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Prêt(e) à faire face à la réalité ?

Ce qui est passionnant lorsqu'on écrit des textes relatifs à la Bible, ce sont les réactions des lecteurs. Non pas ce qu'ils disent, mais ce qui se cache derrière leurs paroles.

Souvent, nous avons l'impression qu'ils ont une certaine appréhension (pour ne pas dire une certaine peur) concernant leur zone de confort, de laquelle ils seront conduits à sortir s'ils acceptent d'aller jusqu'au bout de ce qu'impliquent certaines paroles de la Bible.

S'ils refusent (souvent inconsciemment) l'inconfort qu'implique la foi totale (celle qui va jusqu'au bout de ses propres implications logiques), il en résulte souvent du déni face à la vérité, et/ou la construction d'une pseudo-réalité face à la réalité vraie.

C'est pourquoi souvent Jésus ne répondait pas à la question posée, mais à la raison inconsciente (ou pas) du pourquoi on posait la question.

Jésus s'adressait, et s'adresse encore aujourd'hui, à l'être entier, et pas seulement à sa curiosité (justifiée ou non, consciente au inconsciente, qui fait sens ou insensée).

Il apportait, disait, était, La Vérité, qui rend libre: alors, pourquoi fuir la vérité ?

Dieu a-t-il des émotions ?

Il faut être très prudent quand on parle des sentiments de Dieu - y compris de son amour! En fait les gens de la Bible comme nous-mêmes avons tendance à projeter sur Dieu nos sentiments. Nous imaginons que Dieu réagit exactement comme nous alors que nous n'en savons absolument rien! Quand Dieu, par exemple, permet que du mal nous atteigne, nous avons l'impression que Dieu est très éloigné de nous. Nous imaginons alors qu'il est en colère à notre égard. Ce n'est là qu'une manière de dire qu'il nous paraît absent ou lointain. Nous projetons sur la personne de Dieu ce que nous devrions dire à propos de notre relation avec Lui.

Les problèmes surgissent quand on essaye de comprendre comment s'articule en Dieu sa colère et son amour ou pire sa prétendue "vengeance" et son amour. Il faut ici se dire que nous ne savons en fait rien de la colère ni même de l'amour "à l'intérieur" de Dieu. Nous ne percevons Dieu que dans la relation que nous entretenons avec Lui. Et nous ne pouvons parler que de ce que nous percevons de cette relation. Dans telle situation, j'ai l'impression que Dieu m'aime, dans telle autre qu'il m'en veut. Je ne peux pourtant pas dire ce que cet "amour" ou ce "m'en vouloir" signifient pour Dieu lui-même, ni comment ils se relient l'un à l'autre.

Il faut donc autant que possible éviter de parler des sentiments de Dieu et se contenter de dire l'impression que Dieu nous fait dans la relation que nous entretenons avec Lui. Il faut de même constamment traduire dans d'autres termes les expressions bibliques qui parlent des sentiments divins.

Source

Lire en complément
Que signifie le fait que l'homme a été créé à l'image et selon la ressemblance de Dieu ?

Qui a raison ?

Vous allez être surpris(e) par cette affirmation... mais attendez la suite...

Dans son propre référentiel, chacun a raison

Oui, vous avez bien lu
Si par exemple le référentiel d'une personne est de dire: "je ne crois que ce que la science a pu prouver", cette personne aura raison d'être sceptique concernant tout ce que la science n'a pas (encore) prouvé.
Si le référentiel d'une personne est de dire: "la Bible ne doit être abordée que dans son sens littéral", cette personne aura raison d'être créationniste.

Le danger
Il y a cependant un danger, qui consiste à se construire son petit monde perso avec sa logique perso et ses explications perso, et ensuite d'arranger les pots (théorie scientifique, théologie, citation de versets sortis de leur contexte) pour les faire correspondre à ce petit monde perso construit sur mesure.

Comment éviter ce piège
Recherchez le pourquoi du pourquoi du pourquoi etc. jusqu'à ce que vous parveniez à la racine du sujet. Souvent, vous vous rendrez compte que le sujet était mal posé, ou qu'il était un faux problème, ou que les informations à disposition étaient inexactes, ou datées, ou ne concernaient pas ce sujet mais un sujet proche, etc.

La solution
Avec cette méthode des "pourquoi" vous parviendrez, non pas à prouver que tel ou telle se trompe (puisque, comme nous l'avons montré plus haut, chacun a raison dans son propre référentiel), mais que le référentiel adopté par cette personne n'a pas de bases solides, est construit sur du sable, voire en lévitation dans un monde irréel.

