE SUIS le Vrai Cep (Jean 15:1)

Source

           

Les deux croix

Sans avertir et presque inaperçue, une nouvelle croix s’est introduite dans les milieux évangéliques populaires de notre époque.

Elle ressemble à l’ancienne, mais elle est différente : les similitudes sont superficielles, les différences fondamentales.

De cette nouvelle croix a germé une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette philosophie une nouvelle technique évangélique : un nouveau style de réunion et un nouveau genre de prédication.

Cette nouvelle évangélisation emploie le même langage que l’ancienne, mais son contenu n’est pas le même et sa puissance n’est plus comme auparavant.

La vieille croix n’avait aucun rapport avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d’Adam, elle signifiait la mort. Elle mettait à exécution la sentence imposée par la loi du Sinaï.

La nouvelle croix, elle, n’est pas opposée à la race humaine; elle en est, au contraire, une partenaire amicale et, si je comprends bien, elle alimente un flot d’amusements légitimes et bons et d’innocentes réjouissances. Elle laisse Adam vivre sans entraves, avec une motivation inchangée; il peut continuer à vivre pour son plaisir et, maintenant, au lieu de se réjouir à chanter des chansons douteuses en buvant des boissons fortes, il se réjouit à chanter des cantiques et à regarder des films religieux. L’accent reste toujours sur la jouissance … qui se tient sur un plan plus élevé !

La nouvelle croix encourage, dans l’évangélisation, une approche toute nouvelle et entièrement différente. L’évangéliste ne réclame plus le renoncement à l’ancienne vie pour que la vie nouvelle puisse s’installer. Il ne prêche pas des contrastes, mais des similitudes. Il cherche à se mettre au diapason de l’intérêt général en montrant que le christianisme n’a pas d’exigences désagréables, mais qu’au contraire il offre tout ce que le monde offre, mais à un niveau supérieur.

Tout ce après quoi le monde, corrompu par le péché, aspire de nos jours est très habilement présenté comme étant justement ce qu’apporte l’évangile, le produit religieux étant, bien entendu, meilleur.

La nouvelle croix ne met pas le pécheur à mort, elle le réoriente. Elle le renvoie dans une autre direction, dans un mode de vie plus sain et plus heureux, tout en sauvegardant son amour-propre. A celui qui est autoritaire, elle dit : «Viens et affirme-toi pour Christ!». A celui qui est imbu de lui-même, elle dit : «Viens et glorifie-toi dans le Seigneur !». A celui qui est avide d’émotions, elle dit : «Viens et repais-toi de communion fraternelle».

Le message de l’Evangile est dévié, obliqué, dans le sens du courant en vogue, pour être accepté du public. La philosophie qui se tient derrière est sans doute sincère, mais sa sincérité ne l’empêche pas d’être fausse. Elle est fausse parce qu’elle est aveugle. Elle passe complètement à côté de la signification fondamentale de la croix.

La vieille croix est un symbole de mort. Elle représente la fin soudaine et brutale d’une vie humaine. Du temps des Romains, celui qui se chargeait de sa croix et qui s’engageait sur le sentier de la mort avait déjà dit adieu à ses amis. Il savait qu’il ne reviendrait pas. Il partait pour toujours. La croix ne faisait aucun compromis, elle ne modifiait rien, elle n’améliorait rien, elle n’épargnait rien; elle immolait tout en l’homme, complètement et définitivement. Elle n’essayait pas de rester en bons termes avec sa victime. Elle frappait dur et cruellement, et quand elle avait achevé son oeuvre, il ne restait rien de l’homme, il n’existait plus.

La race d’Adam est sous la sentence de mort. Il ne peut y avoir aucune commutation de peine, aucune échappatoire. Dieu ne peut approuver aucun des fruits du péché, aussi innocents ou agréables qu’ils puissent paraître aux yeux des hommes. Dieu doit mettre l’homme «à sac» et le «liquider» totalement, avant de pouvoir le relever en nouveauté de vie.

Cette prédication d’évangélisation qui établit des parallèles conciliants entre les voies de Dieu et celles des hommes est traître envers la Bible et cruelle pour l’âme des auditeurs. La foi en Christ ne va pas en parallèle avec le monde, au contraire, elle le coupe.

En venant à Christ, nous ne haussons pas notre vieille nature à un niveau supérieur, nous l’abandonnons à la croix. Le grain de blé doit tomber dans le sol et mourir. Nous, qui prêchons l’Evangile, nous ne devons pas nous considérer comme des agents des relations publiques, envoyés pour établir de bons rapports entre Christ et le monde. Nous ne devons pas nous imaginer chargés de mission pour rendre Christ acceptable auprès du grand commerce, de la presse, du monde du sport, ou de l’enseignement moderne. Nous ne sommes pas des diplomates, mais des prophètes, et notre message n’est pas un compromis, mais un ultimatum.

Dieu offre la vie, mais pas la vie ancienne améliorée. La vie qu’Il offre est une vie qui renaît de la mort. Elle se tient toujours à côté de la croix. Celui qui veut la posséder doit passer «sous la toise» : il doit renoncer à lui-même et approuver la juste sentence de Dieu envers lui.

Qu’est-ce que cela signifie, pour celui qui se trouve face à Jésus-Christ ? Comment cette théologie peut-elle se traduire en vie ? Il doit simplement se repentir et croire. Il doit renoncer à ses péchés, et aller plus loin en renonçant à lui-même. Qu’il ne cache rien, n’excuse rien, ne justifie rien. Qu’il n’essaye pas d’argumenter avec Dieu, mais qu’il courbe la tête sous le choc de l’austère déplaisir de Dieu, et se reconnaisse lui-même digne de mort.

Après cela, qu’il porte le regard, avec une foi simple, sur le Sauveur ressuscité, de qui descendra la vie, la nouvelle naissance, la purification et la puissance. La croix qui a mis fin à la vie terrestre de Jésus mettra aussi fin à celle du pécheur; et la puissance qui a relevé Christ d’entre les morts ramènera aussi le pécheur à une vie nouvelle avec Christ.

A celui qui voudrait objecter à ceci, ou y voir une conception étriquée et personnelle de la vérité, je dirai que Dieu a mis le sceau de son approbation sur ce message, depuis le temps de Paul jusqu’à nos jours. Que les termes aient été exactement les mêmes ou non, tel fut, tout au long des siècles, le contenu de la prédication qui a communiqué la vie et la puissance dans le monde.

C’est là-dessus que les hommes de Dieu du passé, les réformateurs, les revivalistes ont mis l’accent; et les signes, les merveilles, et les opérations puissantes de l’Esprit-Saint ont témoigné de l’approbation de Dieu sur leur message.

Oserions-nous, en tant qu’héritiers légaux d’une telle puissance, falsifier la vérité ? Oserions-nous, de la pointe émoussée de nos crayons, retoucher le tracé «du plan de l’architecte», ou altérer le modèle révélé pour nous sur le mont du Calvaire ? Dieu nous en garde !

