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Le Royaume de Notre Père le Bon Berger

Où se trouve le Royaume ? Le Royaume de Dieu est en vous (Luc 17:21) : c'est votre Ciel intérieur - Christ

Notre Père qui ES DANS LES CIEUX : En CHRIST EST mis à part Ton Nom

Le Seigneur s'y occupe de moi comme un berger (pasteur), et rien ne me manque

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Quand vient-il ? Il nous A FAITS Royaume, sacrificateurs à Son Dieu et Père (Apocalypse 1:6)

En Christ Ton Règne EST venu (Il est "présent", sens littéral de "parousie")

Il A dressé ma tente en des lieux de tendres pousses

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Qui y entre ? Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des cieux - mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Matthieu 7:21)

En Christ ta Volonté EST faite

Il m'a nourri d'eaux de repos

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C'est Quoi, le Royaume ? Le Royaume de Dieu n'est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l'Esprit Saint (Romains 14:17)

En Christ notre Pain du Ciel nous EST donné (et nous le célébrons à la Cène)

Il a réorienté le souffle de ma vie (Esprit) vers le haut
Il m'a guidé sur des chemins de justice, à cause de son nom

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Comment y entrer ? Il nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour (Colossiens 1:13)

En Christ nos dettes nous SONT remises (par Son Sang, pour lequel nous Te célébrons également à la Cène)

Ainsi, même si je dois aller au milieu de l'ombre de la mort, je ne serai pas effrayé par le mauvais, car tu es avec moi

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Que faire ? Cherchez premièrement le Royaume et la Justice de Dieu, et tout cela sera rajouté pour vous (Matthieu 6:33)

En Christ, les épreuves SONT surmontées

Ta houlette et ton bâton sont mon secours
Tu as préparé devant moi une table (de Justice), en face de ceux qui m'accablent/m'accusent

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Pourquoi le Royaume ? Puis le but, quand il remet le Royaume à Dieu et Père, quand il a détruit toute principauté, et toute autorité et pouvoir (1 Corinthiens 15:24)

En Christ, nous SOMMES délivrés du MOI et du Malin

Et tu as oint ma tête d'huile, et ta coupe m'enivre d'excellence
Et ta grâce me poursuit tous les jours de ma vie, et ma demeure est dans la maison du Seigneur pour la durée des jours

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Pourquoi je ne le vois pas ? Le Royaume n'est pas de ce monde (Jean 18:36)
Le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard (Luc 17:20)
Amen, amen, je te dis: si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu (Jean 3:3)

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Sources
Le Royaume
Le Notre Père
Psaume 23

Qu'est-ce qu'un prophète ?

En quoi consiste sa fonction, dans le passé comme dans le présent ?

1. Sans compromis, sans crainte de l'homme, sans se laisser fléchir par lui, le prophète apporte une critique mettant à nu ce mensonge qu'est la vérité de convention, ces prémisses que l'on accepte sans réflexion ni contestation, et qui sont la mort, non la vie.

2. Il s'agit d'exprimer la vision qui est celle de Dieu, et non un ensemble de préjugés personnels ou populaires (même si d'aventure de tels préjugés coïncidaient avec la vision de Dieu). Il faut énormément de discernement pour se livrer à cette critique. Il y faut une capacité d'analyse aiguisée par le Saint Esprit - il est hors de question de porter des coups à l'aveuglette, d'obtenir des effets faciles au moyen de généralisations grossières (par exemple Rome, Babylone, etc.).

3. Le mode de vie du prophète doit être par lui-même une répudiation du mensonge, un rejet total des penchants et des pratiques de ce système mensonger, même si la société et l'Eglise les acceptent.

4. La parole prophétique ne se borne pas à révéler le mensonge: elle le condamne et le juge. C'est une parole qui produit une destruction divine: "Si je n'étais pas venu et si je ne leur avais point parlé, ils n'auraient pas de péché. Maintenant, ils n'ont pas d'excuse pour leur péché." (Jean 15:22).

