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A propos de Paul Washer

A plusieurs reprises nous (bibletude.org) avons publié des vidéo de Paul Washer :
Or, nous sommes les premiers à enseigner (*) que faire la morale, comme semble le faire Washer, n’est pas biblique. Cependant, et c'est le but de cette communication, nous tenons à affirmer que Washer ne fait pas de la morale, mais qu'il insiste sur le fait qu’en tant que filles et fils de Dieu nous avons un comportement minimal à respecter, dicté par le St-Esprit. Le fait d'être engendrés d'en-haut porte des fruits, que certains appellent "morale", mais que Dieu appelle "fruits de l'Esprit", issus de l'Esprit de la grâce du salut.

(*) Voici ce que nous enseignons :

Voici la version amplifiée et commentée des principaux points des communications ci-dessus, qui ne contrent pas les enseignements de Washer, mais au contraire, les confirment et les amplifient :

La religion dit : "Fais tout ce que tu peux pour que Dieu t’aime!"
La foi dit : "Fais tout ce que tu peux parce que Dieu t’aime"
La foi me dit : crois seulement. Je n'ai donc rien à faire de moi-même, de ma propre initiative, mais seulement à croire en Celui qui peut tout. Seule la foi est agréable à Dieu, et les actes en sont le fruit normal, issus de l'Esprit et non de notre propre fond. Faire tout ce que l'on peut, c'est donc avant tout ÊTRE (le reste suit...).

La religion dit : "Fais le bien pour être sauvé!"
La foi dit : "Fais le bien parce que tu es sauvé"
La foi me dit que c'est parce que je crois en Jésus-Christ que je vis déjà la Vie de Dieu bien qu'étant encore sur la terre. C'est par Jésus-Christ que je vis, parce que c'est par Sa Vie en moi que je vis dès maintenant dans l'Eternel par la foi. La foi ne me dis pas de faire, mais fait en moi, me montre qu'en ne faisant rien de par ma volonté propre, je vis dès maintenant la Vie d'en haut par un Autre : Jésus-Christ. Je fais alors tout naturellement le bien, parce que le salut en moi agit dans ce sens.

La religion dit : "Acquiers la foi!"
La foi dit : "Tu as la foi parce que tu as été sauvé"
La foi me montre qu'elle seule me permet de croire et d'être agréable à Dieu. La foi est un don du Dieu Sauveur et par elle je peux voir dans l'Eternel. La foi me montre que je vis déjà dans la Vie éternelle, quoi qu'étant encore sur la terre. Jésus est en moi et moi en Lui, du fait qu'Il est Salut.

La religion dit : "Fais ceci et cela pour avoir la Vie"
La foi te pousse à faire ceci et cela parce que Dieu te donne la Vie, du fait que la foi est relation étroite avec Dieu.
La foi me lie à la Vie de Dieu par Jésus-Christ. C'est par la foi que je vis la Vie de Dieu par Jésus-Christ. Et cette Vie produit d'elle-même de faire ceci et cela.

La religion dit : "Aie foi en Dieu pour qu'Il agisse!"
La foi consiste en ce que Dieu a déjà agi et qu'elle le sait, le voit avec ses yeux spirituels.
La foi me permet de voir qui est Jésus et de vivre par Lui seul. C'est par la foi en Lui qu'Il agit en moi.

La religion dit : "Tu seras sauvé quand tu seras parfait!"
La foi dit : "Tu es sauvé, car tu es parfait, du fait que Dieu te complète"
La foi permet de voir Celui-là seul qui est parfait et de vivre en Lui par Lui et pour Lui par la foi uniquement. Tu n'as pas besoin d'être parfait, car Lui te parfait.

La religion dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur!, de toute ta pensée!"
La foi dit : "Cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'Il nous a aimés et qu'Il a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Alors nous pouvons l'aimer de tout notre coeur et de toute notre pensée..."
La foi me lie à Celui qui est le seul à avoir mené au but toute la loi une fois pour toutes. Je ne cherche plus à obéir à l'ordre de la lettre mais j'observe désormais Celui qui a déjà mené Sa Loi au but d'une manière parfaite.

La religion dit : "Maudit soit quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, pour le mettre en pratique!"
La foi dit : "Heureux ceux et celles dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts!"
La foi me montre que je n'ai rien à faire et que je ne peux rien faire par la loi remplie de commandements et d'obligations, mais que par Jésus-Christ, je peux voir, observer Sa Loi, sans aucun ordre. Parce que la foi ne me dit pas, en priorité, de faire, mais de croire en priorité. Le faire vient ensuite, par Christ en moi.

La religion dit : "Le salaire du péché, c'est la mort!"
La foi dit : "Le don gratuit de Dieu, c'est la Vie Éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur"
La foi qui me lie à Christ me montre la Parole de vérité quand il est écrit : la puissance du péché c'est la loi. Ainsi, ce n'est pas par la loi que je suis justifié mais par la foi en Jésus-Christ. La loi me pousse à pécher et me mène à la mort, mais la foi me permet de voir, de comprendre et de vivre par Celui qui est la vérité et qui a mené au but toute la Loi grande et belle de Dieu selon l'Esprit et non selon la lettre écrite sous ordre.

La religion dit : "J'exige la sainteté!"
La foi dit : "Je donne la sainteté"
La foi me montre Celui qui est pur, saint, et sans péché par lequel je vis en me liant à Lui.

La religion dit : "J'impose à l'esclave un travail contre son gré!"
La foi dit : "Je gagne le service d'un fils libre, d'une fille libre, qui sert par amour"
La foi me permet de devenir réellement libre en Jésus-Christ parce que la loi n'a plus son pouvoir sur moi en ce que Jésus-Christ m'a libéré de cette loi qui me rendait esclave par son commandement d'obligation et qui me menait à la mort.

