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Tout ce qui n'est pas éternel est éternellement inutile (C.S. Lewis)

Que Ta Volonté soit faite

Nous prions "Que Ta Volonté soit faite!"
...et quand ta volonté s'accomplit elle ne nous satisfait pas et nous sommes irrités...!

Quoi que Dieu fasse, c'est ce qui devrait nous plaire le mieux.
C'est ainsi que nous demeurerons dans une Paix totale.

"Ah! si c'était arrivé autrement ce serait mieux!"
"Si cela ne s'était pas produit, telle autre chose aurait été meilleure!"
Tu n'obtiendras pas la Paix tant que tu penseras ainsi.

Accueille ce que Dieu te donne comme étant ce qu'il y a de meilleur!

Eckhart


Seul

La plupart des grandes âmes de ce monde ont été solitaires.
La solitude semble être le prix que le saint doive payer pour sa sainteté.


Article de Aiden Wilson Tozer

A l'aube du monde, ou plutôt, à l'époque de ces étranges ténèbres qui sont venues sur la terre après l'aube de la création de l'être humain, Enoch marchait avec Dieu, et il ne fut plus, parce que Dieu le prit. Bien que cela ne soit pas écrit aussi clairement, il est très probable qu'Enoch suivit un chemin complètement séparé de celui de ses contemporains.

Noé fut un autre solitaire qui, parmi tous les êtres humains antédiluviens, trouva grâce devant le Seigneur. Tout semble montrer qu'il vécut une vie solitaire, au milieu même de son propre peuple.

Abraham bénéficiait de la compagnie de Sarah et de Lot. Il possédait aussi de très nombreux serviteurs et bergers. Mais tous ceux qui lisent son histoire, ainsi que les commentaires qu'en firent les apôtres, ne peuvent aussitôt manquer de remarquer qu'il fut "un homme dont l'âme était comme une étoile, et qui demeurait à part". Pour autant que nous le sachions, Dieu lui a toujours parlé alors qu'il était loin de toute compagnie humaine. Face contre terre, il communiait avec son Dieu. Une dignité humaine innée lui interdisait d'adopter cette posture en présence des autres. Combien solennelle et douce fut cette scène nocturne, la nuit où il fit un sacrifice, et où il vit des flammes de feu se déplacer au milieu des offrandes partagées! Là, seul au milieu de l'horreur de ces profondes ténèbres, il entendit la voix de Dieu, et sut qu'il était un homme marqué par la faveur divine.

Moïse aussi, fut un homme à part. Alors qu'il était encore attaché à la cour de Pharaon, il entreprenait de longues marches solitaires. C'est au cours de l'une de ces marches, loin des foules, qu'il aperçut un Hébreu et un Égyptien se battre, et qu'il vint au secours de son compatriote. Cela entraîna sa fuite hors d'Egypte, et il demeura dans le désert, dans une réclusion presque totale. Là, alors qu'il gardait seul ses brebis, il vit le miracle du buisson ardent. Plus tard, au sommet du Sinaï, il se tapit, solitaire, rempli d'une fascination respectueuse, pour contempler la Présence divine, partiellement manifestée au milieu des nuées et des flammes.

Les prophètes des époques antérieures au Christianisme furent très différents les uns des autres. Mais ils avaient en commun un signe distinctif: leur solitude forcée. Ils aimaient leur peuple et glorifiaient la religion de leurs pères, mais leur loyauté au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ainsi que leur zèle pour la nation d'Israël, les ont éloignés des foules, pour passer par de longues périodes d'abattement. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère (Psaume 69:8), s'est exclamé l'un d'eux, qui s'exprimait sans le savoir pour tous les autres.

Mais le plus révélateur fut la vie de Celui dont Moïse et tous les prophètes ont parlé. Il a suivi Sa route solitaire vers la Croix. Sa profonde solitude ne fut jamais comblée par la présence des multitudes.
Il est minuit, et sur le mont des oliviers,
S'éteint la clarté de l'étoile tardive.
Il est minuit - isolé au fond du jardin,
Notre Sauveur souffrant lutte et prie, solitaire.
Il est minuit - loin de la présence de tous,
Notre Sauveur combat, angoissé, isolé.
Ses disciples eux-mêmes, et tous ceux qu'Il aimait,
N'ont pas vu le chagrin et les pleurs de leur Maître.
(William B. Tappan)
Il est mort seul dans les ténèbres, caché de la vue des mortels. Personne n'était là quand Il est sorti triomphant du tombeau, quoique beaucoup le virent par la suite et rendirent témoignage de ce qu'ils avaient vu.