Prêchons la vieille croix et nous connaîtrons la vieille puissance.

A.W. Tozer

Source

           

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)

            

Etre affranchis de notre corps de mort


Il ne s'agit pas de détruire notre moi, mais d'être affranchis de notre corps de mort (Romains 7:24)

Sont mis en parallèle dans le tableau ci-dessous plusieurs versets : les colonnes contiennent des versets complets ou des composantes de versets (placées dans l'ordre où elles sont citées), relatives au "faire", au "penser" et au "être" ...et nous rencontrons d'heureuses surprises! par exemple, la FOI de 1 Cor 13:13 a trait au "faire" (la foi sans les oeuvres est morte - Jacques 2:26) : elle est affaire de volonté au niveau de l'âme, et de relation (avec Dieu) au niveau de l'esprit - la foi n'est que croyance si elle ne s'accompagne pas d'actes concrets.

Autre exemple : en 1 Cor 13:13 il est dit que l'amour est plus grand que la foi et l'espérance - or l'amour est dans la colonne "Etre", ce qui nous révèle - si besoin était - que "être" est plus important que "penser" ou "faire".

D'autres surprises vous attendent dans ce tableau qui nous donne des solutions pour être affranchis de notre corps de mort.

FairePenserEtre

Jean 14:6
 
JE SUIS la VOIEJE SUIS la VERITEJE SUIS la VIE

Il ne s'agit pas de...
 
...agir bien/mal...penser juste/faux...être bon/mauvais
Mais...

...le chemin est une Personne
=> LE pratiquer LUI
=> faire Sa Volonté, qui est le bien
 

...la vérité est une Personne
=> LE penser LUI
=> penser Sa Pensée, qui est juste
 

...la vie est une Personne
=> Etre LUI
=> être Son Etre, qui est bon
 
Donc...
...
il ne s'agit pas de "mériter"
en faisant le bien
mais faire Sa volonté entretient la Relation/Foi avec LUI (marcher avec Lui, viser juste)
 

...il ne s'agit pas de "mériter"
en ayant la bonne doctrine
mais d'être en contact avec Sa Présence réelle, la Réalité, la Justesse, ici et maintenant
 

...il ne s'agit pas de "mériter"
en étant bon
mais Lui en nous est Amour, qui bannit la crainte du jugement
 

Jean 16:9-11
 
Jean 16:9 : PECHE
viser à côté, couper la relation, convoiter
Jean 16:10 : JUSTICE
Sa justice est justification et justesse

Jean 16:11 : JUGEMENT
Est sous le jugement/tri tout ce qui n'est pas pur, complet, accompli
 

Matthieu 4
Nos ennemis
 

Convoitise :
la CHAIR nous attaque (tendance à dévier, aux 3 niveaux)
 

Désir de toute-puissance :
le DIABLE (menteur) nous attaque
 

Désir de possession/domination :
le MONDE (sous le jugement qui mène à la mort) nous attaque
 
Remèdes
1 Cor 10:13 :
Aucune tentation ne vous est survenue
qui n'ait été une tentation humaine
et Dieu est fidèle
qui ne permettra pas
que vous soyez tentés au delà
de ce que vous pouvez [supporter]
mais avec la tentation il fera aussi l'issue
afin que vous puissiez la supporter
 

1 Pierre 5:8-9 :
Soyez sobres - veillez :
votre adversaire - le diable
comme un lion rugissant
rôde autour [de vous]
cherchant qui il pourra dévorer
<= Résistez-lui - étant fermes dans la foi
sachant que les mêmes souffrances s'accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde =>
 

Jean 16:33 :
Je vous ai dit ces choses
afin que vous ayez la paix en moi

Vous aurez des tribulations dans le monde
mais prenez courage :
j’ai vaincu le monde
 
Encouragements
1 Thess 5:18 :
En toutes choses (*)
rendez grâces
car telle est la volonté de Dieu
dans le christ Jésus
à votre égard

Phi 4:6-7 :
Le Seigneur est proche
ne vous inquiétez de rien
mais en toutes choses (*)
exposez vos requêtes à Dieu
par des prières et des supplications
avec des actions de grâces
et la paix de Dieu
qui surpasse toute intelligence
gardera vos coeurs et vos pensées
dans le christ Jésus
 

Rom 8:28 :
Nous savons que toutes choses (*)
travaillent ensemble
pour le bien de ceux qui aiment Dieu
de ceux qui sont appelés selon [son] propos
 
1 Cor 13:13
Notre part
FOIESPERANCEAMOUR
2 Sam 22:2
La part de Dieu
ROCHERFORTERESSELIBERATEUR

Jean 3:16
 
Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle
Composante de l'esprit concernéeRelationConscienceIntuition
Composante de l'âme concernéeVolontéPenséeSentiment

Romains 12:2
 

ne vous conformez pas à ce siècle
 

mais soyez transformés
par le renouvellement
de [votre] entendement
 

pour que vous discerniez
quelle est la volonté de Dieu
bonne et agréable et parfaite
 

Il va de soi que la division en colonnes ne constitue pas une classification absolue, mais donne des indicateurs permettant de chercher des solutions; p.ex. la volonté se trouve dans la colonne du faire, mais la volonté de vie existe aussi.

(*) Il ne s'agit pas de fatalisme, mais d'écoute active de ce que Dieu nous dit à travers les événements.

Source


            

Interprétation spirituelle : un exemple

La Samaritaine       Interprétation spirituelle

Dans les écritures, la femme représente souvent l'âme humaine, la psyché (pensée, sentiments, volonté). Et l'homme représente l'esprit (foi/relation à Dieu, intuition, conscience).

Ainsi, lorsque Ève suggère à Adam de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, nous avons là une image de l'âme: guidée par sa pensée propre, ses sentiments ou sa volonté propre, elle pousse l'esprit à ne plus vivre de sa relation avec Dieu, mais au contraire à décider de lui-même ce qui est bien et ce qui est mal (seul l'Esprit de Dieu guide l'esprit de l'homme vers l'arbre de Vie).

De même, femmes, soyez soumises à vos maris a pour signification spirituelle: que votre psyché soit soumise à l'esprit - à savoir: ne faites pas comme Adam, le vieil homme, qui se soumet aux caprices d'Ève son âme, mais au contraire ayez un esprit qui écoute le Saint-Esprit, qui vous conduira à une relation vivante avec Dieu - ainsi, vous serez un nouvel être, engendré d'en haut.