La religion dit : "Les bénédictions sont le fruit de l'obéissance!"
La foi dit : "L'obéissance est le fruit des bénédictions"
La foi me montre que mon Père ne me donne pas d'ordre, mais qu'Il se révèle à moi par Son Fils sans aucun commandement, mais par la foi qui nous lie. Ainsi je ne fais qu'un en Christ, et je n'entends plus l'ordre à travers mon Seigneur mais une relation proche, intime, naturelle, comme un père envers son enfant. La foi ne me pousse pas à regarder aux bénédictions, mais à voir le Fils et à le connaître en vérité par sa Parole de grâce et de vérité qui attire naturellement. Ce n'est pas pour les bénédictions que j'obéis, mais les bénédictions me révèlent l'amour du Père, qui devient le moteur de mes actions.

La religion dit : "Le repos est la récompense du travail!"
La foi dit : "Le travail se fait dans le repos, la paix de Christ"
La foi me montre que mon repos est en Jésus-Christ en ce que ce n'est plus moi qui fais mais Lui qui fait en moi. Ce que les autres voient comme travail de ma part, moi je le vis comme repos en Christ.

La religion dit : "Le salut est un salaire!"
La foi dit : "Le salut est une grâce"
La foi me montre que le salut c'est Jésus-Christ. Il est en moi et moi en Lui hier, aujourd'hui et demain. Il ne se mérite pas : Il se donne gratuitement.

La religion dit : "Travaillez à votre salut! (faites quelque chose pour être sauvés!)"
La foi dit : "Mettez votre salut en oeuvre (vous êtes sauvés : montrez-le! produisez des fruits qui en sont dignes! : Christ le fera en vous!)"
La foi me permet de croire en Jésus-Christ qui fait tout. Je n'ai donc rien à montrer volontairement, à produire où à prouver de moi-même, mais seulement à croire en Celui qui peut faire ce que je ne peux pas faire. Je montrerai donc naturellement que je suis sauvé car ce Salut est en moi et mes actions - en fait celles de Christ en moi - sont le révélateur de ce Salut.

La religion dit : "Faisons des projets pour l'oeuvre de Dieu!"
La foi dit : "Christ est mon Projet!"
La foi me montre que Jésus n'a pas de projet, parce que tout est déjà accompli dès le commencement. Tout est déjà fait. Je vis dans l'Eternel dès maintenant par la foi en Jésus : Christ, mon projet de Vie.

La religion dit : "Le Père punira les sauvés qui pèchent!"
La foi dit : "Les sauvés qui ont péché se réfugient dans l'intimité du Père"
La foi montre qu'à la base ce n'est pas le péché qui mène à la mort mais que c'est la loi dans laquelle se trouve le commandement qui pousse à pécher en exigeant l'obéissance à l'ordre de la lettre écrite. Si la loi n'a plus de pouvoir sur moi parce que la foi en Jésus-Christ m'a libéré de cette loi, je suis alors rendu libre du péché. Car sans loi, il n'y a pas de péché. C'est parce que je vis par la foi en Jésus-Christ que je vis déjà dans l'Eternel. Quiconque vit déjà la Vie éternelle par la foi n'est plus poussé à pécher parce qu'il a été libéré de cette loi qui pousse à pécher, par la foi en Jésus-Christ. Mais s'il pèche par inadvertance, il sait où est son Refuge.

La religion dit : "Heureux les pauvres en esprit!"
La foi dit : "Heureux les mendiants d'Esprit, qui ne se lassent pas en Sa Présence!"
La foi montre que par Jésus-Christ, l'Esprit est toujours présent, et qu'Il ne cesse de se lier à notre esprit par la foi. Mendier l'Esprit, c'est s'ouvrir à l'Esprit déjà présent.

La religion dit : "Il faut se vider pour être saint"
La foi dit : "Pour se remplir d'Esprit Saint, il faut libérer l'esprit humain"
La foi permet de voir, d'entendre, de comprendre ce que l'Esprit dit à notre esprit par la foi qui les lie. Si l'esprit d'un homme entend et voit l'Esprit de Dieu, celui-ci a donc déjà été libéré de la loi qui l'accusait, qui l'obligeait et qui le rendait esclave du péché, par la foi en Jésus-Christ. Encore faut-il que notre esprit soit libéré du message parfois encore incrusté qui empêche de voir cette réalité glorieuse.

La religion dit : "Tuez le pécheur!"
La foi dit : "Le pécheur est mort à la Croix! Aimez le pécheur, et haïssez le péché!"
La foi en Jésus-Christ montre que Jésus est sans péché, qu'Il est pur, vrai, saint, et qu'Il est la vérité. La foi me permet de ne pas marcher sous cette loi qui me pousse à pécher et qui me mène à la mort. Car la foi s'oppose à la loi. Jésus n'a jamais été un pécheur, Il est le Fils de Dieu, sans péché. Sinon, Il n'aurait pu mener au but la Loi parfaite de Dieu sur la terre. Etant en Lui sur la Croix, nous, pécheurs, somme morts avec Lui, le sans péché. Nous aimons alors ceux qui sont encore pécheurs pour leur apporter la bonne nouvelle du Salut, sachant que leur péché est cloué à la croix.

La religion dit : "Fais!"
La foi dit : "C'est fait!"
La foi me montre que tout est déjà fait par Jésus-Christ, et que Jésus est en moi et moi en Lui. Je n'ai donc rien à faire ou à produire pour mériter quoi que ce soit.