A ne pas oublier
Dans ce contexte, n'oubliez pas que la science n'explique pas la réalité, mais comment l'être humain comprend la réalité, et que la religion est un système que se construit l'être humain pour fuir Dieu.

Lire en complément
Le pourquoi du pourquoi: mise en pratique
Le rasoir d'Ockham est à double tranchant

Etre dans la vérité... et non pas dans une soupe idéolâtre

Comment rester dans la vérité et ne pas tomber dans le sectaire ?

Premièrement, n'être en rien idolâtre: ne pas mettre au-dessus de la foi des id[é]ologies, des dogmes théologiques non bibliques, de pseudo-théories facilement démontables, etc.

Ensuite, éviter le "patois de Canaan". Cela peut paraître au premier abord ridicule, mais réfléchissez un peu : comment le commun des mortels vous comprendra-t-il si dans chaque phrase que vous prononcez se trouvent 3 mots qu'il ne comprend pas ?

Enfin, munissez-vous d'une bonne traduction de la Bible, non-id[é]ologisée (y compris dans les commentaires), voire même d'une version inter-linéaire si votre amour de la vérité est total.

Surtout, soyez à l'Écoute!

Complément de lecture: slides

Les marques de l'homme spirituel

Le concept de spiritualité varie d'un groupe chrétien à l'autre. Dans certains milieux, on considère comme très spirituel le bavard qui parle de religion continuellement. D'autres considèrent qu'une exubérance tapageuse est une marque de spiritualité. Dans certaines églises, celui qui prie le premier, le plus fort et le plus longuement, s'acquiert la réputation d'être l'homme le plus spirituel de l'assemblée.

Il est vrai qu'un témoignage vigoureux, des prières fréquentes et une louange sonore peuvent aller de pair avec une vraie spiritualité. Mais il est important que nous comprenions que tout cela ne constitue pas en soi la preuve que la spiritualité soit présente.

La vraie spiritualité se manifeste par certains désirs dominants. Ce sont des besoins permanents, profonds et suffisamment puissants pour motiver et contrôler notre vie. Permettez-moi d'en donner une liste succincte. Par commodité, je ne ferai aucun effort pour tenter de déterminer leur ordre d'importance.

Tout d'abord, il y a le désir d'être saint plutôt qu'heureux. Le désir de bonheur qu'éprouvent tant de Chrétiens faisant profession de posséder un degré supérieur de sainteté suffit à prouver qu'une telle sainteté n'est pas réellement présente. L'homme véritablement spirituel sait que Dieu nous comblera abondamment de joie, dès que nous serons capables de la recevoir sans mettre notre âme en danger. C'est pour cela que l'homme spirituel n'exigera pas immédiatement le bonheur. John Wesley, parlant des membres de l'une de ses toutes premières Sociétés Méthodistes, disait qu'il doutait qu'ils aient été rendus parfaits quant à l'amour, parce qu'ils venaient à l'église pour y trouver leur satisfaction, et non pour y apprendre à devenir saints.

On peut considérer qu'un homme est spirituel quand il veut voir exalter l'honneur de Dieu dans sa vie, même s'il doit en souffrir temporairement un déshonneur ou une perte. Un tel homme priera ainsi : "Que Ton Nom soit sanctifié !" Et il ajoutera silencieusement : "Quel qu'en soit le coût pour moi, Seigneur !" Il vit pour la gloire et l'honneur de Dieu, par une sorte de réflexe spirituel. Tous ses choix sont déjà faits d'avance pour la gloire de Dieu, avant même qu'ils se présentent. Il n'a pas besoin d'en débattre dans son propre coeur. Il n'y a plus rien à débattre. La gloire de Dieu lui est indispensable. Il la recherche avec la même avidité qu'un homme qui suffoque cherche à respirer.

L'homme spirituel veut porter sa croix. Beaucoup de Chrétiens acceptent en soupirant l'adversité ou la tribulation, et les considèrent comme leur croix. Ils oublient que ces choses arrivent aussi bien au saint qu'au pécheur. La croix est cette adversité particulière qui nous atteint en raison de notre obéissance à Christ. Personne ne nous force à porter cette croix. C'est nous qui, volontairement, nous en chargeons, dans la pleine connaissance de toutes les conséquences. Nous choisissons d'obéir à Christ et, par là même, nous choisissons de porter notre croix.

Porter une croix signifie être attaché à la Personne de Christ, être engagé à accepter la Seigneurie de Christ, et être décidé à obéir aux commandements de Christ. L'homme qui est ainsi attaché, engagé et décidé, est un homme spirituel.