5. L'autorité du prophète, c'est-à-dire la force de pénétration de sa parole, dépend de son mode de vie: il faut qu'il soit entièrement séparé de ce qu'il critique. Son autorité dépend aussi du degré d'intimité réelle qu'il entretient avec le Dieu de vérité (1 Corinthiens 2:12). Vraisemblablement, c'est dans la solitude qu'il posera ses actes d'obéissance les plus radicaux - mais le prophète n'en est pas moins un homme inséré dans une communauté, inséré dans le Corps. Il n'y a là nulle idéalisation. Le prophète lui-même se fait souvent critiquer par les autres, et c'est ce qu'il désire. Un prophète qui préfère rester isolé, qui ne se frotte pas aux autres, ou qui est entouré par du personnel qui le flatte et aime être flatté en retour est sans doute un faux prophète - ou alors il est en passe de le devenir.

6. La tâche prophétique consiste à établir une conscience autre, une conscience suffisamment valide et puissante pour que le mensonge soit évincé. Le prophète présente une vision de la réalité, une vision céleste de choses qui n'existent pas encore, et qui contredisent sur presque toute la ligne ce qu'il est convenu d'appeler la réalité. Il présente une vision qui dans l'expérience de ceux qui écoutent n'a ni précédent, ni modèle préétabli. Ceux qui adoptent cette vision se condamnent à être étrangers et voyageurs sur la terre. Ils sont capables de mourir sans avoir obtenu les choses promises (Hébreux 11:13). Ils ont confiance dans cet héritage qui sera leur dans la vie à venir. Ils n'en deviennent pas pour autant inaptes à la vie présente - ils deviennent au contraire plus redoutables aux yeux des puissances des ténèbres, qui les craignent.

7. Ainsi, le prophète restaure une vision perdue, une vision capable de fortifier le peuple de Dieu, en particulier en temps de crise, quand il importe de transformer le désespoir en espérance. Mais il faut d'abord que les gens soient dépouillés de leurs fausses espérances par la parole de ce même prophète. Il se peut que cette parole les porte à désespérer, avant qu'ils ne soient remplis d'espérance. Le prophète ne se dérobe pas, même s'il est obligé de se montrer cruel avant de faire du bien.

8. En un mot, le prophète amène l'instant le vérité. Il se tient devant le Conseil du Seigneur (Jérémie 23:18-22, et 1 Rois 17). Il est capable de voir où est l'erreur, et d'apporter droitement et sans équivoque la vérité, même si cette dernière contredit le consensus général. Dieu ne justifie pas toujours immédiatement la fidélité et l'obéissance du prophète. Dieu ne permet pas toujours que le feu descende aussitôt. Dans la plupart des cas, l'obéissance ne se vérifie que bien plus tard. C'est pourquoi le prophète doit supporter la colère ou la déconvenue de ses auditeurs, et doit aussi courir le risque de passer à côté de la vérité divine, car il n'ose pas négliger l'occasion qui s'offre à lui (cette angoisse-là met le comble à la souffrance du prophète). Walter Brueggemann ("The Prophetic Imagination", Fortress Press, p. 88) écrit à juste titre: "Quand la douleur devient parole, alors la porte s'ouvre sur la nouveauté de vie - et l'histoire de Jésus est l'histoire de cette entrée dans la douleur, l'expression verbale de cette douleur-là." Cette tension née de l'incertitude, que ne peut atténuer aucune obéissance antérieure, explique les soupirs et les gémissements qui viennent souvent ponctuer les proclamations prophétiques.

9. Un prophète ne se spécialise pas dans les questions secondaires. Habité qu'il est par une parfaite jalousie pour la gloire de Dieu (c'est là la marque distinctive de l'apôtre et du prophète), il expose les buts ultimes de Dieu de façon à ce que ceux qui écoutent consentent aux sacrifices nécessaires à la réalisation de ces buts. Le prophète montre ce qui dans le passé ne fait qu'un avec une eschatologie future, dans laquelle la gloire théocratique atteindra son point culminant. Il redonne à l'éternité sa place prépondérante, là où les auditeurs l'avaient perdue de vue. Il montre le caractère absolu des choses divines là où le monde les a minimisées - il minimise et relativise les choses que le monde a voulu ériger en absolus.

10. Le prophète incarne la souffrance qu'entraîne cette adhésion-là - il ne cache pas à ceux qui l'écoutent qu'une foi de cette nature est inséparable de la persécution, peut-être même du martyre - et il emporte leur adhésion. Oui, ce renversement des valeurs (où l'on relativise ce qui était devenu un faux absolu, et où l'on absolutise ce qui avait été à tort relativisé) est en soi une souffrance dans ce monde qui s'est éloigné de Dieu. Le prophète annonce ou fait toucher du doigt la fin imminente de ce monde, qui surviendra dans des jugements, dans une fureur apocalyptique tels que chez les auditeurs il naît un désir profond de voir apparaître ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre où la justice habitera!