Être chrétien, c’est de la religion.
Tout dépend si le chrétien croit par la foi en Jésus-Christ ou s'il cherche à produire, à faire, à obéir à l'ordre de la lettre écrite. Dans le premier cas, le chrétien est un chrétien qui se lie à Jésus-Christ par la foi, et donc à la vérité de la Parole qui se voit dans l'Eternel au lieu de se lire selon la lettre. Dans le second cas, le chrétien est un religieux sous la loi qui pense que pour plaire à Dieu il doit faire ce qu'il lit dans sa bible, ou ce qu'il entend dire de son pasteur, par obligation. Ce religieux ne croit donc pas par la foi parce qu'il cherche à faire ce qui est déjà fait par un Autre.

Être en étroite relation avec Christ, c’est de la foi.
La foi lie Jésus-Christ à l'homme et l'homme à Jésus-Christ.

La vie est relation : Christ est LA Vie.
A quoi bon « suivre la religion » si on n’a pas en nous ce qui en fait la force, à savoir : Christ en nous ?

La foi c’est plus que croire qu’il y a un Dieu.
La foi c'est croire que le Père et le Fils ne font qu'un, et qu'ils vivent en moi par l'Esprit qui ne fait qu'un avec eux.

La foi c’est plus qu’une croyance.
La foi c'est croire en Celui qui se révèle à moi, qui vit en moi.

La foi c’est plus qu’une connaissance.
La foi c'est un lien qui me permet de voir et de connaître le Fils par le Père.

La foi c’est plus qu’une confiance.
La foi c'est voir avec de nouveaux yeux la Parole qu'est Christ.

La foi est relation avec Dieu, par Christ qui vit en nous par Son Esprit.



Lorsqu'il est dit que Jésus a accompli la loi, la traduction correcte est qu'Il l'a menée à son but. Et comme Paul le dit dans Romains, le but de la loi est pédagogique, à savoir :
  • montrer que l'être humain ne peut l'appliquer
  • conduire à la grâce, au salut
Pourquoi cette pédagogie ? Parce que l'âme (Eve) a tendance a vouloir donner des ordres à l'esprit (Adam). Or, l'ordre normal des choses est que l'Esprit de Dieu dirige l'esprit de l'homme, qui lui dirige l'âme ("femmes, soyez soumises..."). Du fait que l'âme, afin d'avoir un ascendant sur l'esprit, veut savoir ce qui est bien et ce qui est mal (le fameux arbre de Genèse), Dieu dit : OK, voici des commandements, accomplis-les! La suite, on la connaît, et Jésus est venu montrer que l'échec (le péché) à l'accomplir montrait que cet arbre était à rejeter, et que nous avions à prendre de l'Arbre de Vie (littéralement : le bois de Vie - d'où la Croix).

Pourquoi ne devons-nous pas savoir ce qui est bien et ce qui est mal dans ce qui nous arrive chaque jour ? L'histoire de Job nous le montre, ainsi que l'histoire du Joseph de l'AT, et bien entendu celle de Jésus : ce qui nous paraît mal (malheurs de Job et de Joseph, la Croix : "arrière Satan" dit Jésus à Pierre...) peut être le plan de Dieu pour le bien, et réciproquement.

C'est pourquoi la loi s'opposera toujours à l'Evangile, à la Bonne Nouvelle de la grâce et du salut.
         

Mal à l'aise après avoir lu un passage de la Bible ?

Vous venez de lire un passage biblique et vous vous sentez mal à l'aise...

Ce "mal à l'aise" est-il dû à une désobéissance de ma part, et/ou à une mal-compréhension ?

Un critère pour savoir si on a bien compris un texte de la Bible est en effet que, du fait que la vérité rend libre - et que la Bible dit la vérité, je dois me sentir libre au final.

Donc, si le passage est clair mais qu'il met le doigt là où ça fait mal, il s'agira de corriger ce qui dans ma vie n'est pas correct (lire Écouter ce que dit la Bible).

Mais s'il s'agit plutôt d'un passage difficile à comprendre, vérifier si la traduction est correcte (via une interlinéaire p.ex.), ou si le contexte a bien été pris en compte (versets avant et après, contexte de l'époque, du lieu, de la culture, etc.).

Vérifier également que le niveau de lecture est adapté : ai-je abordé littéralement un texte qui est plutôt symbolique, et/ou qui devrait être l'objet d'un autre niveau de lecture ?

Quoi qu'il en soi, ayez à disposition plusieurs bibles d'étude et/ou commentaires bibliques.


Un autre critère est que Dieu est amour.

Ma compréhension du passage m'aide-t-elle à y voir un Dieu d'amour, à aimer mon prochain ?

Il y a p.ex. des passages violents dans l'AT. Ai-je compris qu'il s'agit de mes batailles intérieures ?


Un verset unique ne peut servir de critère pour élaborer un principe biblique.

P.ex. le pasteur n'est cité qu'une seule fois dans le NT en tant qu'être humain (les autres concernent Jésus-notre-berger). Un système "clérical" ne peut se fonder sur ce seul verset.

Idem pour le baptême pour les morts (Mormons), etc.


Bien comprendre les différents niveaux de lecture.

Le passage me concerne-t-il moi, ou mon assemblée, ou Dieu, ou le monde, ou autre ?

Concerne-t-il quelque chose de terrestre, ou plutôt du domaine de l'âme, ou encore du domaine de l'esprit ?

La notion de "jugement", p.ex. Le jugement, c'est le tri. Il peut avoir lieu au niveau de mon être intérieur (trier en moi entre ce qui est conforme à la volonté de Dieu et ce qui ne l'est pas), au niveau d'une assemblée (brebis galeuses), au niveau d'un ensemble d'assemblées (assemblée qui dérive), etc.

Lire également Comment lire la Bible ? et Le doigt, ou la Lune ?