Le texte de la Samaritaine :
Jean 4, versets 15 à 24
Le texteL'interprétation spirituelle
Jean 4:15
La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, que je n'aie plus soif et ne vienne plus puiser ici (au puits)L'âme dit au Seigneur : donne-moi de ton Eau, afin que je n'aie plus à puiser dans mon propre fonds
Jean 4:16Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens iciYHWH-Sauve lui dit : fais appel à ton esprit, car ainsi TU SERAS, ICI et MAINTENANTJésus signifie "YHWH sauve"
Jean 4:17La femme répondit et dit : Je n'ai pas de mari
Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai pas de mari
L'âme répond : je n'ai pas d'esprit (dans le sens : on ne peut l'appeler esprit)
YHWH-Sauve lui dit : tu fais bien de reconnaître que tu n'as pas d'esprit
Jean 4:18car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : en cela tu as dit vraicar tu vis avec l'esprit du monde, et tu ne sais de quel esprit tu es actuellement animée : en cela tu es dans la réalitécinq = actions de l'homme, monde
Jean 4:19La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophèteL'âme dit : Seigneur, je vois que tu parles de la part de Dieu
Jean 4:20Nos pères se sont prosternés sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu'à Jérusalem est le lieu où il faut se prosternerJ'ai appris qu'on est en relation avec Dieu lorsqu'on est sur des sommets spirituels, et vous vous dites que c'est lorsque notre terre intérieure est en paix qu'on est en relation avec Luisalem = paix
Jean 4:21Jésus lui dit : Femme, ait foi en moi : une heure vient où vous ne vous prosternerez devant le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem.YHWH-Sauve lui dit : Âme, sois en relation permanente avec Moi (le JE SUIS), et tu n'auras pas besoin d'attendre d'être sur des sommets spirituels ou de ressentir une paix intérieure pour être en relation avec Celui qui nous a engendrés d'en haut
Jean 4:22Vous, vous vous prosternez devant vous ne savez quoi -
nous, nous savons devant quoi nous nous prosternons, car le salut vient des Juifs
En faisant comme vous faites (en vous fiant à vos sentiments), vous montrez que vous ne savez avec qui vous êtes en relation - nous, nous le savons, car le salut (physique, mental et spirituel) vient de ceux qui louent Dieu (en toute circonstance)Juif vient de Juda = qu'Il soit loué
Jean 4:23Mais l'heure vient, et elle est maintenant, où ceux qui le font véritablement se prosterneront devant le Père en esprit et en vérité - car le Père en cherche de tels qui se prosternent devant LuiLe Royaume est présent, parmi vous, en vous, relation en esprit et en vérité avec Celui qui vous a engendrés d'en haut (Je Suis la Vérité), et Celui qui vous a engendrés d'en haut cherche une relation en esprit et en vérité
Jean 4:24Dieu est esprit, et il faut que ceux qui se prosternent devant lui le fassent en esprit et en véritéCar Dieu est esprit, et c'est donc en esprit et en vérité qu'il convient d'entrer en relation avec Lui
 Source

On peut faire et n'être rien

Ne pas blesser autrui par l'injure, tendre l'autre joue, aimer l'ennemi, prier pour ses persécuteurs : cette morale de l’excès inscrit l'infini du désir de Dieu dans le quotidien de la vie.

"Quand j'aurais la capacité de parler en prophète, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi qui transporte des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens, quand même je livrerais mon corps pour en tirer fierté, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien."

On peut donc faire, et n'être rien.

"L'amour est patient, l'amour est bon, il n'a pas de passion jalouse ; l'amour ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil, il ne fait rien d'inconvenant, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s'irrite pas, il ne tient pas compte du mal ; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit avec la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout."

Cet amour en excès, cet amour déraisonnable est exactement celui du sermon sur la montagne de Jésus. Et comme lui il n'est pas humain, mais vient de Dieu.

D'après Daniel Marguerat, "Paul interprète de Jésus" dans "Les premiers temps de l'Église"
            

Accomplir la loi ?


Que veut dire Christ a accompli toute la loi ?

Christ a accompli la Loi, dans le sens où Il l'a menée au but, but qui était de nous conduire à la foi.
Littéralement, accomplir c'est mener en plénitude.

En effet, Jésus n'a pas accompli la loi de la religion de son époque (lire Jésus, le révolutionnaire), mais il a mené cette loi dans sa plénitude en montrant que le but de cette loi est de nous conduire à constater notre échec à vouloir l'accomplir (c'est ce que Paul montre dans sa lettre aux Romains) et de nous amener à nous tourner vers la foi, qui n'est pas une croyance, mais une relation avec Dieu Lui-même.

Menée dans sa plénitude, qui est la foi, la loi devient loi d'amour : celui qui aime accomplit toute la loi.

           

Dans quelle réalité vivez-vous ?

La foi est la base, la substance des choses qu'on espère, l'attestation, la preuve des réalités qu'on ne voit pas (Hébreux 11:1)

Même dans le monde physique, la réalité est difficile à admettre : il a fallu du temps pour accepter que c'est la terre qui tourne autour du soleil, et non pas l'inverse. Idem pour l'existence des microbes, et pour des découvertes récentes qu'il va falloir des années à "digérer" : il semble que par essence l'homme naturel soit dans le déni. Il se crée sa propre réalité et balaie d'un revers de main tous ce qui la contredit.

Chaque être humain se forge son propre référentiel, ce qui fait dire à beaucoup : "à chacun sa vérité"... mais en fait l'enjeu n'est pas là : bien sûr, dans son propre référentiel chacun a raison, mais le défi se trouve un cran au-dessus : ce référentiel est-il le bon ? (1)

Plusieurs sont agacés d'entendre certains (dont Michel Serres) parler des "inventions" de la science : ils auraient préféré qu'on dise les "découvertes" de la science. C'est oublier que la science n'explique pas la réalité, mais comment l'être humain voit la réalité, ce qui est différent...

On retrouve le même schéma dans la compréhension des réalités spirituelles (2) : Jésus ne pouvait pas donner de signes du Royaume dans les endroits où les gens n'avaient pas la foi (Matthieu 13:58). Le "comment l'être humain voit la réalité spirituelle" était biaisé, et cette réalité ne pouvait pas surgir dans leur vie.

La séparation entre science et foi est par ailleurs artificielle : la réalité n'est accessible qu'à travers les sens, qu'il s'agisse des sens physiques pour la science, ou spirituels pour la foi. Et il faut plus de foi pour croire que l'univers a surgi de rien que pour croire qu'il a été créé par l'intelligence absolue qu'est Dieu (3) : la science rejoint la foi. Et la foi rejoint la science : elle répond aux critères scientifiques stipulant qu'une loi n'est vraie que si elle est reproductible et mesurable. Or la foi est reproductible (qui prouvera le contraire ?) et mesurable (Jacques 2:26).