Un Chrétien est spirituel quand il considère toutes choses du point de vue de Dieu. La marque d'une vie remplie de l'Esprit est la capacité à évaluer toutes choses à l'aune de Dieu, et de ne leur accorder que la valeur que leur accorde Dieu.

Dieu peut en même temps voir les choses, et au travers des choses. Son regard ne reste pas à la surface, mais pénètre au coeur de la véritable signification des choses. Le Chrétien charnel regarde un objet ou une situation, mais il ne voit pas au travers. C'est pour cela qu'il est vite encouragé ou déprimé par ce qu'il voit. L'homme spirituel est capable de voir au travers des choses, comme Dieu le fait, et pense à leur égard ce que Dieu pense aussi. Il tient à voir toutes choses comme Dieu les voit, même si cela doit l'humilier et manifester douloureusement son ignorance.

Un autre désir de l'homme spirituel est de préférer la mort à une vie mal vécue. Une marque certaine de l'homme de Dieu mûr est son indifférence devant la mort. Le Chrétien qui aime cette terre et qui est attaché à son corps considère la mort avec une terreur muette dans son coeur. Mais à mesure qu'il apprend à vivre selon l'Esprit, il devient de plus en plus indifférent au nombre de ses années ici-bas. En même temps, il devient de plus en plus soucieux du genre de vie qu'il peut mener sur cette terre. Il n'acceptera jamais d'acheter quelques jours supplémentaires de vie terrestre au prix de compromis et d'échecs. Il désire avant tout être droit, et il est heureux de laisser Dieu décider du nombre de ses jours. Il sait qu'il peut se permettre de mourir, maintenant qu'il est en Christ. Mais il sait aussi qu'il ne peut pas se permettre de faire le mal. C'est cette connaissance qui devient comme un gyroscope lui permettant de stabiliser ses pensées et ses actions.

Une autre marque de l'homme spirituel est le désir de voir les autres progresser, même à son détriment. Il veut voir les autres Chrétiens au-dessus de lui. Il est heureux quand ils sont élevés, et qu'il est lui-même négligé. Il n'a aucune envie dans son coeur. Quand ses frères sont honorés, il est heureux, parce que c'est la volonté de Dieu, et que cette volonté est son ciel sur la terre. Si cela plaît à Dieu, cela lui plaît aussi. Et s'il plaît à Dieu d'élever quelqu'un au-dessus de lui, il est satisfait qu'il en soit ainsi.

L'homme spirituel prononce en général ses jugements à la lumière de l'éternité, et non à celle du temps. Par la foi, il s'élève au-dessus des contingences terrestres et du flot du temps, et il apprend à penser et à sentir comme celui qui a déjà quitté le monde, et qui a déjà rejoint l'innombrable compagnie des anges et de l'assemblée de l'Église du Premier-né, de ceux dont les noms sont inscrits dans les cieux. Un tel homme préfère être utile que célèbre. Il préfère servir qu'être servi. 

Tout cela ne peut être réalisé que par l'opération du Saint-Esprit dans la vie de l'homme spirituel. Personne ne peut devenir spirituel par lui-même. Seul l'Esprit de liberté peut rendre un homme spirituel.

A. W. Tozer

Le protestantisme


Le protestantisme évoque une manière singulière de se tenir devant Dieu. Il est au croisement d'une théologie de la grâce qui proclame l'amour inconditionnel de Dieu, d'un attachement à la liberté de conscience et à la responsabilité, et d'un enracinement dans la parole de la Bible qui fonde et éclaire la foi.




Qui est Dieu ?

Dieu est un Esprit infiniment heureux,
c'est pourquoi approchons-le avec joie!

Il est un Esprit d'une infinie majesté,
c'est pourquoi venons devant lui avec respect.

Il est un Esprit infiniment élevé,
c'est pourquoi offrons nos sacrifices d'action de grâce
avec la plus profonde humilité...

Dieu est infiniment saint,
approchons-le donc avec pureté.

Il est infiniment glorieux,
reconnaissons son excellence dans tout ce que nous faisons
et dans nos mesures contribuons à sa gloire,
en ayant les objectifs les plus élevés lorsque nous l'adorons.

Dieu est infiniment provoqué par nos oeuvres,
offrons donc notre culte par le biais d'un médiateur
qui nous donne la paix et qui intercède pour nous.

Stephen Charnock (1628-1680)

Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)


J'élève mes yeux vers les montagnes d'où vient mon secours (Psaumes 121:1)