Le Royaume de Notre Père le Bon Berger

Où se trouve le Royaume ? Le Royaume de Dieu est en vous (Luc 17:21) : c'est votre Ciel intérieur - Christ

Notre Père qui ES DANS LES CIEUX : En CHRIST EST mis à part Ton Nom

Le Seigneur s'y occupe de moi comme un berger (pasteur), et rien ne me manque

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Quand vient-il ? Il nous A FAITS Royaume, sacrificateurs à Son Dieu et Père (Apocalypse 1:6)

En Christ Ton Règne EST venu (Il est "présent", sens littéral de "parousie")

Il A dressé ma tente en des lieux de tendres pousses

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Qui y entre ? Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des cieux - mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Matthieu 7:21)

En Christ ta Volonté EST faite

Il m'a nourri d'eaux de repos

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C'est Quoi, le Royaume ? Le Royaume de Dieu n'est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l'Esprit Saint (Romains 14:17)

En Christ notre Pain du Ciel nous EST donné (et nous le célébrons à la Cène)

Il a réorienté le souffle de ma vie (Esprit) vers le haut
Il m'a guidé sur des chemins de justice, à cause de son nom

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Comment y entrer ? Il nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour (Colossiens 1:13)

En Christ nos dettes nous SONT remises (par Son Sang, pour lequel nous Te célébrons également à la Cène)

Ainsi, même si je dois aller au milieu de l'ombre de la mort, je ne serai pas effrayé par le mauvais, car tu es avec moi

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Que faire ? Cherchez premièrement le Royaume et la Justice de Dieu, et tout cela sera rajouté pour vous (Matthieu 6:33)

En Christ, les épreuves SONT surmontées

Ta houlette et ton bâton sont mon secours
Tu as préparé devant moi une table (de Justice), en face de ceux qui m'accablent/m'accusent

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Pourquoi le Royaume ? Puis le but, quand il remet le Royaume à Dieu et Père, quand il a détruit toute principauté, et toute autorité et pouvoir (1 Corinthiens 15:24)

En Christ, nous SOMMES délivrés du MOI et du Malin

Et tu as oint ma tête d'huile, et ta coupe m'enivre d'excellence
Et ta grâce me poursuit tous les jours de ma vie, et ma demeure est dans la maison du Seigneur pour la durée des jours

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Pourquoi je ne le vois pas ? Le Royaume n'est pas de ce monde (Jean 18:36)
Le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard (Luc 17:20)
Amen, amen, je te dis: si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu (Jean 3:3)

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Sources
Le Royaume
Le Notre Père
Psaume 23

Qu'est-ce qu'un prophète ?

En quoi consiste sa fonction, dans le passé comme dans le présent ?

1. Sans compromis, sans crainte de l'homme, sans se laisser fléchir par lui, le prophète apporte une critique mettant à nu ce mensonge qu'est la vérité de convention, ces prémisses que l'on accepte sans réflexion ni contestation, et qui sont la mort, non la vie.

2. Il s'agit d'exprimer la vision qui est celle de Dieu, et non un ensemble de préjugés personnels ou populaires (même si d'aventure de tels préjugés coïncidaient avec la vision de Dieu). Il faut énormément de discernement pour se livrer à cette critique. Il y faut une capacité d'analyse aiguisée par le Saint Esprit - il est hors de question de porter des coups à l'aveuglette, d'obtenir des effets faciles au moyen de généralisations grossières (par exemple Rome, Babylone, etc.).

3. Le mode de vie du prophète doit être par lui-même une répudiation du mensonge, un rejet total des penchants et des pratiques de ce système mensonger, même si la société et l'Eglise les acceptent.

4. La parole prophétique ne se borne pas à révéler le mensonge: elle le condamne et le juge. C'est une parole qui produit une destruction divine: "Si je n'étais pas venu et si je ne leur avais point parlé, ils n'auraient pas de péché. Maintenant, ils n'ont pas d'excuse pour leur péché." (Jean 15:22).

5. L'autorité du prophète, c'est-à-dire la force de pénétration de sa parole, dépend de son mode de vie: il faut qu'il soit entièrement séparé de ce qu'il critique. Son autorité dépend aussi du degré d'intimité réelle qu'il entretient avec le Dieu de vérité (1 Corinthiens 2:12). Vraisemblablement, c'est dans la solitude qu'il posera ses actes d'obéissance les plus radicaux - mais le prophète n'en est pas moins un homme inséré dans une communauté, inséré dans le Corps. Il n'y a là nulle idéalisation. Le prophète lui-même se fait souvent critiquer par les autres, et c'est ce qu'il désire. Un prophète qui préfère rester isolé, qui ne se frotte pas aux autres, ou qui est entouré par du personnel qui le flatte et aime être flatté en retour est sans doute un faux prophète - ou alors il est en passe de le devenir.

6. La tâche prophétique consiste à établir une conscience autre, une conscience suffisamment valide et puissante pour que le mensonge soit évincé. Le prophète présente une vision de la réalité, une vision céleste de choses qui n'existent pas encore, et qui contredisent sur presque toute la ligne ce qu'il est convenu d'appeler la réalité. Il présente une vision qui dans l'expérience de ceux qui écoutent n'a ni précédent, ni modèle préétabli. Ceux qui adoptent cette vision se condamnent à être étrangers et voyageurs sur la terre. Ils sont capables de mourir sans avoir obtenu les choses promises (Hébreux 11:13). Ils ont confiance dans cet héritage qui sera leur dans la vie à venir. Ils n'en deviennent pas pour autant inaptes à la vie présente - ils deviennent au contraire plus redoutables aux yeux des puissances des ténèbres, qui les craignent.

