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Tout ce qui n'est pas éternel est éternellement inutile (C.S. Lewis)

Dialogue avec un(e) agnostique


- J'ai envoyé Dieu paître...

...bonne idée... car le Dieu dont on ne veut pas ou plus n'est pas le vrai Dieu
...en effet, ce Dieu dont tu ne veux plus, est-ce bien Dieu, ou une image que tu t'es forgée de Lui ? (ou qu'on a forgée pour toi ?) 
Si cette image te présente un Dieu méchant, sache que Dieu est Amour. 
Et si c'est un Dieu d'Amour qui t'a déçu, as-tu bien compris Son plan ? 
Sais-tu que tout est sous Son contrôle, et que Son plan pour toi consiste à passer par les circonstances qui t'ont malheureusement éloigné(e) de Lui ? 
Considère la vie du Joseph de l'AT, ou de Job, de Paul, et bien sûr de Jésus : ils sont tous passés par des circonstances difficiles, mais celles-ci faisaient partie d'un plan d'amour. 
Comme tu n'as pas une vision de ce plan dans son entier, tu te crois perdu(e) dans des circonstances qui t'échappent, mais Lui veille sur toi.

- OK , mais je n'ai pas choisi de venir au monde
Que tu aies choisi ou non, le fait est que tu es là, et que si tu es là Dieu t'a donné tout ce qu'il faut pour vivre pleinement la vie à laquelle Il te destine. 
Je t'encourage à lire Pas de problème.

- oui, mais le mode d'emploi (la Bible) qu'on m'a fourni est trop compliqué...
...tu trouveras une réponse dans cet article.

- ouaip... les "croyants" donnent des explications ad hoc, du style "le royaume est déjà là mais est encore à venir", ils donnent des interprétations littérales des écritures - sans nuances, et d'ailleurs les écritures sont mal traduites : chaque dénomination les traduit selon ses idées préconçues, etc.
Vois-tu, le Royaume, c'est avant tout Christ qui règne dans les coeurs de ceux qui Lui laissent les rênes de leur vie. 
Ceux qui attendent en priorité un règne terrestre feraient mieux d'être prêts à tout instant : la mort physique peut survenir sans avertissement. 
Quant à ceux qui prennent les Écritures dans leur sens littéral, ils contredisent ce que la Bible dit d'elle-même, à savoir que c'est spirituellement qu'on la comprend (en particulier les textes de l'Ancien Testament). 
Concernant la traduction, qui t'empêche de vérifier par toi-même dans une Bible interlinéaire ? (il y en a sur Internet). 
Lis Le Royaume, Interprétation spirituelle, La Bible malmenée, La traduction de la Bible

- inutile de perdre de l'énergie à tout cela : si Dieu existait il n'y aurait pas de mal sur terre...
...le mal n'existe pas en lui-même : c'est juste l'absence de bien, tout comme le froid est l'absence de chaud ou l'obscurité l'absence de lumière. 
Dieu étant Amour - donc le bien - le mal est absence de Dieu : paradoxalement, le mal prouve donc qu'il y a bien un Dieu d'Amour. 
Lis d'ailleurs ceci...

- OK, admettons que Dieu existe. Or, la Bible prend souvent comme image le berger avec ses moutons. Et les moutons sont régulièrement tondus (dîme, etc.) et finissent à la boucherie...
Les analogies ont leur limite : on ne peut pas comparer point par point toutes les caractéristiques d'une analogie avec ce qu'elle représente. 
Concernant la tonte, tu as cependant raison : certaines dénominations et/ou certains pasteurs en effet "tondent" leurs brebis. 
Mais ils ne sont pas conformes aux Écritures. 
Lis L'argent
Concernant la boucherie, c'est le monde et l'ennemi de nos âmes, et non Dieu, qui égorgent les élus. 
Lis Esaïe 53:7 et Romains 8:36.

- tu as réponse à tout, hein ? et que dis-tu de celle-ci : qui me dit que Dieu ou Jésus ne vont pas, au final, refuser dans leur "paradis" ceux qui se croient "sauvés" ? Peut-être Jésus se détournera-t-il de Son Père, ou ce dernier changera-t-il d'avis ?
Tout d'abord, tous ceux qui se croient sauvés ne le sont pas : Jésus a été clair là-dessus. 
Ensuite, Jésus est Dieu, et Dieu ne peut se contredire Lui-même, sinon, tout étant soutenu par Son Esprit, l'univers se désorganiserait chaque fois qu'un caprice de sa part se réaliserait...