Source



(1) nous avons vu dans Le cercle vertueux que la solution au choix "arbre de la connaissance / arbre de vie" répondait au même schéma : la solution se trouve un cran plus haut

(2) lire par exemple NT versus AT

(3) Par la foi, nous comprenons que les mondes (physique, psychique, spirituel) ont été organisés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit (avec les yeux physiques, psychiques et spirituels) n'a pas été fait de choses apparentes (Hébreux 11:3) : c'est au final le spirituel qui sous-tend le matériel

         

La Bible est christocentrique

Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le concernent (Luc 24:27)

Dans toutes les écritures il est question du Christ : les écritures sont christocentriques.

Elles sont christocentriques car sans Lui la réalité n'existerait pas.

Genèse 1:1 par exemple, "dans le Principe Dieu...", éclairé par Jean 1:1 "dans le Principe est le Verbe", montre que tout existe par Christ et pour Christ (1).

En Exode, nous avons le peuple de Dieu qui renonce au vieil homme (l'Égypte), pour revêtir l'Homme Nouveau (Christ) - c'est notre réalité si nous entrons volontairement dans ce processus.

Le livre de Josué est le livre de Jésus (2) : on y voit comment Christ conquiert en nous les territoires tenus par l'ennemi - c'est notre réalité si nous laissons Christ agir en nous.

L'Ecclésiaste nous dit que tout est quête d'Esprit (3) : l'Esprit de Christ viendra en nous si nous L'y invitons.

Le Cantique des cantiques nous parle des Noces de l'Église avec Christ : nous faisons partie de l'Église si nous sommes nés d'en haut.

Les Psaumes sont littéralement "psaume pour David" (4) : Christ y enseigne à ses bien-aimés (5) la voie ("Je SUIS le chemin") vers Dieu - nous marcherons sur cette voie si nous L'écoutons.

Le livre de l'Apocalypse est révélation de Christ (6) : elle montre QUI IL EST - et qui nous sommes si nous Le laissons nous métamorphoser.

En définitive, tout est christocentrique : Christ est réalité dans la Bible, Christ est réalité dans la Création, Christ est réalité dans la Cène, Christ est réalité du Salut, Christ est réalité dans l'Esprit, Christ est réalité dans nos vies, Christ est réalité en Dieu.

Si nous lisons les évangiles en laissant de côté nos idées toutes faites, nous y trouvons une réalité bien plus grande que ce qui est généralement enseigné : nous ne "croyons" plus (7), mais nous SOMMES.

Christ nous ouvre des portes tout au long de la Bible : à nous de les franchir - Il nous prépare le terrain : à nous de l'occuper.

Source

(1) dans le Principe, et non pas au commencement

(2) Jésus et Josué sont en fait le même nom

(3) et non pas poursuite du vent

(4) et non pas psaume de David

(5) David signifie "bien-aimé"

(6) Apocalypse signifie dévoilement, révélation

(7) Croire est une mauvaise traduction de mettre sa foi en, être en relation avec
         

Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin

Après avoir exploré les différentes manières de considérer la vie chrétienne, et de faire face à ses défis, le philosophe et théologien Kierkegaard est parvenu à la conclusion que l’essence de toutes choses, du point de vue terrestre, pouvait être résumée par cet aphorisme :
« ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais c’est le difficile qui est le chemin ».

Comment accorder cette idée avec le fait que l’Évangile est une bonne nouvelle, et que le joug de Jésus est doux, son fardeau léger [1] ? Car en définitive, la Bible montre qu’il n’y a rien de plus simple que d’être sauvé : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » [2], rappelle l’apôtre Pierre à la foule rassemblée le jour de la Pentecôte (Actes 2/21). Être sauvé, ce n’est pas difficile, parce que « c’est sur le principe de la foi, afin que ce soit selon la grâce » (Romains 4/16); c’est ainsi qu’on entre dans la famille de Dieu, pour être appelés Ses enfants [3].

La confirmation de ces choses transparaît dans les évangiles, où nous voyons effectivement Jésus accueillir avec bonté tous ceux qui Le cherchent, et les bénir sans distinction aucune, guérissant les uns, délivrant les autres, réhabilitant chacun et pardonnant à tous sans rien demander en échange [4]. Pourquoi donc Kierkegaard dit-il que « … c’est le difficile qui est le chemin » ?

Parce que le Salut est gratuit, mais demeurer en Christ a un prix

En effet, il apparaît clairement que lorsqu'une personne bénie par Christ veut le suivre, faire de Lui le Maître et Seigneur, Jésus annonce alors un chemin difficile : « Si quelqu'un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple … Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple » (Luc 14/26 et 33).

Ainsi Jésus ne demande RIEN aux brebis perdues qui veulent être sauvées, mais il demande TOUT aux rachetés qui veulent devenir des disciples, c’est-à-dire qui sont appelés à devenir comme lui [5], des temples remplis de Son Esprit [6].

La première phase du Salut est donc simple et facile, dans le message de la Bonne Nouvelle : tourner les yeux vers Jésus et recevoir par la foi [7] la justification que Sa Grâce nous a donnée, de la même manière que les Hébreux tournèrent les regards vers le serpent d’airain dans le désert pour être guéris (Nombres 21/9).

Mais le chemin pour entrer en Canaan passe par la traversée du Jourdain, et enchaîne bataille sur bataille, à l’extérieur comme à l’intérieur : c’est à une guerre que les héritiers des promesses sont appelés. Une guerre de foi et une guerre de choix. C’est ainsi que l’enfant de Dieu travaille à son propre salut avec la crainte de la Parole de Dieu [8].


Le chemin facile et le chemin difficile


Dans le contexte qui nous entoure, « le péché nous environne si facilement » [9] (l’apôtre parle à des chrétiens), ce qui nécessite de notre part un enchaînement de prises de positions, de choix, de résistances et une fermeté qui, si on les abandonne, nous entraîneront à glisser loin [10] de l’obtention des promesses pourtant certaines qui nous ont été faites en Christ. Et donc à les perdre, si nous ne revenons pas pour prendre la position que Dieu attend que nous prenions.

Céder au péché est facile, persévérer dans les enseignements de Jésus est difficile.

Céder au diable est facile, lui résister est difficile.

Céder aux convoitises de la chair est facile, dépouiller le vieil homme est difficile.

C’est pourquoi « le difficile est le chemin ».


Du stade religieux au stade spirituel


« La citation de Kierkegaard marque la différence entre le stade esthétique et le stade éthique de l’existence. Par opposition au stade esthétique caractérisé par la légèreté et la facilité, le stade éthique marque le sérieux de l’engagement et la responsabilité du choix. Dire que « le chemin est difficile » constitue en quelque sorte le mot d’ordre du stade religieux, alors que la formule inversée « le difficile est le chemin » constitue le point d’ancrage du stade spirituel. Pour Kierkegaard, le stade spirituel se caractérise par le saut dans la foi, saut qui passe par le sacrifice de la raison sur l’autel de l’inconnu [11] ».

La notion de la liberté personnelle, qui est totale à son départ, se rétrécit, pour aller, par une soumission librement consentie, vers l’accomplissement du renoncement à soi-même [12] : « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mat. 6/24).