7. Ainsi, le prophète restaure une vision perdue, une vision capable de fortifier le peuple de Dieu, en particulier en temps de crise, quand il importe de transformer le désespoir en espérance. Mais il faut d'abord que les gens soient dépouillés de leurs fausses espérances par la parole de ce même prophète. Il se peut que cette parole les porte à désespérer, avant qu'ils ne soient remplis d'espérance. Le prophète ne se dérobe pas, même s'il est obligé de se montrer cruel avant de faire du bien.

8. En un mot, le prophète amène l'instant le vérité. Il se tient devant le Conseil du Seigneur (Jérémie 23:18-22, et 1 Rois 17). Il est capable de voir où est l'erreur, et d'apporter droitement et sans équivoque la vérité, même si cette dernière contredit le consensus général. Dieu ne justifie pas toujours immédiatement la fidélité et l'obéissance du prophète. Dieu ne permet pas toujours que le feu descende aussitôt. Dans la plupart des cas, l'obéissance ne se vérifie que bien plus tard. C'est pourquoi le prophète doit supporter la colère ou la déconvenue de ses auditeurs, et doit aussi courir le risque de passer à côté de la vérité divine, car il n'ose pas négliger l'occasion qui s'offre à lui (cette angoisse-là met le comble à la souffrance du prophète). Walter Brueggemann ("The Prophetic Imagination", Fortress Press, p. 88) écrit à juste titre: "Quand la douleur devient parole, alors la porte s'ouvre sur la nouveauté de vie - et l'histoire de Jésus est l'histoire de cette entrée dans la douleur, l'expression verbale de cette douleur-là." Cette tension née de l'incertitude, que ne peut atténuer aucune obéissance antérieure, explique les soupirs et les gémissements qui viennent souvent ponctuer les proclamations prophétiques.

9. Un prophète ne se spécialise pas dans les questions secondaires. Habité qu'il est par une parfaite jalousie pour la gloire de Dieu (c'est là la marque distinctive de l'apôtre et du prophète), il expose les buts ultimes de Dieu de façon à ce que ceux qui écoutent consentent aux sacrifices nécessaires à la réalisation de ces buts. Le prophète montre ce qui dans le passé ne fait qu'un avec une eschatologie future, dans laquelle la gloire théocratique atteindra son point culminant. Il redonne à l'éternité sa place prépondérante, là où les auditeurs l'avaient perdue de vue. Il montre le caractère absolu des choses divines là où le monde les a minimisées - il minimise et relativise les choses que le monde a voulu ériger en absolus.

10. Le prophète incarne la souffrance qu'entraîne cette adhésion-là - il ne cache pas à ceux qui l'écoutent qu'une foi de cette nature est inséparable de la persécution, peut-être même du martyre - et il emporte leur adhésion. Oui, ce renversement des valeurs (où l'on relativise ce qui était devenu un faux absolu, et où l'on absolutise ce qui avait été à tort relativisé) est en soi une souffrance dans ce monde qui s'est éloigné de Dieu. Le prophète annonce ou fait toucher du doigt la fin imminente de ce monde, qui surviendra dans des jugements, dans une fureur apocalyptique tels que chez les auditeurs il naît un désir profond de voir apparaître ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre où la justice habitera!

11. Le prophète est par excellence un prédicateur inspiré: il est cet homme de Dieu, cet homme de l'Esprit, il possède cette identité que Dieu veut conférer à Son Eglise finitive. C'est un homme de la parole, qui a en horreur la légèreté. Il a un profond respect pour le langage, dont il protège l'intégrité, et qu'il protège des abus dévalorisants. Il communique une perception de la réalité divine (n'est-ce pas là le fondement de l'Eglise ?). Il va vers les hommes comme l'envoyé qui n'a quitté la présence divine que pour servir les buts de Dieu. Son histoire est faite d'attentes et de silences. Il considère le Dieu créateur aussi comme le Dieu de l'histoire, et ne veut jamais L'exclure du moindre événement, même des catastrophes dévastatrices, par une remise en question de Son omnipotence ou de Son omniprésence. Il cherche diligemment le sens de ces événements, il veut bien faire un détour pour aller voir le buisson ardent (= l'Holocauste) afin de demander "pourquoi ?", sachant bien qu'en ce faisant, il risque de ne jamais pouvoir retrouver la réalité telle qu'il la connaissait auparavant.

12. Quoique le pays ne puisse supporter tout ce qu'il dit (Amos 7:10), il ne se relâche pas, ne recule pas. Il n'est pas mercenaire, il ne se laisse pas séduire pour être dans le vent. Il fuit les distinctions et les honneurs des hommes. Scrupuleux, il s'abstient toujours d'utiliser sa situation pour obtenir un avantage personnel (1 Samuel 12:3-5). Naturellement surnaturel, il n'a rien d'affecté, il est normal, sans rien de séducteur dans son apparence et son comportement. Il dédaigne ce qui est spectaculaire, sensationnel, ou bizarre, car il désire avant toutes choses attirer les hommes vers Dieu et non vers lui-même.

Arthur Katz

Le pasteur, voleur du fonctionnement de chaque membre

C'est une tendance universelle dans la "religion chrétienne", comme dans beaucoup d'autres "religions", de donner une interprétation théologique ad hoc aux institutions qui se sont développées graduellement pour des raisons pratiques, et de projeter cette interprétation aux périodes primitives et d'enfance de ces institutions, les rattachant artificiellement à un âge où en fait personne n'a jamais imaginé qu'elles avaient une telle signification. (Richard Hanson)

(Lire aussi Qu'est-ce qu'un prophète ?)


Le pasteur

Il est la figure fondamentale de la foi protestante.
Il est le chef, le cuisinier, et le lave-vaisselle du christianisme moderne.