11. Le prophète est par excellence un prédicateur inspiré: il est cet homme de Dieu, cet homme de l'Esprit, il possède cette identité que Dieu veut conférer à Son Eglise finitive. C'est un homme de la parole, qui a en horreur la légèreté. Il a un profond respect pour le langage, dont il protège l'intégrité, et qu'il protège des abus dévalorisants. Il communique une perception de la réalité divine (n'est-ce pas là le fondement de l'Eglise ?). Il va vers les hommes comme l'envoyé qui n'a quitté la présence divine que pour servir les buts de Dieu. Son histoire est faite d'attentes et de silences. Il considère le Dieu créateur aussi comme le Dieu de l'histoire, et ne veut jamais L'exclure du moindre événement, même des catastrophes dévastatrices, par une remise en question de Son omnipotence ou de Son omniprésence. Il cherche diligemment le sens de ces événements, il veut bien faire un détour pour aller voir le buisson ardent (= l'Holocauste) afin de demander "pourquoi ?", sachant bien qu'en ce faisant, il risque de ne jamais pouvoir retrouver la réalité telle qu'il la connaissait auparavant.

12. Quoique le pays ne puisse supporter tout ce qu'il dit (Amos 7:10), il ne se relâche pas, ne recule pas. Il n'est pas mercenaire, il ne se laisse pas séduire pour être dans le vent. Il fuit les distinctions et les honneurs des hommes. Scrupuleux, il s'abstient toujours d'utiliser sa situation pour obtenir un avantage personnel (1 Samuel 12:3-5). Naturellement surnaturel, il n'a rien d'affecté, il est normal, sans rien de séducteur dans son apparence et son comportement. Il dédaigne ce qui est spectaculaire, sensationnel, ou bizarre, car il désire avant toutes choses attirer les hommes vers Dieu et non vers lui-même.

Arthur Katz

Le pasteur, voleur du fonctionnement de chaque membre

C'est une tendance universelle dans la "religion chrétienne", comme dans beaucoup d'autres "religions", de donner une interprétation théologique ad hoc aux institutions qui se sont développées graduellement pour des raisons pratiques, et de projeter cette interprétation aux périodes primitives et d'enfance de ces institutions, les rattachant artificiellement à un âge où en fait personne n'a jamais imaginé qu'elles avaient une telle signification. (Richard Hanson)

(Lire aussi Qu'est-ce qu'un prophète ?)


Le pasteur

Il est la figure fondamentale de la foi protestante.
Il est le chef, le cuisinier, et le lave-vaisselle du christianisme moderne.

Le pasteur domine à ce point dans l'esprit de la plupart des chrétiens qu'il est plus reconnu, plus fortement admiré, et plus fortement approuvé que Jésus-Christ lui-même!


Retirez le pasteur et le christianisme moderne s'effondre

Retirez le pasteur et pratiquement chaque Église protestante est saisie de panique.
Enlevez le pasteur et le protestantisme comme nous le connaissons meurt.

Le pasteur est le point focal, le fondement principal, et la pièce maîtresse de l'Église moderne.
Il est l'incarnation du christianisme protestant.

Mais voici l'ironie profonde :
Il n'y a pas un seul verset dans tout le NT qui supporte l'existence du pasteur moderne!
Il n'existe simplement pas dans l'Église primitive...

(Notez que j'emploie le terme "pasteur" dans tout ce chapitre pour dépeindre le titre et le rôle du pasteur moderne. Je ne parle pas des individus spécifiques qui remplissent ce rôle. Généralement, ceux qui servent sous le titre de pasteur sont des personnes merveilleuses. Ce sont des chrétiens honorables, décents, et souvent doués qui aiment Dieu et ont une ardeur pour servir son peuple. Mais c'est le rôle qu'ils accomplissent que les Écritures et l'histoire de l'Église contredisent.) [1]


Le pasteur est dans la Bible... vrai ?

Le Terme "pasteur" apparaît bel et bien dans le NT : [2]

Et il a donné les uns comme apôtres, et les autres comme prophètes, et comme évangélistes, et comme pasteurs et docteurs (Éphésiens 4:11).