La marge de manœuvre de notre volonté propre diminue à mesure que nous entrons en Christ, comme l’évoque l’image du « dépouillement du vieil homme » pour « revêtir le Nouvel Homme en Christ » [13].
Humainement parlant, nous aimerions suivre Christ sans avoir à porter de croix, sans avoir à renoncer à nous-même, au travers d’une relation que Dieu, dans Sa grâce, rendrait facile. Mais tel n’est pas le cas.

« Marcher, aller de l’avant, ajouter : voilà le difficile. Nous voudrions que Dieu fît tout pour nous, alors que chacun de nos efforts, si minime soit-il, est soutenu par toute la grâce de Dieu » [14].


La joie de l’Éternel sera votre force [15]


Préventivement, Dieu a placé en nous un espoir que rien ne peut éteindre, parce qu’il sait que l’obscurité du doute et du désappointement nous enveloppera souvent sur ce chemin : « L’attente des justes n’est que joie, mais l’espérance des méchants périra » (Proverbes 10/28).

Cette joie doit grandir, cette joie veut grandir en nous : « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant, jusqu'à ce que le plein jour soit établi » (Proverbes 14/8).

Christ a marché sur le chemin difficile, « ayant en vue la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et il s’est assis à la droite de Dieu » (Hébreux 12/2). Il n’avait pas les yeux sur les circonstances, les douleurs, les souffrances, mais sur ce qui l’attendait, au delà de ces choses.

N’ayons pas peur que « le difficile soit le chemin ». Sénèque disait avec justesse : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que l’on n’ose pas, mais parce que l’on n’ose pas que les choses sont difficiles »…

Le chemin qui mène à la Vie, à la joie de l’Éternel, est un chemin dont les difficultés et les impossibilités ne doivent pas effrayer les élus. Comme Christ a méprisé l’ignominie, à cause de la joie qui lui était réservée, nous aussi, dans notre marche par l’Esprit, nous sommes encouragés à considérer « le difficile » sans aucune crainte, « car j’estime, dit l’apôtre Paul, que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir qui doit nous être révélée » (Romains 18/8).

C’est ainsi que nous sommes rendus capables d’avancer. Voilà comment Dieu peut rendre léger un fardeau qui est par définition contraignant et indésirable : Il le rendra léger en infusant en nous la joie d’être à la bonne place, recevant en nous le témoignage intérieur que nous marchons dans sa volonté, parce que nous avons accepté ce chemin, cette croix, alors que nous n’avions pas la force de la porter. Sa joie viendra à notre secours, la joie qu’Il ressentira en nous voyant suivre sa volonté, elle viendra en nous, pour nous donner des chants dans la nuit [16], et nous offrir les trésors des ténèbres [17]. Pour rendre son fardeau léger.

Jérôme Prekel 2014 © www.lesarment.com



[1] Matthieu 11/30

[2] Joël 2/32 : «Alors quiconque invoquera le nom de l'Eternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l'Eternel, Et parmi les réchappés que l'Eternel appellera».

[3] Jean, 1 : «…et à tous ceux qui L’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu …»

[4] Matthieu 10/8 : «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement»

[5] Ephésiens 4/13 : «jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ» Galates 4/19 : «jusqu’à ce que Christ soit formé en vous»

[6] 1 Corinthiens 6/19 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?»

[7] Ephésiens 2/8 : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi; et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu»

[8] Philippiens 2/12 : « Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement»

[9] Hébreux 12/1 : « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous»

[10] Hébreux 2/1 : « C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles».

[11] D'après JL Berlet (S. Kierkegaard, Craintes et tremblements).

[12] Galates 5/13 : «Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres».

[13] Colossiens 3/9 : «Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé».

[14] Oswald Chambers

[15] Néhémie 8/10

[16] Job 35/10 : « Où est Dieu, mon créateur, Qui inspire des chants d’allégresse pendant la nuit ?»

[17] Esaïe 45/3 : « et je te donnerai les trésors des ténèbres et les richesses des lieux cachés; afin que tu saches que moi, l'Eternel, qui t’ai appelé par ton nom, je suis le Dieu d’Israël».

           

Dieu n'est jamais loin

C'est un grand préjudice pour l'homme de se croire loin de Dieu.
Que l'homme chemine loin ou près, Dieu n'est jamais loin :
il se tient toujours à proximité, et s'il ne peut rester à l'intérieur,
il ne va jamais plus loin que sur le pas de la porte.

Eckhart
           

Lorsque Christ vit en moi

Plus aucune condamnation ne repose sur moi (Rom 8:1)

Christ prend mes infirmités et se charge de mes maladies (Mat 8:17)

Je suis libre car l'Esprit du Seigneur est en moi (2 Cor 3:17)

Je peux me décharger sur Lui de tous mes soucis car Il prend soin de moi (1 Pi 5:7)

Dieu pourvoit à tous mes besoins (Phil 4:19)

Dieu me donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7)

Je puis tout par Lui, qui me fortifie (Phil 4:13)

Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4)

Dieu me fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14)

Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine,
car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces,
et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Cor 10:13)

Tout concourt à mon bien (Rom 8:28)

Je peux regarder comme joie toute entière lorsque je tombe dans diverses épreuves (Jac 1:2)

Mon Père sait ce dont j'ai besoin avant que je le lui demande (Mat 6:8)

Je ne fais pas comme ceux des nations, qui pensent qu'en répétant beaucoup de paroles ils se feront mieux entendre (Mat 6:7)

Je crois que j'ai reçu ce que je demande, et cela m'est effectivement donné (Marc 11:24)

En toutes circonstances, je remercie le Seigneur (1 Thess 5:18)

Je suis toujours joyeux (1 Thess 5:16)

Je vis dans la louange (Col 3:15)

En tout temps et pour toutes choses, je remercie le Seigneur (Eph 5:20)

Je me réjouis sans cesse dans le Seigneur (Phil 4:4)

L'amour accompli (au but) chasse la crainte (1 jean 4:18)

Je ne m'inquiète de rien (Phil 4:6-7)

         

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L'interprétation spirituelle de l'Écriture

"S'il y a une obligation fondamentale pour le chrétien, [...] c'est l'interprétation spirituelle de l'Écriture. Sans doute, si l'on prend cette règle au sérieux, on ne peut manquer de s'attirer des tracas. Ceux qui entendent spirituellement la Loi subissent parfois une vraie persécution de la part de ceux qui la comprennent charnellement. [...] Ces amis de la lettre nient qu'il puisse y avoir une autre vérité que terrestre. Origène en compte plus d'un, jusque parmi ses auditeurs. Ils se moquent volontiers de ses interprétations. Ou bien ils s'indignent. Ils lui dressent aussi des embûches. Au besoin, ils emploient contre lui la calomnie. Ils lui reprochent d'en prendre à son aise et de faire violence à la Loi de Dieu, d'en corrompre le sens par des artifices humains. Ils l'accusent de deviner plutôt qu'expliquer, d'abuser des procédés de la rhétorique, de truquer des mots pour se lancer dans des allégories obscures..." (H. de Lubac, sur Origène).