Le pasteur domine à ce point dans l'esprit de la plupart des chrétiens qu'il est plus reconnu, plus fortement admiré, et plus fortement approuvé que Jésus-Christ lui-même!


Retirez le pasteur et le christianisme moderne s'effondre

Retirez le pasteur et pratiquement chaque Église protestante est saisie de panique.
Enlevez le pasteur et le protestantisme comme nous le connaissons meurt.

Le pasteur est le point focal, le fondement principal, et la pièce maîtresse de l'Église moderne.
Il est l'incarnation du christianisme protestant.

Mais voici l'ironie profonde :
Il n'y a pas un seul verset dans tout le NT qui supporte l'existence du pasteur moderne!
Il n'existe simplement pas dans l'Église primitive...

(Notez que j'emploie le terme "pasteur" dans tout ce chapitre pour dépeindre le titre et le rôle du pasteur moderne. Je ne parle pas des individus spécifiques qui remplissent ce rôle. Généralement, ceux qui servent sous le titre de pasteur sont des personnes merveilleuses. Ce sont des chrétiens honorables, décents, et souvent doués qui aiment Dieu et ont une ardeur pour servir son peuple. Mais c'est le rôle qu'ils accomplissent que les Écritures et l'histoire de l'Église contredisent.) [1]


Le pasteur est dans la Bible... vrai ?

Le Terme "pasteur" apparaît bel et bien dans le NT : [2]

Et il a donné les uns comme apôtres, et les autres comme prophètes, et comme évangélistes, et comme pasteurs et docteurs (Éphésiens 4:11).

Les observations suivantes doivent être faites au sujet de ce texte :

- Éphésiens 4:11 est le seul verset du NT où le terme "pasteur" est employé [3]. Un seul verset est une preuve maigre sur laquelle fonder la foi protestante au complet! À cet égard, il y a plus de support biblique pour la manipulation de serpents qu'il y en a pour le pasteur moderne. (Marc 16:18 et Actes 28:3-6 mentionnent tous les deux la manipulation des serpents. Ainsi la manipulation de serpents l'emporte à deux versets contre un.) [4]

- Le terme est employé au pluriel. C'est "pasteurs." Ce qui est significatif. Quels que puissent être ces "pasteurs", ils sont pluriels dans l'Église, non singuliers. En conséquence, il n'y a aucun support biblique pour la pratique de "Sola Pastora" (pasteur unique).

- "Pasteur" traduit le terme grec poimen. Il signifie berger. ("le pasteur" est le terme latin pour le berger.) Le "pasteur" donc, est une métaphore pour décrire une fonction particulière dans l'Église. Ce n'est pas un office ou un titre. [5] Un berger du premier siècle n'avait rien à voir avec le sens spécialisé et professionnel qu'il a revêtu dans le christianisme moderne.

Par conséquent, Éphésiens 4:11 ne dépeint pas un titre pastoral, mais uniquement un rôle de plusieurs fonctions dans l'Église. Les bergers sont ceux qui fournissent naturellement la nourriture et les soins aux brebis de Dieu. C'est une erreur profonde, donc, de confondre des bergers avec une fonction ou un titre comme c'est généralement le cas aujourd'hui. [6]

- Tout au plus, ce texte est détourné. Il n'offre absolument aucune définition ou description de ce que sont les pasteurs. Il les mentionne uniquement. Malheureusement, nous avons rempli ce terme de notre propre concept occidental de pasteur. Nous avons intégré le concept moderne du pasteur dans le NT.

Jamais on ne verrait un chrétien du premier siècle imaginer l'office pastoral moderne! Les catholiques ont fait la même erreur avec le terme "prêtre." Vous trouvez le terme "prêtre" employé trois fois dans le NT pour se rapporter à un croyant [7]. Pourtant un prêtre dans l'Église primitive n'avait rien de l'homme qui s'habille en noir et qui porte un col renversé!

Richard Hanson fait le point quand il dit, "Pour nous les mots évêques, prêtres, et diacres sont associés à une période de presque deux mille ans. Pour les gens qui les ont employés la première fois, les titres de ces fonctions peuvent avoir signifié à peine plus que des inspecteurs, des hommes plus âgés et des aides... c'est quand la signification théologique peu convenable a commencé à leur être attachée que la déformation du concept du ministère chrétien a commencé." [8]

Dans mes livres "Rethinking the Wineskin" et "Who is Your Covering ?", je prouve que les bergers du premier siècle étaient les anciens locaux (presbytres) [9] et des surveillants de l'Église [10]. Et leur fonction était complètement en désaccord avec le rôle pastoral moderne.[11]


D'où est-il venu ?

Si le pasteur moderne était absent de l'Église primitive, d'où est-il venu ? Et comment s'est-il élevé à une position aussi importante dans la foi chrétienne ? C'est un conte douloureux, dont les racines sont embrouillées et complexes. Ses racines remontent à la chute de l'homme.