- mais beaucoup de philosophes sont athées...
...s'ils sont athées, et s'ils croient comme beaucoup que l'univers va finir en purée, alors à quoi bon vivre ?
Pour leurs enfants ?
Par idéal ? 
Mais à quoi bon, puisque tout cela ne sera finalement - selon eux - que néant ? 
Et pourquoi écrivent-ils des livres, si de toute manière, qu'on les croie ou non, tout cela sera - selon eux - perdu dans la purée finale ? 
Comment ne se rendent-ils pas compte de cette incohérence de leur pensée ?

- je n'ai de toute façon pas besoin de Dieu pour mener ma vie... 
Croire que l'on sait mieux que Dieu est l'erreur à l'origine de toutes les dérives : c'est d'ailleurs ce que raconte l'histoire d'Adam - notre esprit - qui écoute Eve - notre âme - qui croit mieux savoir que Dieu ce qui est bien et ce qui est mal - et c'est aussi ce qui a auparavant fait chuter le satan.

- arrête avec le satan, les anges et toutes ces entités qui émanent de cerveaux malades... la science a montré que le cerveau n'est que matière et qu'il invente lui-même tout ce qui sort du "naturel"
Ce que tu dis là, c'est ce que "rapportent" les articles de vulgarisation - mais les scientifiques qui vont jusqu'aux limites de ce qui est observable ne sont pas de cet avis : il y a Une Intelligence (Dieu) à l'origine de tout, et la Bible ajoute qu'il y a des intelligences derrière la "nature". 
La science a par ailleurs démontré qu'un système ne peut s'inclure, se comprendre lui-même, donc se créer : il faut quelque chose au-dessus... croire au hasard n'est qu'une paresse de la pensée moderne.

- OK... tu m'as presque convaincu(e)... je vais réfléchir à tout cela.


Cet article est l'assemblage de 3 articles parus sur le site Surtout ne lisez pas ce blog :-)

Quelle version de la Bible choisir ?

Concernant la NBS - Nouvelle Bible Segond, à ne pas confondre avec la Segond 21 (voir [2]) - on entend souvent dire : "il y a trop de changements, je m'y perds, je préfère garder mes habitudes".

OK - mais depuis quand un chrétien vit-il d'habitudes ?
N'est-il pas censé rechercher la vérité en toutes choses ?
Et pourquoi avoir peur du changement ?
La peur ne va de pair ni avec l'amour, ni avec la foi!

La NBS est une bien meilleure traduction que la Segond ancienne : elle corrige des erreurs de traduction et tient (partiellement) compte de la LXX.


Prenons l'exemple d'un verset bien connu : Jean 3:16

L'ancienne Segond a : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle.

La NBS a : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.

Mettre sa foi est bien plus juste que croire : croire est du domaine de la religion, alors que mettre sa foi consiste en une relation vivante avec Dieu!


Autre exemple : Jean 1:1

L'ancienne Segond a : Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
La NBS a : Au commencement était la Parole ; la Parole était auprès de Dieu ; la Parole était Dieu.

Oups... c'est caïman la même chose, dirait le crocodile à l'alligator.

Eh bien... tournons-nous vers la TOB 2010 : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.

Traduction fidèle à l'original!

Par contre, Jean 3:16 de la TOB n'est pas meilleur que dans l'ancienne Segond.

NBS et TOB 2010 sont donc complémentaires (nous vous conseillons l'édition d'étude pour la première, et celle avec notes intégrales pour la seconde, car la LXX ne figure parfois que dans les notes - et vous n'aurez pas accès à cette info dans une version sans notes).


Comment savoir quand c'est NBS et quand c'est TOB qui a raison ?

On nous pose en effet souvent la question : "Quelle est la traduction (de la Bible, du NT, de l'AT) la plus fidèle ?"