Les observations suivantes doivent être faites au sujet de ce texte :

- Éphésiens 4:11 est le seul verset du NT où le terme "pasteur" est employé [3]. Un seul verset est une preuve maigre sur laquelle fonder la foi protestante au complet! À cet égard, il y a plus de support biblique pour la manipulation de serpents qu'il y en a pour le pasteur moderne. (Marc 16:18 et Actes 28:3-6 mentionnent tous les deux la manipulation des serpents. Ainsi la manipulation de serpents l'emporte à deux versets contre un.) [4]

- Le terme est employé au pluriel. C'est "pasteurs." Ce qui est significatif. Quels que puissent être ces "pasteurs", ils sont pluriels dans l'Église, non singuliers. En conséquence, il n'y a aucun support biblique pour la pratique de "Sola Pastora" (pasteur unique).

- "Pasteur" traduit le terme grec poimen. Il signifie berger. ("le pasteur" est le terme latin pour le berger.) Le "pasteur" donc, est une métaphore pour décrire une fonction particulière dans l'Église. Ce n'est pas un office ou un titre. [5] Un berger du premier siècle n'avait rien à voir avec le sens spécialisé et professionnel qu'il a revêtu dans le christianisme moderne.

Par conséquent, Éphésiens 4:11 ne dépeint pas un titre pastoral, mais uniquement un rôle de plusieurs fonctions dans l'Église. Les bergers sont ceux qui fournissent naturellement la nourriture et les soins aux brebis de Dieu. C'est une erreur profonde, donc, de confondre des bergers avec une fonction ou un titre comme c'est généralement le cas aujourd'hui. [6]

- Tout au plus, ce texte est détourné. Il n'offre absolument aucune définition ou description de ce que sont les pasteurs. Il les mentionne uniquement. Malheureusement, nous avons rempli ce terme de notre propre concept occidental de pasteur. Nous avons intégré le concept moderne du pasteur dans le NT.

Jamais on ne verrait un chrétien du premier siècle imaginer l'office pastoral moderne! Les catholiques ont fait la même erreur avec le terme "prêtre." Vous trouvez le terme "prêtre" employé trois fois dans le NT pour se rapporter à un croyant [7]. Pourtant un prêtre dans l'Église primitive n'avait rien de l'homme qui s'habille en noir et qui porte un col renversé!

Richard Hanson fait le point quand il dit, "Pour nous les mots évêques, prêtres, et diacres sont associés à une période de presque deux mille ans. Pour les gens qui les ont employés la première fois, les titres de ces fonctions peuvent avoir signifié à peine plus que des inspecteurs, des hommes plus âgés et des aides... c'est quand la signification théologique peu convenable a commencé à leur être attachée que la déformation du concept du ministère chrétien a commencé." [8]

Dans mes livres "Rethinking the Wineskin" et "Who is Your Covering ?", je prouve que les bergers du premier siècle étaient les anciens locaux (presbytres) [9] et des surveillants de l'Église [10]. Et leur fonction était complètement en désaccord avec le rôle pastoral moderne.[11]


D'où est-il venu ?

Si le pasteur moderne était absent de l'Église primitive, d'où est-il venu ? Et comment s'est-il élevé à une position aussi importante dans la foi chrétienne ? C'est un conte douloureux, dont les racines sont embrouillées et complexes. Ses racines remontent à la chute de l'homme.

Avec la chute est venu un désir implicite chez l'homme d'avoir un chef physique par lequel il puisse s'approcher de Dieu. Pour cette raison, les sociétés humaines à travers l'histoire ont constamment créé une caste spirituelle spéciale d'icônes religieuses. Le chaman, le rhapsode, le faiseur de miracle, le sorcier, le devin, le sage et le prêtre ont tous été avec nous depuis la souillure d'Adam. [12]

L'homme déchu a toujours eu le désir d'ériger une caste sacerdotale particulière qui soit spécialement douée pour solliciter les dieux en son nom. Cette quête est dans notre sang. Elle vit dans la moelle de nos os. En tant que créatures déchues, nous cherchons une personne qui soit dotée de pouvoirs spirituels particuliers. Et cette personne se démarque toujours par une formation spéciale, une tenue particulière, un vocabulaire spécifique, et un mode de vie exceptionnel. [13]