Avec la chute est venu un désir implicite chez l'homme d'avoir un chef physique par lequel il puisse s'approcher de Dieu. Pour cette raison, les sociétés humaines à travers l'histoire ont constamment créé une caste spirituelle spéciale d'icônes religieuses. Le chaman, le rhapsode, le faiseur de miracle, le sorcier, le devin, le sage et le prêtre ont tous été avec nous depuis la souillure d'Adam. [12]

L'homme déchu a toujours eu le désir d'ériger une caste sacerdotale particulière qui soit spécialement douée pour solliciter les dieux en son nom. Cette quête est dans notre sang. Elle vit dans la moelle de nos os. En tant que créatures déchues, nous cherchons une personne qui soit dotée de pouvoirs spirituels particuliers. Et cette personne se démarque toujours par une formation spéciale, une tenue particulière, un vocabulaire spécifique, et un mode de vie exceptionnel. [13]

Nous pouvons voir cet instinct sortir sa tête hideuse dans l'histoire de l'Israël antique.[14] Il a fait son apparition pendant la période de Moïse. Deux serviteurs du Seigneur, Eldad et Medad, reçurent l'esprit de Dieu et commencèrent à prophétiser. Dans sa réaction précipitée, un jeune fanatique pressa Moïse "de les en empêcher!". [15] Moïse réprimanda le jeune réprobateur en affirmant que tout le peuple de Dieu peut prophétiser. Moïse se plaça contre un esprit de cléricalisme qui essayait de contrôler le peuple de Dieu.

Nous le revoyons quand Moïse est monté sur Horeb. Le peuple voulait que Moïse fût un médiateur physique entre eux et Dieu. Pour eux, ils craignaient une relation personnelle avec le Tout-Puissant. [16]

Cet instinct déchu se manifesta de nouveau pendant la période de Samuel. Dieu voulait que son peuple vécût directement sous son Autorité. Mais Israël réclamait un roi humain à la place. [17]

Les graines du pasteur moderne peuvent même être détectées à l'époque du NT. Diotrèphe, qui "aimait à être le premier" dans l'Église, a d'une manière illégitime pris la conduite de ses affaires. [18] En outre, quelques érudits ont proposé que la doctrine des Nicolaïtes que Jésus condamne dans Apocalypse 2:6 soit une référence à l'élévation d'un clergé primitif. [19]

Avec sa recherche d'un médiateur spirituel humain, vient la hantise de l'homme déchu pour la forme de direction hiérarchique. Toutes les cultures antiques étaient hiérarchiques dans leurs structures sociales à un degré ou un autre. Malheureusement, les chrétiens post-apostoliques ont adopté et adapté ces structures dans leur vie d'Église.

Frank Viola, Le christianisme paganisé (traduit de l'anglais, découvert dans un pdf), début du chapitre 5


Notes

[1] Je mets l'accent sur le mot "pasteur" dans ce chapitre pour attirer l'attention sur la fonction plutôt que sur la personne qui l'exerce.

[2] La plupart des hommes et femmes qui deviennent des pasteurs n'ont jamais considéré les racines de cette fonction. On ne leur a jamais offert d'autre alternative pour servir Dieu. Ce qui, en effet, est une tragédie terrible. Néanmoins, bien que leur fonction soit sans mérite scriptural, les pasteurs aident souvent le peuple. Mais ils aident le peuple en dépit de leur fonction, pas à cause de celle-ci.

[3] Le dérivé du mot poimen est employé dans les Actes 20:28 et 1 Pierre 5 :2-3.

[4] Il y a autant de support biblique pour pasteur qu'il y en a pour le baptême pour les morts. Tous les deux sont mentionnés seulement une fois dans la Bible entière! (1 Cor 15:29).

[5] Le NT n'emploie jamais les mots grecs séculiers des autorités civiles et religieuses pour dépeindre des ministres dans l'Église. De plus, quoique la plupart des auteurs du NT aient été baignés dans le système sacerdotal juif de l'Ancien Testament, ils n'emploient jamais le mot hiereus (prêtre) pour se référer au ministère chrétien. L'ordination à la fonction présuppose un rôle statique et défini de direction d'Église qui n'a pas existé dans les Églises apostoliques. Marjorie Warkentin, Ordination: A Biblical-Historical View (Grand Rapids: Eerdmans, 1982), pp. 160-161, 166; Who is Your Covering? Chapitres 1-3.

[6] Il y a des hommes qui donneraient leurs dents pour être appelés "pasteur" ou "révérend." Les termes de Job viennent à l'esprit : "Je n'aurai point égard à l'apparence, et je ne flatterai personne - Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m'enlèverait bien vite." (32:21-22).

[7] Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 20:6. Chaque croyant est un prêtre selon le NT. R. Paul Stevens, The Other Six Days: Vocation, Work, and Ministry in Biblical Perspective (Grand Rapids: Eerdmans, 1999), pp. 173-181.

[8] Hanson, Christian Priesthood Examined (Guildford and London: Lutterworth Press, 1979), pp. 34-35

[9] Ce mot est l'épellation dans les lettres anglaises du mot grec pour "ancien" (des presbuteros).

[10] Les termes "surveillants" et "serviteurs" furent plus tard "ecclésiastisés" dans les mots "évêques" et "diacres" (M. Smith, From Christ to Constantine, Downer's Grove: InterVarsity Press, 1971, p. 32).

[11] Rethinking the Wineskin, Chapters 5-6; Who is Your Covering?, Chapitres 1-2.

[12] Le "christianisme... a pris l'exemple des religions païennes qui trouvent difficile de comprendre ou d'approcher Dieu sans l'aide d'un homme qui dans un certain sens remplace Dieu, le représente et se sent appelé pour se consacrer à ce ministère représentatif" (Christian Priesthood Examined, p. 100).

[13] La marque de distinction de toute religion est un sacerdoce humain séparé.

[14] Walter Klassen, "New Presbyter is Old Priest Writ Large," Concern 17, 1969, p. 5. Voir aussi W. Klassen, J.L. Burkholder, and Jean Yoder, The Relation of Elders to the Priesthood of Believers (Washington: Sojourner's Book Service, 1969).

[15] Nombres 11:26 - 28.

[16] Exode 20:19.

[17] 1 Samuel 8:19.

[18] 3 Jean 9-10.