Pas loin de 2'000 ans plus tard, les choses n'ont pas changé. Les chrétiens fondamentalistes interprètent textuellement les écritures, en tordent le sens qui était celui de l'Esprit lorsqu'il dictait ces textes aux écrivains de la Bible, s'en tiennent aux interprétations immédiates, qui n'ont pas besoin de l'Esprit pour être comprises. Et ils font comme du temps d'Origène : il persécutent (par des mots) ceux qui ont choisi la bonne part, la part spirituelle.

L'interprétation spirituelle, qui apporte une bénédiction mille fois supérieure à l'interprétation textuelle, est foulée aux pieds. C'est comme si ces personnes avaient peur d'être trop bénies... peut-être se sentent-elles, dans leur inconscient, coupables de résister à l'Esprit, donc indignes de telles bénédictions. Quant à toi, lecteur, ne te prive pas des trésors que t'offre l'Esprit d'amour de Dieu : l'interprétation spirituelle des écritures, tel est le chemin vers la Jérusalem céleste!

Source


Ecoutons Origène :
Les choses qui ont été écrites sont formes et figures. Car l'apôtre dit : toutes ces choses leur arrivaient en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction [...] (1 Corinthiens 10:11)

Eh bien! que tardes-tu ? Partons pour la guerre, prenons d'assaut la plus considérable cité de ce monde, la malice, et détruisons les murailles orgueilleuses du péché! Regarderais-tu alentour quel chemin il faut prendre, quel champ de bataille il faut choisir ?

Tu vas trouver, sans doute, mes paroles étonnantes - elles sont vraies pourtant : limite tes recherches à toi-même! En toi est le combat que tu vas livrer, à l'intérieur de toi l'édifice de malice qu'il faut saper : ton ennemi sort du fond de ton coeur! (Matthieu 15:19).

Réalises-tu la puissance de cette armée ennemie qui s'avance contre toi du fond de ton coeur ? Les voilà, nos ennemis à massacrer au premier combat, à terrasser en première ligne! Si nous sommes capables de renverser leurs murailles et de les exterminer et qu'il n'en reste aucun pour le raconter, aucun pour reprendre haleine - s'il n'en est plus un seul pour reprendre vie et pour resurgir dans nos pensées, alors Jésus nous donnera le grand repos : "chacun se reposera sous sa vigne et sous son figuier, et nul n'effraiera désormais les enfants d'Israël!" (Michée 4:4).

(Origène, Homélies sur Josué)

Source


Ecoutons encore Origène :
Ismaël, fils de la servante, naît selon la chair, tandis qu'Isaac, fils de la femme libre, ne naît pas selon la chair, mais en vertu de la promesse. L'Apôtre dit à leur sujet qu'Agar enfanta pour la servitude un peuple charnel [Gal. 4:24], tandis que Sara, femme libre, enfanta un peuple qui n'est pas charnel, mais qui a été appelé dans la liberté [Gal. 5:1], liberté par laquelle le Christ l'a affranchi [Gal. 5:13]. Le Christ lui-même a dit en effet : si le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres [Jean 8:36].

Or, voyons ce qu'ajoute l'Apôtre dans son exposé : mais de même qu'alors, dit-il, le fils de la chair persécutait le fils de l'esprit, ainsi en est-il encore maintenant [Gal. 4:29].

Regarde comment l'Apôtre nous apprend qu'en toutes choses la chair s'oppose à l'esprit, que ce soit le peuple charnel qui s'oppose au peuple spirituel, ou que ce soit parmi nous ceux qui sont encore charnels qui s'opposent aux spirituels. Car, toi aussi, si tu vis selon la chair, tu es fils d'Agar, et par conséquent tu t'opposes à ceux qui vivent selon l'esprit.

De plus, si nous cherchons en nous-mêmes, nous trouvons que la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit à ceux de la chair, et qu'ils sont opposés l'un à l'autre [Gal. 5:17] - et nous trouvons qu'il y a dans nos membres une loi opposée à la loi de notre raison, qui nous tient captifs de la loi du péché [Rom. 7:23]. Vois-tu combien ils sont importants, les combats de la chair contre l'esprit ?

Il y a encore un autre combat, plus violent peut-être que tous ceux-là, qui vient du fait que ceux qui comprennent charnellement la loi s'opposent à ceux qui la comprennent spirituellement, et les persécutent. Pourquoi ? parce que l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu. C'est pour lui une folie, et il ne peut comprendre qu'on en juge par l'Esprit [I Cor. 2:14].

(Origène, Homélies sur la Genèse)

Source
         

Pourquoi le mensonge réussit si bien

On ne comprend les incohérences des êtres humains et les incohérences du corps social que si l’on fait l’hypothèse qu’il y a plusieurs niveaux de savoir, plusieurs niveaux de conscience, et qu’il existe un niveau où les choses sont sues, mais inconscientes. Il y a un niveau où tout ce qui dérange est refoulé dans un gigantesque « je n’en veux rien savoir ». Vous avez dû vous-mêmes très souvent faire l’expérience de cette situation. Le fait que l’on ne veuille rien savoir de quelque chose n’implique pas que cette chose n’existe pas. De la même façon que le fait de supprimer un mot, ou des mots comme on le fait quotidiennement maintenant dans la vie sociale, n’empêche pas que les choses que les mots désignaient, continuent d’exister.

Le refoulement, puisque c’est d’un refoulement dont il s’agit, se fait sous la pression du confort ou du plaisir. Il y a des choses qui dérangent, qui font mal, des vérités que l’on ne veut pas voir. Eh bien, peu à peu, on fait comme si elles n’existaient pas. Et c’est là le secret de la réussite du mensonge. Il réussit parce qu’il prend les gens dans le sens du poil. Il va dans le sens de leur moindre peine, de leur plus grand confort et de leur plus grand plaisir. Le mensonge réussit parce qu’il suit la pente de la facilité, du moindre effort, de la veulerie. Les gens savent à un endroit très profond d’eux-mêmes qu’ils s’empressent de recouvrir de multiples couches de dénégations.

Les choses ne se donnent pas à voir telles qu’elles sont, elles nous apparaissent au travers d’un prisme qui, à la fois, les révèle, mais en même temps les déforme et les masque. Les hommes et les systèmes sont agis par une logique cachée, interne, qui ne se donne pas à voir, mais qui est tyrannique. Plus ces choses sont cachées et plus elles sont tyranniques. Un exemple simple : si vous avez un tic ou un toc, vous savez que ces tics et tocs vous échappent, ils sont malgré vous. La mise à jour historique de la genèse des tics et tocs les fait presque toujours disparaître, ils cessent d’être tyranniques.