Certaines choses sont trop sacrées pour qu'aucun oeil puisse les regarder, si ce n'est l'oeil de Dieu. La curiosité, le tumulte, les efforts bien intentionnés mais maladroits pour aider, ne peuvent qu'entraver l'âme qui soupire après Dieu et rendre difficile, sinon impossible, la communication, venant de Dieu, du message secret, au coeur qui se tient dans l'adoration.

Nous réagissons parfois comme mus par un réflexe religieux, et nous continuons à répéter les mêmes phrases et les mêmes mots, même s'ils sont impuissants à exprimer nos sentiments réels et à traduire l'authenticité d'une expérience personnelle. Nous vivons en ce moment même à une époque semblable. Poussé par une certaine loyauté conventionnelle, quelqu'un, en entendant pour la première fois cette vérité inhabituelle, pourrait dire sur un ton vif: "Oh, je ne suis jamais seul! Christ a dit: Je ne te quitterai jamais, et ne t'abandonnerai jamais, et aussi: Voici, je suis avec vous tous les jours. Comment pourrais-je être seul, puisque Jésus est avec moi ?"

Je ne veux pas douter de la sincérité d'un tel Chrétien, mais ce témoignage, donné comme une vérité toute faite, est trop beau pour être vrai. Il est évident que c'est ce que cette personne souhaite être vrai pour elle. Mais ce n'est pas une vérité personnelle forgée par l'expérience. Ce joyeux refus de reconnaître la solitude prouve seulement qu'il s'agit de quelqu'un qui n'a jamais vraiment marché avec Dieu sans le secours et l'encouragement apportés par la société. Le sentiment de communion que l'on attribue souvent à tort à la présence de Christ peut facilement être produit par la présence de gens qui nous entourent de leur amitié.

Rappelez-vous toujours ceci: on ne porte jamais sa croix à plusieurs! Même quand nous sommes entourés d'une grande foule, notre croix nous est personnelle. Le simple fait de la porter fait déjà de nous un être à part. La société s'est déjà tournée contre nous. Sinon, nous n'aurions pas de croix à porter! Personne ne veut être l'ami de quelqu'un qui porte une croix. Ils l'abandonnèrent tous, et s'enfuirent.

La douleur provoquée par la solitude provient de la constitution de notre nature. Dieu nous a faits les uns pour les autres. Le désir d'une compagnie humaine est entièrement naturel et normal. La solitude du Chrétien vient du fait qu'il marche avec Dieu dans un monde qui n'accueille pas Dieu. Cette marche doit même le couper de la communion de beaucoup de bons Chrétiens, comme de la communion d'un monde non régénéré.

Le saint solitaire, par l'instinct que lui a donné Dieu, aspire ardemment à la communion avec ses semblables, avec ceux qui peuvent comprendre ses désirs, ses aspirations, et son besoin vital de l'amour de Christ. Mais il est obligé de marcher seul, car il y a si peu d'êtres, dans son cercle d'amis proches, qui partagent ses expériences intimes! Les aspirations insatisfaites des prophètes, et leur désir d'être compris par leurs semblables, les ont poussés à donner libre cours à leurs complaintes. Notre Seigneur aussi a connu les mêmes souffrances.

Un être humain qui a vécu la Présence divine par une véritable expérience intérieure, ne rencontrera pas beaucoup de personnes qui le comprendront. Bien entendu, il ne manquera pas d'une certaine communion sociale, quand il se mêlera à ses frères, dans les activités habituelles de l'église. Mais il aura du mal à trouver une vraie communion fraternelle. Toutefois, il ne doit pas s'attendre à autre chose. Après tout, il est un étranger et un voyageur. Le voyage qu'il a entrepris se fait avec son coeur et non avec ses pieds. Il marche avec Dieu dans le jardin de sa propre âme. Qui, sinon Dieu, peut y marcher avec lui ? Il a un esprit différent de celui des multitudes qui fréquentent les parvis de la maison du Seigneur. Il a vu ce dont les autres ont seulement entendu parler. Il marche au milieu d'eux un peu comme Zacharie marchait au milieu du peuple, en revenant de l'autel des parfums, et dont les gens disaient: Il a eu une vision!

L'être humain véritablement spirituel est en réalité une bizarrerie. Il ne vit pas pour lui-même, mais s'occupe des intérêts d'un Autre. Il cherche à persuader les gens de tout donner à son Seigneur, et ne réclame rien pour lui-même. Il trouve son délice à ne pas être honoré, mais à voir son Sauveur glorifié aux yeux des êtres humains. Sa joie consiste à voir son Seigneur exalté, et lui-même négligé. Il rencontre peu de gens désirant parler de ce qui est le suprême objet de son intérêt. Il reste donc souvent silencieux et préoccupé, au milieu du brouhaha des bavardages religieux. A cause de cela, il a gagné la réputation d'être ennuyeux et exagérément sérieux. On l'évite donc, et le fossé se creuse entre lui et le reste de la société. Il cherche des amis dont les vêtements pourraient exhaler l'odeur de la myrrhe, de l'aloès et de l'acacia venant des palais d'ivoire, mais il en trouve peu, s'il en trouve. Comme la Marie d'autrefois, il garde ces choses dans son coeur.