Nous pouvons voir cet instinct sortir sa tête hideuse dans l'histoire de l'Israël antique.[14] Il a fait son apparition pendant la période de Moïse. Deux serviteurs du Seigneur, Eldad et Medad, reçurent l'esprit de Dieu et commencèrent à prophétiser. Dans sa réaction précipitée, un jeune fanatique pressa Moïse "de les en empêcher!". [15] Moïse réprimanda le jeune réprobateur en affirmant que tout le peuple de Dieu peut prophétiser. Moïse se plaça contre un esprit de cléricalisme qui essayait de contrôler le peuple de Dieu.

Nous le revoyons quand Moïse est monté sur Horeb. Le peuple voulait que Moïse fût un médiateur physique entre eux et Dieu. Pour eux, ils craignaient une relation personnelle avec le Tout-Puissant. [16]

Cet instinct déchu se manifesta de nouveau pendant la période de Samuel. Dieu voulait que son peuple vécût directement sous son Autorité. Mais Israël réclamait un roi humain à la place. [17]

Les graines du pasteur moderne peuvent même être détectées à l'époque du NT. Diotrèphe, qui "aimait à être le premier" dans l'Église, a d'une manière illégitime pris la conduite de ses affaires. [18] En outre, quelques érudits ont proposé que la doctrine des Nicolaïtes que Jésus condamne dans Apocalypse 2:6 soit une référence à l'élévation d'un clergé primitif. [19]

Avec sa recherche d'un médiateur spirituel humain, vient la hantise de l'homme déchu pour la forme de direction hiérarchique. Toutes les cultures antiques étaient hiérarchiques dans leurs structures sociales à un degré ou un autre. Malheureusement, les chrétiens post-apostoliques ont adopté et adapté ces structures dans leur vie d'Église.

Frank Viola, Le christianisme paganisé (traduit de l'anglais, découvert dans un pdf), début du chapitre 5


Notes

[1] Je mets l'accent sur le mot "pasteur" dans ce chapitre pour attirer l'attention sur la fonction plutôt que sur la personne qui l'exerce.

[2] La plupart des hommes et femmes qui deviennent des pasteurs n'ont jamais considéré les racines de cette fonction. On ne leur a jamais offert d'autre alternative pour servir Dieu. Ce qui, en effet, est une tragédie terrible. Néanmoins, bien que leur fonction soit sans mérite scriptural, les pasteurs aident souvent le peuple. Mais ils aident le peuple en dépit de leur fonction, pas à cause de celle-ci.

[3] Le dérivé du mot poimen est employé dans les Actes 20:28 et 1 Pierre 5 :2-3.

[4] Il y a autant de support biblique pour pasteur qu'il y en a pour le baptême pour les morts. Tous les deux sont mentionnés seulement une fois dans la Bible entière! (1 Cor 15:29).

[5] Le NT n'emploie jamais les mots grecs séculiers des autorités civiles et religieuses pour dépeindre des ministres dans l'Église. De plus, quoique la plupart des auteurs du NT aient été baignés dans le système sacerdotal juif de l'Ancien Testament, ils n'emploient jamais le mot hiereus (prêtre) pour se référer au ministère chrétien. L'ordination à la fonction présuppose un rôle statique et défini de direction d'Église qui n'a pas existé dans les Églises apostoliques. Marjorie Warkentin, Ordination: A Biblical-Historical View (Grand Rapids: Eerdmans, 1982), pp. 160-161, 166; Who is Your Covering? Chapitres 1-3.

[6] Il y a des hommes qui donneraient leurs dents pour être appelés "pasteur" ou "révérend." Les termes de Job viennent à l'esprit : "Je n'aurai point égard à l'apparence, et je ne flatterai personne - Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m'enlèverait bien vite." (32:21-22).

[7] Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 20:6. Chaque croyant est un prêtre selon le NT. R. Paul Stevens, The Other Six Days: Vocation, Work, and Ministry in Biblical Perspective (Grand Rapids: Eerdmans, 1999), pp. 173-181.

[8] Hanson, Christian Priesthood Examined (Guildford and London: Lutterworth Press, 1979), pp. 34-35

[9] Ce mot est l'épellation dans les lettres anglaises du mot grec pour "ancien" (des presbuteros).