Les gens se comportent comme les gestionnaires du système, ils croient en être les acteurs. Les discours conscients, non scientifiques, les discours d’évidence sont des rationalisations dont la fonction systémique est de permettre le maintien ou la reproduction d’une situation ou d’une pratique. Nous soutenons que : « je » est un autre. Que « je » ne suis pas là où je crois être. Et que cette hypothèse est valable aussi bien pour les individus que pour les corps sociaux.

Or, le sens d’une vie est de se récupérer soi-même, de faire remonter à la conscience, de s’autoriser de plus en plus de soi-même pour ne pas rester aliéné. Aliéné au sens fort, c’est-à-dire étranger à soi-même. C’est au fil des siècles et du temps que l’inconscient se constitue pour se mettre hors de portée et gagner son pouvoir. Cela justifie par exemple le refus du racisme et le refus des thèses conspirationnistes. Les gens qui tombent dans le racisme ou le conspirationnisme sont victimes d’une illusion : ils prennent les gestionnaires apparents du système pour les véritables acteurs. Ce ne sont pas les gens qui sont les acteurs, ils sont agis à leur insu.

La solution : il faut changer les règles du jeu, « la logique cachée du système ». Les gestionnaires sont comme de « grands Prêtres ». Exemple : la finance pervertie a ses règles, mais ce sont des règles qui ne sont pas mises à jour, des règles enfouies. Et quand on vous informe, c’est pour mieux vous enfumer et nous disons souvent que l’on vous fait prendre les vessies pour les lanternes. On pratique une transparence diabolique qui est destinée à détourner l’attention aussi sûrement que le fait un grand illusionniste. Ainsi, vous comprenez mieux que le patron de Goldman Sachs puisse dire sans rire : « j’accomplis l’œuvre de Dieu ». Il dit vrai. Etant posé que le dieu dont il parle, c’est le refuge de notre ignorance, c’est le refuge de notre « je n’en veux rien savoir », c’est l’inconscient du système financier.

Cet inconscient du système ou cet inconscient des gens n’a de pouvoir que tant qu’il reste enfoui, tant qu’il reste dans la partie sombre, c’est-à-dire tant qu’il n’est pas porté à la lumière. Sa tyrannie tire sa force de ce qu’il est non-su. On ne peut agir sur ce que l’on ignore. Révéler quelque chose qui est caché, c’est ôter du pouvoir à la tyrannie, c’est la désamorcer. Il suffit de partir de ce que l’on voit, de l’actualité, pour déboucher sur ce qu’il y a derrière, et proposer une interprétation qui peut être résumée comme suit : « tout se passe comme si… ».

Tout système, que ce soit le système qui vous constitue en tant qu’individu, ou celui qui structure la société, ne survit, ne se reproduit et ne se propage, que s’il réussit à conserver le bénéfice de l’obscurité des profondeurs de l’inconscient. D’où l’importance centrale de la Vérité. Ce n’est pas un hasard si les mythes assimilent le Vrai Savoir, la Vérité, à la Lumière. Souvenez-vous de l’expression Siècle des Lumières.

Que faire ? Voici un début de réponse : faire savoir, expliquer, donner à voir, mettre à nu… D’où l’importance fondamentale de la liberté de parole, de la liberté d’expression, de la liberté de la presse.

D'après un article de Bruno Bertez (analyste financier anc. propriétaire Agefi France)
         

L'églisianisme, une maladie auto-immune ?

En ce début de 21ème siècle, le Christianisme semble progresser. Les conversions se multiplient et certaines églises voient leurs effectifs se multiplier au-delà de leurs rêves les plus fous. Pourtant, loin d’être ce Corps magnifique et glorieux qu’elle devrait être, l’Église de Christ est morcelée, déchirée, chaque élément cultivant le rejet et la méfiance envers le reste du Corps.

Le Christianisme est-il sensé produire de telles horreurs, à ce point contraires à la pensée de Jésus? Se pourrait-il qu’il y ait, au sein même du Christianisme, un autre principe (l’Églisianisme) qui sous-couvert de bonnes actions s’efforce de détruire la Vie de Christ en nous? En médecine, lorsque le corps s’attaque et se détruit lui-même, on appelle cela une maladie auto-immune.

Tout d’abord, nous devons préciser ce qui distingue l’Églisianisme du Christianisme. Ensuite, nous verrons en quoi cette vie d’église malsaine peut-être comparée à une maladie auto-immune. Enfin, nous pourrons dresser le triste bilan de cette maladie spirituelle dans le Corps de Christ.


CHRISTIANISME OU ÉGLISIANISME ?

L’Églisianisme est un système religieux qui a remplacé la relation vivante avec Christ par un clergé et des règles auxquels nous devons – pour notre bien – une obéissance inconditionnelle.

Dans l’Églisianisme, c’est l’église qui est Dieu. Si vous n’appartenez pas à l’église, vous êtes en danger de ne plus appartenir à Dieu.

Le Christianisme est centré sur Christ, alors que l’Églisianisme est centré sur l’église. Dans l’Églisianisme, l’église devient le motif et le but de notre service, alors que dans le Christianisme, c’est Christ qui est l’objet et le but de notre désir et de notre amour.

Nous disons que nous vivons pour Christ, alors que nous vivons pour l’église. Nous prétendons servir Christ mais l’essentiel de notre service est dans l’église et pour l’église. Nous pensons amener des personnes à Christ, mais nous les amenons à l’église. Notre vie n’est plus rythmée par nos rendez-vous avec Christ, mais par des rencontres d’églises. Dans les pires situations, l’église devient même médiatrice entre nous et Dieu, alors que ce rôle n’appartient qu’à Jésus-Christ.

Si nous sommes incapables de faire la différence entre l’Églisianisme et le Christianisme, nous ne demeurerons pas attachés à notre Seigneur Jésus-Christ et nous ne recevrons pas la Vie qui vient de Lui seul. Nous imaginerons demeurer en Christ alors qu’en réalité, nous appartenons à un système religieux. On trouve l’Églisianisme sous le nom d’église institutionnelle, de religiosité, de sectarisme… elle fonctionne essentiellement au moyen de l’abus de pouvoir et de l’autoritarisme. Au final, l’Églisianisme apparaît comme une forme malsaine du Christianisme, ce qui nous permet de l’imaginer comme une maladie.


LORSQUE LE CORPS ATTAQUE LE CORPS : UNE MALADIE AUTO-IMMUNE

Une maladie auto-immune est un dysfonctionnement du système immunitaire. Il s’emballe et s’attaque à certaines parties du corps alors que sa véritable fonction est de les protéger. Le système immunitaire est notre système de défense contre la maladie: il chasse les virus, lutte contre les bactéries, attaque les champignons, tue les parasites ainsi que les cellules tumorales. Grâce au système immunitaire, tout ce qui est étranger au corps est jeté dehors. Un système immunitaire malade, se met à combattre les bonnes cellules du corps car il croit qu’elles sont malsaines.