Pour le NT, vous avez l'interlinéaire grec/français, mais même dans ce cas il faut vérifier le français, pas toujours fidèle au grec original - l'avantage est cependant qu'on a cet original grec sous les yeux, en parallèle.

La NBS (Nouvelle Bible Segond, à ne pas confondre avec la Segond 21 - voir [2]) a corrigé un grand nombre de traductions erronées des anciennes Segond, p.ex. tous les passages où "foi en Jésus" est en grec "foi de Jésus" [1], ou Apoc 1:10, correctement traduit "au jour du Seigneur" et non pas "un dimanche".

Vous avez également la TOB 2010 (voir plus haut).

NBS et TOB tiennent compte de la Septante pour l'AT lorsque l'hébreu est "peu clair", "obscur" ou "corrompu".

La NBS nous semble cependant préférable en ce qui concerne les notes.


[2] Mais - direz-vous - pourquoi la NBS, et pas la Segond 21 ?

Tout d'abord, les passages où la foi DE Christ [1] sont mal traduits foi EN Christ sont corrects dans la NBS, alors que la Segond 21 persiste dans la traduction erronée de ces versets (la Segond 21 dite "avec notes de référence" indique parfois la traduction correcte en notes de bas de page). Idem pour Apocalypse 1:10 (c'est d'autant plus étonnant que la pré-version de la Segond 21 de 2004 - Nouveau Testament - était correcte : elle est devenue ce qu'elle est actuellement dans la version de 2007).

Le mot grec doulos est correctement traduit par "esclave" dans la NBS (et non pas "serviteur").

etc.

Mais le plus grave, ce sont les unités de mesure, qui ont été traduites en unités modernes dans la Segond 21. Dans la Bible, les chiffres sont des adjectifs (p.ex. le chiffre 7 représente la perfection). Or, convertir les mesures a pour conséquence que les chiffres et nombres changent, avec pour corollaire la perte du sens donné par le Saint-Esprit.

Un exemple parmi de nombreux autres : Apocalypse 21:17

NBS :
Il mesura la muraille : cent quarante-quatre coudées, d'une mesure humaine qui était celle de l'ange.

Segond 21 (prenez une aspirine) :
Il mesura aussi la muraille et trouva 72 mètres, selon la mesure humaine qu’employait l'ange.

Là aussi, la version de 2004 était correcte... alors que pour la version de 2007 il faut aller dans les notes de bas de page dans la version dite "avec notes de référence" pour trouver la traduction correcte. L'inverse (chiffres et nombres corrects dans le texte, avec la conversion dans nos unités en note de bas de page) aurait été préférable.


[1] Il est important de relever que dans certains passages traduits par foi EN Christ, l'original a foi DE Christ. Ces passages sont les suivants (*) :

Romains 3:22 & 26
Galates 2:16 (2x) & 20 + 3:22
Ephésiens 3:12
Philippiens 3:9
Jacques 2:1
Apocalypse 2:13 + 14:12
Marc 11:22 (foi DE Dieu)

Ajoutons encore Colossiens 2:12, 1 Timothée 3:13 et 2 Timothée 3:15

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car sans Sa foi au Père Il n'aurait pas été à la Croix, et nous n'aurions pas de possibilité de salut.

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car nous avons à marcher avec cette même foi qui L'animait.

Sans SA foi, notre foi n'existerait pas : la foi EN Jésus, qui sauve, vient de la foi DE Jésus.

Nous nous approprions cette foi, et du fait qu'Il vit en nous, met en oeuvre en nous, Il met Sa foi en action en nous, qui devient notre foi.
 
(*) à notre connaissance, seules les versions NBS et NT interlinéaire grec/français traduisent correctement, et la TOB 2010 partiellement (cf. sa note sur Galates 2:16). La Segond 21 avec notes de référence met la traduction correcte en bas de page.


Liberté de conscience et libre examen

Les principes de la Réforme sont au nombre de trois :
  1. Le premier principe qui inspire tout le protestantisme est celui qui règle la seule autorité de l'Église :
    « l'Écriture seule ».
    La seule autorité dans le domaine de la foi est la Bible.
    L'autorité de la seule Écriture signifie qu'elle fournit l'instrument qui permet de peser, de mesurer et d'apprécier ce que l'on reçoit d'ailleurs - elle ne veut pas dire qu'on ait à ignorer, à rejeter ou à condamner ce qui ne vient pas d'elle.
     