[10] Les termes "surveillants" et "serviteurs" furent plus tard "ecclésiastisés" dans les mots "évêques" et "diacres" (M. Smith, From Christ to Constantine, Downer's Grove: InterVarsity Press, 1971, p. 32).

[11] Rethinking the Wineskin, Chapters 5-6; Who is Your Covering?, Chapitres 1-2.

[12] Le "christianisme... a pris l'exemple des religions païennes qui trouvent difficile de comprendre ou d'approcher Dieu sans l'aide d'un homme qui dans un certain sens remplace Dieu, le représente et se sent appelé pour se consacrer à ce ministère représentatif" (Christian Priesthood Examined, p. 100).

[13] La marque de distinction de toute religion est un sacerdoce humain séparé.

[14] Walter Klassen, "New Presbyter is Old Priest Writ Large," Concern 17, 1969, p. 5. Voir aussi W. Klassen, J.L. Burkholder, and Jean Yoder, The Relation of Elders to the Priesthood of Believers (Washington: Sojourner's Book Service, 1969).

[15] Nombres 11:26 - 28.

[16] Exode 20:19.

[17] 1 Samuel 8:19.

[18] 3 Jean 9-10.

[19] F.W. Grant, Nicolaitanism or the Rise and Growth of Clerisy (Bedford: MWTB), pp. 3-6. Le mot grec de nicolaïte veut dire "conquérant du peuple." Le mot Nikos veut dire "conquérir" et le Laos signifie "le peuple." Grant croit que Nicolaites sont ceux qui font des "laïcs" du peuple de Dieu en élevant un "clergé" qui règne sur lui. Voir également Alexander Hay, What Is Wrong in the Church?, p. 54.



Berger ou mercenaire ?

Démétrius, l'orfèvre, ne pouvait trouver d'autre preuve à sa religion que : "Ô hommes, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie... Grande est la Diane des Ephésiens!"

Il poussait le peuple à adorer Diane pour des raisons financières.

Tout intérêt financier dans l'Église est mortel. Aussitôt qu'un homme se mêle de considérations financières, il cesse d'être un prophète, et devient un fils de Mammon. Son coeur dégénère et son esprit commence à mourir. S'il remplit un devoir ecclésial, accomplit un acte moral, exige une réforme, ou prêche une doctrine dans le seul but d'assurer son revenu, il n'est plus un vrai berger, mais un mercenaire.

Que L'Église soutienne ses ministres comme un pays ses soldats, afin de les libérer pour la bataille, semble tout à fait naturel pour la plupart des chrétiens. On trouve cet arrangement dans l'Ancien Testament, et on a repris à peu près le même système dans L'Église. Cette façon de procéder est sage, à condition que le prédicateur et le peuple soient de véritables enfants de Dieu.

L'Église a la lourde responsabilité de faire en sorte que le ministre soit libre financièrement d'enseigner ce qu'il croit du fond de son coeur. Le chantage financier est une arme terrible qu'on utilise parfois contre un homme qui prêche avec insistance une vérité dérangeante. Malheur à l'homme qui en est la victime. Mais, bien plus encore, malheur à l'église suffisamment basse pour l'employer.

Paul avait une profession sur laquelle il a toujours compté lorsqu'il en avait besoin, et je me demande s'il ne serait pas sage que chaque pasteur fasse de même. Il n'y a rien de pire que de s'incliner devant Mammon.

A.W. Tozer, The Price of Neglect, chapitre 13

Êtes-vous plutôt problème, ou plutôt projet ?

Le mot projet (de même que son équivalent britannique project, ou germanique projekt) vient du vieux français pourjet qui est un terme qui a trait à l'aménagement de l'espace. Le tout vient du latin projicere qui veut tout simplement dire jeter en avant : pro = en avant, et jicere est le verbe jeter.

Curieusement, le mot problème a la même origine, mais du grec problemen...
...autrement dit, les latins ont trouvé des solutions, là où les grecs n'ont trouvé que des problèmes...

Cela peut prêter à sourire, mais si vous y réfléchissez bien, vous admettrez que l'essentiel n'est pas ce qui nous arrive, mais comment nous y réagissons... ainsi, en cas d'événements qui ne sont pas dans le cours des choses telles que vous les souhaiteriez, êtes-vous plutôt problème, ou plutôt projet ?