En d’autres mots, le système immunitaire se trompe d’ennemi! l’Églisianisme dans le Corps de Christ est comme un système immunitaire malade. Il s’efforce de détruire la Vie de Christ dans chacune de ses expressions. Au lieu de lutter contre le péché, il s’attaque à ceux qui le combattent. Au lieu de détruire les fausses doctrines, il combat ceux qui les dénoncent. Au lieu de favoriser la "liberté de mouvement" du Corps, il l’affaiblit et l’oblige à l’immobilisme.

Les croyants fermes dans la foi en Jésus sont perçus comme dangereux. Sous prétexte de préserver l’église, l’Églisianisme s’attaque à la Vie de Christ dans les croyants. Non seulement, "le système immunitaire" attaque le Corps qu’il est censé défendre, mais il est persuadé de bien faire en agissant en ennemi de Dieu.
Jean 16:2 Ils vous excluront des synagogues; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu.
Quand l’Églisianisme contamine les pensées d’un authentique croyant, il commence à accepter de s’autodétruire. Étrangement, il se met à considérer ces attaques comme normales, parce qu’elles émanent du corps. Il se défend peu et accepte facilement l’œuvre de destruction qui se manifeste contre la Vie divine en lui. Il peut penser qu’il s’agit de la Volonté de Dieu, que c’est l’œuvre de la croix, que c’est une formation, qu’il apprend l’humilité ou que si Dieu a mis des dirigeants – le système immunitaire – en place, c’est pour prendre soin du Corps et donc il accepte d’être combattu, supposant qu’il est sans doute dans l’erreur sans le savoir.

Persuadés de bien faire, les persécuteurs aussi bien que leurs victimes se trouvent frappés d’aveuglement. Chacun s’efforce d’agir au mieux dans sa conception erronée du service et de l’église, mais cela n’est pas sans conséquences.


CONSÉQUENCES TRAGIQUES DANS TOUS LES DOMAINES DE LA VIE DE L’ÉGLISE

Lorsqu’un dirigeant est atteint d’Églisianisme, il a tendance à se croire propriétaire de l’œuvre du Seigneur. Il a peur de perdre ses membres, son bâtiment, sa réputation et ses dîmes, il bâtit souvent son propre empire. Ces dénommés « pasteurs » cherchent à attirer davantage de brebis dans leur système, se présentent comme des Pères et se positionnent – parfois involontairement – en médiateurs entre Dieu et les hommes. Ils affirment être la "couverture spirituelle" des chrétiens qu’ils pensent vulnérables et remplacent ainsi le seul Berger des brebis. Ils entretiennent souvent une relation distante avec le "peuple", restent inaccessibles aux "simples" brebis, se tiennent à part sur des sièges réservés et prient avec l’élite qu’ils auront choisi. Remettre en question ces pratiques non-bibliques, transforme les disciples de Jésus-Christ en ennemi de LEUR église.

Cette illusion de supériorité empêche qu’ils puissent être avertis dans l’amour et les amène souvent à des interprétations erronées des Écritures. La Parole de Dieu n’est plus essentielle, elle peut même devenir nuisible si elle va à l’encontre des ambitions des responsables. Les Écritures ne sont plus considérés "dans leur ensemble" mais les versets sont isolés et pris hors de leur contexte afin de justifier LE but : L’assemblée doit prospérer, même au prix de la Vérité. Bien sûr, l’Églisianisme se dissimule derrière certains versets de la Bible, mais si ces vérités menacent le système, elle ne seront pas suivies.

Les sermons peuvent être passionnés, prenant l’Écriture comme référence, mais sont rarement orientés sur Christ. En règle générale, Jésus n’est plus exposé dans les prédications ou seulement de manière anecdotique. Les prédicateurs cherchent à faire plaisir à ceux qui sont assemblés. Nombreux sont ceux qui aiment ces structures parce qu’elles sont confortables et adaptées à leurs besoins. Ils n’ont pas besoin de chercher une relation personnelle avec Jésus car, pour eux, l’église c’est Jésus.

L’Églisianisme ne touche pas seulement les dirigeants ou les prédications mais aussi les croyants qui, voyant les agissements de leurs pasteurs sont entraînés à les imiter. Quand Les croyants sont touchés par l’Églisianisme, le système devient LA chose à défendre et à faire vivre. Beaucoup d’énergie est déployée dans ce but. Les fidèles deviennent persuadés que servir l’organisation revient à servir Christ.

Quand l’Église devient elle-même l’objet de son propre culte, alors la Vie divine commence à tarir. l’Églisianisme entraîne une véritable "sécheresse" spirituelle. En effet, Jésus a bien dit que des fleuves d’eau vive couleront de notre sein si on croyait en Lui et non si on croyait dans l’église.
Jean 7 : 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
La question de la souveraineté absolue de Christ - la Tête de l’Église - est d’une importance capitale car tout ce qui usurpe sa place ou qui est en conflit avec elle, aboutira très certainement à une limitation spirituelle et à un retard de la croissance.

Quand les croyants servent de tout leur coeur, qu’ils donnent de leur temps et de leur argent mais que leur relation avec Christ est au "goutte-à-goutte", il y a un problème. Il peut y avoir toutes sortes de raisons à cela, mais l’une d’entre elles est probablement qu’ils servent plus l’Église que Christ et qu’il "croient" plus en l’Église qu’en Christ.


Mon intention, au-travers de cet article, n’est pas d’entrer en guerre avec l’église des hommes, mais plutôt de comprendre ce qu’est l’Églisianisme et de savoir discerner ses effets dans le Corps de Christ… et l’impact est vraiment sérieux ! Pourtant, je crois qu’il ne faut jamais s’arrêter au problème. Jésus ne nous appelle pas à fixer nos regards sur les problèmes du Corps de Christ mais sur LUI.
Jean 6:40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.
Donc, quel est Le remède à l’Églisianisme ? Si on compare cette "maladie" à l’ivraie dans la parabole de l’ivraie (Mt 13:24 à 30), quelle doit être notre attitude ? Est-il possible que ce soit la volonté de Jésus que Son Église demeure dans cet état là ? Ou veut-Il initier une profonde Réforme afin de libérer Ses disciples pour qu’ils soient efficaces dans Son Corps ?

Devons-nous accepter tout ce qui se pratique dans nos églises ? Ou devons-nous étudier sérieusement les Écritures pour voir si ce qu’on nous enseigne est exact ? Je crois que ce genre de question mérite une réponse de la véritable Église... et c’est à nous aussi, individuellement, d’y répondre en nous appuyant sur les Écritures.

Source
           
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J'élève mes yeux vers les montagnes d'où vient mon secours (Psaumes 121:1)