C'est cette solitude même qui le pousse dans la présence de Dieu. Car mon père et ma mère m'abandonnent, mais l'Eternel me recueillera (Psaume 27:10). Son incapacité à trouver une amitié humaine le pousse à chercher en Dieu ce qu'il ne peut trouver nulle part ailleurs. Dans sa solitude intérieure, il apprend ce qu'il ne pourrait jamais apprendre au milieu de la foule: que Christ est tout en tous, qu'Il a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, et qu'en Lui nous possédons le Bien suprême de la Vie.

Je dois encore dire deux choses.

La première, c'est que l'être humain solitaire dont nous parlons n'est pas un être humain hautain, ni quelqu'un qui se croit plus saint que les autres. Il n'est pas ce saint austère férocement satirisé dans la littérature populaire. Il est porté à penser qu'il est le dernier de tous les êtres humains, et se rend seul responsable de sa solitude même. Il veut partager ses sentiments avec les autres, et reste prêt à ouvrir son coeur à toute âme qui partagerait ses aspirations, et qui serait prête à le comprendre. Mais le climat spirituel qui l'entoure n'encourage pas ces partages. Il reste donc dans le silence et raconte ses chagrins à Dieu seul.

La seconde chose, c'est que le saint solitaire n'est pas un être humain replié sur lui-même, qui se serait endurci contre les souffrances des êtres humains, et qui passerait ses journées à contempler le ciel. C'est même tout le contraire. Sa solitude le prédispose à sympathiser avec ceux qui ont le coeur brisé, ceux qui sont tombés, et ceux qui ont été blessés par le péché. Parce qu'il est détaché du monde, il est d'autant plus apte à aider ceux qui sont dans le monde.

Maître Eckhart enseignait à ses disciples que s'ils étaient enlevés au troisième ciel, alors qu'ils étaient en prière, et qu'ils se rappelaient, juste à ce moment précis, qu'une pauvre veuve avait besoin de manger, ils devaient interrompre aussitôt leur prière pour aller prendre soin de cette veuve. Il ajoutait: "Dieu ne permettra pas que vous subissiez la moindre perte spirituelle en faisant cela! Vous pourrez reprendre plus tard votre prière, et le Seigneur vous rejoindra au point où vous étiez auparavant!" Cet enseignement est typique des grands mystiques et des maîtres de la vie intérieure, depuis Paul jusqu'à nos jours.

La faiblesse de tant de Chrétiens modernes est due au fait qu'ils se sentent trop à l'aise dans ce monde. Dans leurs efforts pour "s'ajuster" paisiblement à une société non régénérée, ils ont perdu leur caractère de pèlerin. Ils sont devenus une partie essentielle de ce même ordre moral qu'ils avaient la mission de combattre. Le monde les reconnaît et les accepte pour ce qu'ils sont. Et c'est la chose la plus triste que l'on puisse dire en ce qui les concerne. Ils ne sont pas solitaires. Mais ils ne sont pas non plus saints!

Aiden Wilson Tozer (ce texte, qui semble aussi décrire l'expérience personnelle de son auteur, se trouve à plusieurs endroits sur le Net)

Autres textes du même auteur :

Libres!

Le dilemme

Le NT (Paul) nous dit que notre vieil homme est mort.
Or, la réalité nous montre que nous continuons de pécher (de manquer la cible),
alors que nous devrions être parfaits (au but).

Où est le problème ?

N'essayons pas de résoudre ce dilemme comme les Galates (3:1), qui essayaient de vivre par les oeuvres de la Loi : c'est en effet Christ en nous qui doit être notre moteur, et non pas nous-mêmes ("notre chair").

Mais commençons par le commencement

Pour notre salut, c'est Christ qui a tout accompli.
Lorsque Dieu l'a vu en croix, c'est nous qu'Il a vus.

Lorsqu'à présent Il nous regarde, c'est Christ qu'Il regarde.
Nous sommes Ses héritiers.

Il en est de même pour notre marche

A la croix, notre vieil homme est mort avec Christ.
Il a été enterré avec Christ.

Et notre Nouvel Homme est ressuscité avec Christ.
L'héritage est à disposition.