  2. Le 2ème principe qui règle le rapport de la foi et des actes :
    « la grâce seule, la foi seule ».
    La foi est du domaine de l'irrationnel.
    Dieu gratifie tous les humains d'une miséricorde infinie que nous accueillons avec confiance.
      
  3. Le 3ème principe considère que l'homme ne peut, par sa raison ou son esprit, reconnaître la vérité.
    Il doit pour cela être éclairé par Dieu lui-même, par le témoignage de l'Esprit Saint.
    La compréhension des Écritures est le fruit de la liberté de conscience (l'Esprit de Dieu) et du libre examen (l'honnêteté intellectuelle).
C'est à partir de ces trois principes de la Réforme qu'il est possible d'effectuer un premier tri.
On pourrait donc, désigner comme sectaire - dans la périphérie du protestantisme - tout mouvement religieux qui refuserait l'adhésion au troisième principe : le droit à la liberté de conscience et le devoir de libre examen.

Source   /   Lire aussi

La vie chrétienne

La vie chrétienne n'est pas une religion : elle est Relation avec Le Dieu d'Amour. Il ne s'agit pas de développer uniquement une connaissance de Dieu, mais d'expérimenter Sa Vie et Sa Présence (parousia) ici et maintenant, en étant transformés par sa Parole (Christ) et sa parole écrite (les Écritures).

La Bible est donc plus qu'un livre sacré qu'on lirait comme un roman : c'est une parole vivante, qui produit un effet certain sur notre être profond, lorsqu'on la médite (prie).

La prière est donc plus qu'une répétition de mots : c'est un dialogue qui s'établit avec Dieu. C'est un échange et une communion réelle.

La communion est donc plus que "d'aller à l'église" : c'est expérimenter la présence du Dieu vivant qui nous parle, qui agit et qui donne des signes ("miracles"). De plus, Dieu met son Esprit en nous et nous permet de l'appeler Abba, Papa, et contrôle l'adversaire.

L'adversaire est plus qu'un ennemi : il est autorisé à intervenir dans notre vie pour notre propre évolution. De même qu'une perle a besoin d'une poussière qui la démange pour croître, nous sommes amenés à évoluer, comme Job, en étant confrontés à un adversaire. Nous avons par conséquent à lâcher prise : ne décidons pas si ce qui nous arrive est bien ou mal (ne mangeons pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal), mais laissons la Vie de Christ agir à travers nous (mangeons de l'Arbre de Vie), afin de surmonter les épreuves et de ne pas nous soumettre à l'ennemi de nos âmes.

Le Lâcher Prise est par conséquent plus que "ne pas vouloir intervenir avec nos propres forces" : c'est laisser Christ vivre en nous. Lâcher Prise, c'est aussi ne pas être passif, mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de Dieu, et qu'au contraire nous avons à Le laisser agir en nous, à notre place, à travers nous. Lâcher prise, ce n'est pas non plus se montrer indifférent, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement. C'est reconnaître nos limites, à savoir que le résultat final n'est pas entre nos mains. Ce n'est pas non plus blâmer ou vouloir changer autrui, mais donner le meilleur de soi-même : Dieu fera le reste. Lâcher prise, ce n'est pas "assister" mais encourager. Ce n'est pas materner les autres, mais leur permettre d'affronter la réalité. Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus.

Il est par conséquent de notre responsabilité d'utiliser ce que Dieu met à notre disposition :
- Christ est notre remède : le prenons-nous, ou bien le laissons-nous sur une étagère en pensant : j'ai le remède!
- Il est notre berger : Le laissons-nous nous guider ?
- Nous avons à notre disposition le bouclier de la foi : le lèvons-nous lorsque nous sommes attaqués ?
- L'Esprit saint nous a été donné : y faisons-nous appel pour méditer la Bible ? (*) Abordons-nous les circonstances sous l'éclairage de l'Esprit saint ? Ecoutons-nous ce que Dieu a à nous dire à travers l'Esprit saint ?
- Prenons-nous à coeur les avertissements aux 7 Églises du Livre de l'Apocalypse ? (abandon du premier amour, idolâtrie, fausses doctrines, tiédeur, etc.)