Mandela a dit : "Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends".

Vous plaignez-vous, ou cherchez-vous une solution ?

Quelques versets vous aideront :

Plus aucune condamnation ne repose sur moi (Rom 8:1)

Christ prend mes infirmités et se charge de mes maladies (Mat 8:17)

Je suis libre car l'Esprit du Seigneur est en moi (2 Cor 3:17)

Je peux me décharger sur Lui de tous mes soucis car Il prend soin de moi (1 Pi 5:7)

Dieu pourvoit à tous mes besoins (Phil 4:19)

Dieu me donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7)

Je puis tout par Lui, qui me fortifie (Phil 4:13)

Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4)

Dieu me fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14)

Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine,
car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces,
et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Corinthiens 10:13)

Tout concourt à mon bien (Rom 8:28)

Je peux regarder comme joie toute entière lorsque je tombe dans diverses épreuves (Jacques 1:2)

Malgré les apparences, tout est toujours ce qu'il y a de mieux, malgré nous, car Dieu veille.

La foi de Jésus

Sauvés par grâce au moyen de la foi : l'homme pourrait-il, par ses efforts ou ses oeuvres, obtenir le salut ? N'est-ce pas la foi, et non les oeuvres, qui sauve ? Mais de quelle foi parle-t-on ?

La foi est la réponse de l'homme à la grâce de Dieu. L'homme est justifié par la foi, indépendamment des oeuvres de la loi - il n'est pas justifié par les oeuvres de la loi, mais seulement par la foi de Jésus Christ.

La foi de l'homme est à comprendre à la lumière de la foi de Jésus Christ... Jésus-Christ, sujet ou objet ? On trouve les deux dans la Bible : foi EN Jésus, foi DE Jésus.

Passages où il s'agit de la foi DE Jésus (les autres ont EN Jésus):
Rom. 3:22 & 26
Gal.2:16 (2x) & 20 + 3:22
Eph. 3:12
Phil. 3:9
Jac. 2:1
Ap. 2:13 + 14:12
Marc 11:22 (foi DE Dieu)

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car sans Sa foi au Père Il n'aurait pas été à la Croix, et nous n'aurions pas de possibilité de salut.

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car nous avons à marcher avec cette même foi qui L'animait.

Sans SA foi, notre foi n'existerait pas : la foi EN Jésus, qui sauve, vient de la foi DE Jésus.

Nous nous approprions cette foi, et du fait qu'Il vit en nous, met en oeuvre en nous, Il met Sa foi en action en nous, qui devient notre foi.

PS: votre bible n'a pas "foi DE Jésus" dans les passages cités ci-dessus ? Changez de bible...

Qu'est-ce qu'un apostat ?

Un chrétien authentique peut-il abandonner la foi et devenir un apostat ?
Non!

L'Écriture est très claire sur ce point
Ceux qui, comme Judas, s'éloignent de la foi démontrent simplement que dès le début, ils n'ont jamais eu une foi sincère.
Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu'il soit manifeste que tous ne sont pas des nôtres (1 Jean 2:19)
Jésus a dit de ses vraies brebis :
Je leur donne la vie éternelle - et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous - et personne ne peut les ravir de la main de mon Père (Jean 10:28-29)
Néanmoins, il y a beaucoup d'apostats
Depuis le temps de Judas, il y a des personnes qui disent croire en Christ et s'identifient comme étant ses disciples sans jamais avoir vraiment embrassé la vérité :

  • Ils peuvent comprendre la foi
  • Il peuvent même donner l'impression de la suivre avec enthousiasme pendant un temps
  • Ils peuvent s'identifier à une Église et, par conséquent, devenir un membre actif et intégral de la communauté chrétienne terrestre
  • Parfois, ils décrochent même un poste de leader dans une Église
  • Par contre, ils ne croient jamais vraiment la vérité de tout leur coeur

Comme l'ivraie qui croît au milieu du blé, ils ont une apparence d'authenticité pendant un moment, mais ils sont incapables de produire de bons fruits (Mat 13:24-30).

Donc, un apostat est quelqu'un qui s'est détourné de la vérité - quelqu'un qui a connu la vérité, qui a semblé lui donner son assentiment, qui l'a peut-être même proclamée pendant un temps, mais qui a fini par la rejeter. L'apostat type peut encore prétendre croire la vérité et la proclamer : mais en réalité, il s'oppose à la vérité et la compromet. Il est traître à la foi et un ennemi qui agit en secret dans la guerre pour la vérité.