Encore faut-il l'utiliser, par la foi

A quoi sert un héritage, si nous ne l'utilisons pas ?
Voyez-vous morts-du-fait-du-péché, d'une part
Vivants d'autre part pour Dieu en Christ Jésus
(Rom 6:11)

"Voyez-vous morts-du-fait-du-péché" : par la foi

De même que, lorsque nous avons peur, cette peur est surmontée par notre foi - car l'amour jette dehors la peur - par cette même foi vivons avec la conviction que notre vieil homme est effectivement mort, car IL EST MORT, et laissons Christ vivre Sa Vie en nous.

Soyez parfaits!

Parfait veut dire au but, complet, ou plutôt complété - par Christ, Nouvel Homme.

Soyez libres!

Plus nous laissons Christ prendre les rênes de notre vie, plus nous sommes - paradoxalement - libres!

Le pire en pire contre-attaque

Ah, vieil homme, quand tu nous tiens !

1. NBS = une traduction dangereuse, disent certains - pour la simple raison que cette traduction vivante les gêne aux entournures, du fait qu'elle dit ce que les mots veulent réellement dire (les 3 exemples cités dans l'article concerné le démontrent...).

2. La grande mode actuellement (mais ce n'est pas si nouveau que cela...), tant philosophiquement que scientifiquement, est de nier le libre arbitre, sous prétexte que tout s'explique par la chimie du cerveau. C'est comme si on niait les ondes radio du fait que l'appareil qui les transforme en son est formé de molécules... Cet article par contre présente la donnée du problème de manière très judicieuse (*).

3. Dans cet article nous montrons que si nous adoptons des traditions extra-bibliques, la moindre des onces d'honnêteté devrait consister à le reconnaître, plutôt que de dire "la Bible seule !" tout en ayant des traditions qui la contredisent. Les catholiques, eux, "s'en sortent" en avouant ouvertement leur attachement à des traditions non-bibliques.

Christ est chemin et vérité et vie
Certains préfèrent le pseudo-chemin (esprit religieux)
et la pseudo-vérité (dogmes extra-bibliques)
et la pseudo-vie (celle du vieil homme)

A vous de choisir !

Lire également: Le sens des mots

(*) ...et résout en partie l'énigme exposée dans cette vidéo

Le coeur de l'évangile

Quel est le coeur de l'évangile ?

Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait pour nous péché, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu
(2 Cor 5:21)

Ces 15 mots grecs ont un sens: Il - Dieu - a fait Jésus devenir péché.

Que veut dire "Il a fait Jésus devenir péché" ? ça n'a qu'un seul sens:


  • Il l'a traité comme s'il avait commis tous les péchés commis par toutes les personnes qui ont cru - alors qu'en fait il n'en a commis aucun.
       
  • Cloué à la croix, il était d'une sainteté incomparable, il était l'agneau sans tache, il n'a jamais été pécheur pour une fraction de seconde, il était le Dieu Saint sur la croix.
       
  • Mais Dieu l'a traité comme s'il avait vécu ma vie. Dieu a puni Jésus pour mes péchés - et à l'inverse Il m'a traité comme si j'avais vécu sa vie.


C'est la grande doctrine de la substitution, et de cette doctrine découle toute la Réforme de l'Eglise qui est au coeur de l'Evangile.

Et ce que vous obtenez, c'est le pardon total couvert par la justice de Jésus-Christ.

Quand Il regarde à la croix Il vous voit - et quand Il vous regarde Il voit Christ.

John MacArthur

Tout est sous Son contrôle

Nous savons d'ailleurs que Dieu
fait tout travailler ensemble
au bien de ceux qui l'aiment,
qui sont appelés selon son projet
(Romains 8:28)

Seules les âmes fidèles croient que Dieu dirige lui-même les circonstances de leur vie.

Nous prenons bien des libertés à l'égard des circonstances que nous traversons,
et, malgré nos belles déclarations,
nous ne croyons pas vraiment que Dieu en est le Maître.

Nous agissons tout à fait comme si c'étaient les hommes qui dirigeaient les événements de notre vie.

Etre fidèle en toutes circonstances, c'est reconnaître une seule autorité, celle du Seigneur.

Lorsque Dieu met brusquement fin à tel concours de circonstance,
alors seulement nous découvrons qu'il avait tout préparé.

Nous n'avons pas compris ses intentions, et ces circonstances particulières ne se reproduiront plus.

C'est ici la pierre de touche de notre fidélité.

Si nous apprenons à louer Dieu dans les circonstances difficiles,
il pourra nous en délivrer quand il le voudra, en un instant.

Tout, pour qu'Il règne (extrait du message du 18 décembre)

Traduction automatique

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La raison d'être de la chrétienté (Église établie, institutionnelle)
est de rendre si possible le christianisme impossible
(Kierkegaard)