(*) Par exemple faire des lectio en groupe, interpréter spirituellement les textes, lire l'AT dans la version que l'Esprit saint a choisie (Septante) pour le citer dans le NT


Confions-nous en lui, même quand nous ne comprenons pas tout

La faveur de Dieu et sa bonté ou la rigueur de ses jugements sont, le plus souvent, bien visibles. Il arrive aussi que les causes des événements soient cachées au point que, ou bien nous avons la pensée que les affaires humaines tournent et virent comme sur la roue de la fortune, ou bien notre chair nous pousse à gronder contre Dieu comme s'il jouait avec les hommes, les poussant ça et là, comme des boules. Il est vrai que si notre esprit est tranquille et calme, préparé à apprendre, il apparaît que Dieu a toujours une bonne raison en son conseil de faire ce qu'il a fait,
  • soit pour apprendre aux siens à être patients,
  • pour corriger leurs mauvais sentiments,
  • pour calmer l'excès de leurs appétits,
  • pour les inciter à renoncer à eux-mêmes,

soit, à l'inverse,
  • pour abattre les orgueilleux,
  • pour anéantir les ruses et les traîtrises des méchants
  • ou pour faire échouer leurs machinations.

Bien que les causes des événements dépassent notre compréhension ou en sont très éloignées, il faut être assuré qu'elles n'en sont pas moins cachées en Dieu. C'est pourquoi nous avons à nous écrier avec David :
Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu, tes merveilles et tes desseins en notre faveur : rien n'est comparable à toi; je voudrais les redire et les proclamer; ils sont trop nombreux pour être comptés (Psaume 40.6)

Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne, 1.17.1

Source

L'argent

Comme toute chose, l'argent n'est ni bon ni mauvais : tout dépend de ce que l'on en fait. Dans l'idéal, l'argent est un moyen, et non pas un but en soi.

De même que peindre un tableau fige la réalité, mais demeure un moyen de la faire connaître, la monnaie (1) n'est qu'un moyen, un intermédiaire : le tableau n'est pas le paysage, la monnaie n'est pas la richesse.

Avec la monnaie (1), on sort en quelque sorte du monde réel pour entrer dans un monde virtuel (ce que la Bible appelle idolâtrie). Cependant, bien que n'étant pas du monde, l'être de foi est dans le monde (2), et il a comme les autres besoin d'argent pour vivre (3).


Quel maître servons-nous ?

Cependant, on ne peut servir 2 maîtres, la réalité vraie qui fait vivre (Dieu) et la réalité virtuelle vue comme réalité vraie qui fait vivre (Mammon, l'argent) - cf. Mat 6:24.

De plus, il est dit de donner gratuitement ce qu'on a reçu gratuitement (Mat 10:8) : mesurez à cette aune le comportement de ceux qui vendent des prêches sur internet, ou font de la cure d'âme chrétienne payante, ou encore réclament la dîme comme un dû (4) - sont-ils serviteurs (5), ou sont-ils mercenaires ?


Mettre en commun

Dans la Bible, les êtres de foi mettent tout en commun (Actes 2:44), sont littéralement "communistes" (6) (1 Tim 6:18). Non seulement les peines, les joies et les fardeaux sont mis en commun, partagés, mais également les biens (et si l'on prête, ce n'est pas à intérêt!).

Nous voyons cependant en Actes 2:45 qu'il ne s'agit pas de tout donner, mais uniquement ce qui nous reste en plus des besoins normaux : le terme traduit par "biens" a une notion de "superflu" - ce que nous dépenserions pour des choses qui ne sont pas indispensables (7).

N'oublions pas non plus la notion biblique d'égalité :
concernant la manne au désert, ceux qui en avaient peu en avaient suffisamment, et ceux qui en avaient beaucoup n'en avaient pas de trop.


Posséder pour se sentir exister ?

Derrière l'argent se cache la notion de possession : nous croyons posséder, alors que nous sommes possédés. Vouloir posséder cache la peur de ne pas exister : la possession donne l'impression d'être quelqu'un. Si nous n'y prenons pas garde, c'est l'argent et les biens qui finiront par nous posséder!