Cependant, il veut faire croire le contraire aux autres
La plupart des apostats veulent rester dans l'Église et cherchent activement à être acceptés du peuple de Dieu. Puisque tout ce qu'ils font, mine la foi et corrompt la vérité, de telles personnes représentent un grave danger pour la santé du troupeau, même si elles se donnent beaucoup de peine pour paraître gentilles, aimables et pieuses. C'est pour cela que Jésus les compare à des loups affamés en vêtements de brebis (Mat 7:15).

Certains apostats s'opposent ouvertement et agressivement à la vérité, mais la plupart sont plus subtils. En dépit de leur air amical, bénin ou effacé, ces loups en vêtements de brebis sont invariablement motivés par la méchanceté et par le désir de se glorifier - ils sont coupables de fierté, de rébellion, d'avarice, de luxure ou de que sais-je encore (2 Pi 2:10-19). Cela ne veut pas dire qu'ils savent toujours parfaitement bien qu'ils sont apostats. Plusieurs d'entre eux sont tellement aveuglés par leurs désirs impurs qu'ils s'imaginent vraiment servir Christ, tandis qu'en réalité, ils s'opposent à lui (Jean 16:2).

D'autres peuvent même être pleins de bonne volonté au début, mais ils n'arrivent jamais à se décider. Ils sont semblables à des graines semées dans une terre peu profonde ou au milieu des épines. Ils montrent souvent des signes prodigieux de vie pendant un temps. Mais en fin de compte, leur caractère superficiel ou leur amour du monde empêchent la Parole de Dieu de prendre racine (Mat 13:20-22). Malgré l'apparence temporaire de vie spirituelle qu'ils peuvent exhiber, ils sont incapables de produire de véritables fruits et finissent par abandonner. Ne vous laissez pas tromper par l'aspect temporaire de santé spirituelle et de vigueur du début. Quand une telle personne abandonne la foi, cela prouve qu'elle est non régénérée et non-croyante depuis toujours - qu'elle est encore morte dans ses iniquités et ses péchés.

L'apostasie peut avoir des effets désastreux et d'une grand portée sur la santé spirituelle d'une congrégation entière
Si un faux enseignement n'est pas contesté, il sème davantage de confusion et attire encore plus de personnes superficielles et hypocrites dans l'Église. Quand on n'y résiste pas vigoureusement, l'apostasie se répand alors comme du levain dans les séminaires, les confessions, les agences missionnaires et autres institutions chrétiennes. Les fausses doctrines s'attaquent donc à l'Église comme un parasite, nuisant à notre témoignage collectif, immunisant les gens contre la vérité authentique de l'Evangile, reproduisant de faux "disciples" peu enthousiastes, et remplissant l'Église de personnes qui sont en fait des non-croyants. C'est par de tels moyens que l'apostasie a envahi des églises et des dénominations entières.

En fait, cela est arrivé en d'innombrables occasions dans l'histoire de l'Église. Cela s'est particulièrement produit sur une grande échelle au cours du dernier siècle et demi, alors que le modernisme, le libéralisme théologique, la néo-orthodoxie, la "théologie du process" et une foule d'autres idées similaires se sont répandus. Des Églises entières (même celles où l'Évangile était autrefois proclamé clairement) ont connu la faillite spirituelle parce qu'elle ont toléré le mensonge et l'incrédulité au lieu de les contester.

De toute évidence, la cause de la vérité subit des préjudices dans de telles circonstances. L'apostasie détruit les gens qui l'embrassent. Des Églises se fanent et meurent à cause de cela. Considérez le fait qu'à la fin du premier siècle, quand l'apôtre Jean écrira Apocalypse 2-3, cinq des sept Églises en Asie Mineure commenceront à abandonner la foi ou seront déjà des organismes apostats. (Sardes sera déjà apostate - Laodicée chancellera sur le bord du précipice du rejet final). Le message central de Christ à toutes les Églises, sauf deux, comportera le mandat de se charger des apostats parmi eux. Le combat pour la vérité au sein de l'Église a toujours été très, très difficile, mais nécessaire.

John MacArthur (extrait de "La guerre pour la Vérité")
Source

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