[19] F.W. Grant, Nicolaitanism or the Rise and Growth of Clerisy (Bedford: MWTB), pp. 3-6. Le mot grec de nicolaïte veut dire "conquérant du peuple." Le mot Nikos veut dire "conquérir" et le Laos signifie "le peuple." Grant croit que Nicolaites sont ceux qui font des "laïcs" du peuple de Dieu en élevant un "clergé" qui règne sur lui. Voir également Alexander Hay, What Is Wrong in the Church?, p. 54.



Berger ou mercenaire ?

Démétrius, l'orfèvre, ne pouvait trouver d'autre preuve à sa religion que : "Ô hommes, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie... Grande est la Diane des Ephésiens!"

Il poussait le peuple à adorer Diane pour des raisons financières.

Tout intérêt financier dans l'Église est mortel. Aussitôt qu'un homme se mêle de considérations financières, il cesse d'être un prophète, et devient un fils de Mammon. Son coeur dégénère et son esprit commence à mourir. S'il remplit un devoir ecclésial, accomplit un acte moral, exige une réforme, ou prêche une doctrine dans le seul but d'assurer son revenu, il n'est plus un vrai berger, mais un mercenaire.

Que L'Église soutienne ses ministres comme un pays ses soldats, afin de les libérer pour la bataille, semble tout à fait naturel pour la plupart des chrétiens. On trouve cet arrangement dans l'Ancien Testament, et on a repris à peu près le même système dans L'Église. Cette façon de procéder est sage, à condition que le prédicateur et le peuple soient de véritables enfants de Dieu.

L'Église a la lourde responsabilité de faire en sorte que le ministre soit libre financièrement d'enseigner ce qu'il croit du fond de son coeur. Le chantage financier est une arme terrible qu'on utilise parfois contre un homme qui prêche avec insistance une vérité dérangeante. Malheur à l'homme qui en est la victime. Mais, bien plus encore, malheur à l'église suffisamment basse pour l'employer.

Paul avait une profession sur laquelle il a toujours compté lorsqu'il en avait besoin, et je me demande s'il ne serait pas sage que chaque pasteur fasse de même. Il n'y a rien de pire que de s'incliner devant Mammon.

A.W. Tozer, The Price of Neglect, chapitre 13

Êtes-vous plutôt problème, ou plutôt projet ?

Le mot projet (de même que son équivalent britannique project, ou germanique projekt) vient du vieux français pourjet qui est un terme qui a trait à l'aménagement de l'espace. Le tout vient du latin projicere qui veut tout simplement dire jeter en avant : pro = en avant, et jicere est le verbe jeter.

Curieusement, le mot problème a la même origine, mais du grec problemen...
...autrement dit, les latins ont trouvé des solutions, là où les grecs n'ont trouvé que des problèmes...

Cela peut prêter à sourire, mais si vous y réfléchissez bien, vous admettrez que l'essentiel n'est pas ce qui nous arrive, mais comment nous y réagissons... ainsi, en cas d'événements qui ne sont pas dans le cours des choses telles que vous les souhaiteriez, êtes-vous plutôt problème, ou plutôt projet ?

Mandela a dit : "Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends".

Vous plaignez-vous, ou cherchez-vous une solution ?

Quelques versets vous aideront :

Plus aucune condamnation ne repose sur moi (Rom 8:1)

Christ prend mes infirmités et se charge de mes maladies (Mat 8:17)

Je suis libre car l'Esprit du Seigneur est en moi (2 Cor 3:17)

Je peux me décharger sur Lui de tous mes soucis car Il prend soin de moi (1 Pi 5:7)

Dieu pourvoit à tous mes besoins (Phil 4:19)

Dieu me donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7)

Je puis tout par Lui, qui me fortifie (Phil 4:13)

Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4)

Dieu me fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14)

Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine,
car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces,
et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Corinthiens 10:13)

Tout concourt à mon bien (Rom 8:28)

Je peux regarder comme joie toute entière lorsque je tombe dans diverses épreuves (Jacques 1:2)

Malgré les apparences, tout est toujours ce qu'il y a de mieux, malgré nous, car Dieu veille.

La foi de Jésus

Sauvés par grâce au moyen de la foi : l'homme pourrait-il, par ses efforts ou ses oeuvres, obtenir le salut ? N'est-ce pas la foi, et non les oeuvres, qui sauve ? Mais de quelle foi parle-t-on ?

La foi est la réponse de l'homme à la grâce de Dieu. L'homme est justifié par la foi, indépendamment des oeuvres de la loi - il n'est pas justifié par les oeuvres de la loi, mais seulement par la foi de Jésus Christ.

La foi de l'homme est à comprendre à la lumière de la foi de Jésus Christ... Jésus-Christ, sujet ou objet ? On trouve les deux dans la Bible : foi EN Jésus, foi DE Jésus.

Passages où il s'agit de la foi DE Jésus (les autres ont EN Jésus):
Rom. 3:22 & 26
Gal.2:16 (2x) & 20 + 3:22
Eph. 3:12
Phil. 3:9
Jac. 2:1
Ap. 2:13 + 14:12
Marc 11:22 (foi DE Dieu)

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car sans Sa foi au Père Il n'aurait pas été à la Croix, et nous n'aurions pas de possibilité de salut.

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car nous avons à marcher avec cette même foi qui L'animait.

Sans SA foi, notre foi n'existerait pas : la foi EN Jésus, qui sauve, vient de la foi DE Jésus.

Nous nous approprions cette foi, et du fait qu'Il vit en nous, met en oeuvre en nous, Il met Sa foi en action en nous, qui devient notre foi.

PS: votre bible n'a pas "foi DE Jésus" dans les passages cités ci-dessus ? Changez de bible...

Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)


J'élève mes yeux vers les montagnes d'où vient mon secours (Psaumes 121:1)