La possession existe aussi sans la notion d'argent ou de biens (posséder quelqu'un, posséder des qualités, etc.). L'être humain qui se prétend être de foi doit se détacher de cette notion de possession (bien entendu il possède toujours, mais par nécessité, et posséder n'est plus un attachement, un conditionnement, un pré-requis au bonheur).

Source



(1) La monnaie sert avant tout d'intermédiaire dans les échanges : on peut vendre 3 moutons et attendre les récoltes pour acheter du blé, plutôt qu'attendre la moisson pour vendre les moutons, ou de les vendre en signant une lettre de créance. Comparée à des biens (objets, cultures végétales, animaux d'élevage, etc.), la monnaie est plus abstraite, dans le sens où un objet, un aliment, un service, etc. sont transformés en une seule et même espèce (que ce soit de la monnaie physique ou électronique). Contrairement au troc, la monnaie permet d'avoir une meilleure constance dans l'échange, du fait qu'on lui donne une valeur qui théoriquement varie peu avec le temps - les échanges sont par conséquent plus justes. Cette abstraction permet également de mieux comptabiliser des avoirs - difficile d'additionner des chèvres et des camemberts! - et de résoudre le problème de l'échange impossible (on ne peut couper une vache en deux parce qu'elle vaut 4 moutons et qu'on n'en a que deux à échanger! On ne peut stocker certains moyens trop longtemps comme moyen d'échange) - alors que la monnaie n'est pas affectée par l'usure du temps. Et ceci d'autant plus qu'elle prend moins de place que p.ex. un troupeau de chameaux ou un stock de bois. Finalement, contrairement aux végétaux et aux animaux, la monnaie résiste aux épidémies.

(2) Lire Luc 16:11 et Mat 22:21, où le Christ nous apprend à utiliser avec sagesse et pragmatisme les éléments du monde.

(3) Ce qui n'empêche pas d'utiliser le troc quand c'est possible.

(4) La dîme, c'est en fait le 1/10 donné à Dieu, à savoir : offrir en sacrifice notre part humaine (dix).

(5) et non pas ministres... (le mot traduit dans nos bibles par "ministre" signifie "serviteur").

(6) 1 Tim 6:18 a réellement dans le grec le mot "communiste", qui cependant n'a rien à voir avec ce que l'homme a mis en oeuvre dans le monde : le vrai communisme, celui de la Bible, n'est pas un système politique de domination, mais un partage volontaire des biens.

(7) Le cas d'Ananias et Sapphira en Actes 5 est différent : ils sont punis non pas pour ne pas avoir tout donné, mais parce qu'ils prétendaient tout donner alors que ce n'était pas le cas. Quant au jeune homme riche de Luc 18, son argent était pour lui un obstacle : il respectait la loi, mais il lui manquait la relation - la foi - avec son Dieu (viens! suis-moi!), et cet obstacle entre lui et Dieu (l'argent qui donne l'impression d'exister) devait être écarté pour dégager le chemin (même cas chez Job : il doit tout perdre pour pouvoir dire : j'avais entendu parler de toi, mais maintenant je vois!).

Église

Église signifie littéralement  appelé hors de
Hors du monde, hors du vieil homme, hors de la sphère de la ténèbre et du satan
Ceux qui font partie de l'Église sont donc ceux qui ont été appelés hors de par Dieu

L'Église n'a pas d'Histoire : les "Histoire de l'Église" ne sont que des récits sur des événements, des personnages, appartenant à telle ou telle dénomination (*)

La véritable Église n'est connue que de Dieu seul : on ne peut écrire son histoire

Source

(*) Ainsi, l'"Histoire de l'Église" catholique parlera de "Saints", y compris de "Saints" qui ont effectué des croisades, participé à l'Inquisition, etc., l'"Histoire de l'Église" protestante parlera des camisards se battant contre les catholiques, et ainsi de suite pour chaque dénomination. Comme on le voit, dans toutes ces histoires, tous ces personnages sont des "saints", de glorieux assa-saints, d'illustres défenseurs de la vérité humaine pseudo-divine, des héros se croyant serviteurs du Très-Haut tout en servant le très-bas

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