Rechercher dans ce blog

Tout ce qui n'est pas éternel est éternellement inutile (C.S. Lewis)

L'argent

Comme toute chose, l'argent n'est ni bon ni mauvais : tout dépend de ce que l'on en fait. Dans l'idéal, l'argent est un moyen, et non pas un but en soi.

De même que peindre un tableau fige la réalité, mais demeure un moyen de la faire connaître, la monnaie (1) n'est qu'un moyen, un intermédiaire : le tableau n'est pas le paysage, la monnaie n'est pas la richesse.

Avec la monnaie (1), on sort en quelque sorte du monde réel pour entrer dans un monde virtuel (ce que la Bible appelle idolâtrie). Cependant, bien que n'étant pas du monde, l'être de foi est dans le monde (2), et il a comme les autres besoin d'argent pour vivre (3).


Quel maître servons-nous ?

Cependant, on ne peut servir 2 maîtres, la réalité vraie qui fait vivre (Dieu) et la réalité virtuelle vue comme réalité vraie qui fait vivre (Mammon, l'argent) - cf. Mat 6:24.

De plus, il est dit de donner gratuitement ce qu'on a reçu gratuitement (Mat 10:8) : mesurez à cette aune le comportement de ceux qui vendent des prêches sur internet, ou font de la cure d'âme chrétienne payante, ou encore réclament la dîme comme un dû (4) - sont-ils serviteurs (5), ou sont-ils mercenaires ?


Mettre en commun

Dans la Bible, les êtres de foi mettent tout en commun (Actes 2:44), sont littéralement "communistes" (6) (1 Tim 6:18). Non seulement les peines, les joies et les fardeaux sont mis en commun, partagés, mais également les biens (et si l'on prête, ce n'est pas à intérêt!).

Nous voyons cependant en Actes 2:45 qu'il ne s'agit pas de tout donner, mais uniquement ce qui nous reste en plus des besoins normaux : le terme traduit par "biens" a une notion de "superflu" - ce que nous dépenserions pour des choses qui ne sont pas indispensables (7).

N'oublions pas non plus la notion biblique d'égalité :
concernant la manne au désert, ceux qui en avaient peu en avaient suffisamment, et ceux qui en avaient beaucoup n'en avaient pas de trop.


Posséder pour se sentir exister ?

Derrière l'argent se cache la notion de possession : nous croyons posséder, alors que nous sommes possédés. Vouloir posséder cache la peur de ne pas exister : la possession donne l'impression d'être quelqu'un. Si nous n'y prenons pas garde, c'est l'argent et les biens qui finiront par nous posséder!

La possession existe aussi sans la notion d'argent ou de biens (posséder quelqu'un, posséder des qualités, etc.). L'être humain qui se prétend être de foi doit se détacher de cette notion de possession (bien entendu il possède toujours, mais par nécessité, et posséder n'est plus un attachement, un conditionnement, un pré-requis au bonheur).

Source



(1) La monnaie sert avant tout d'intermédiaire dans les échanges : on peut vendre 3 moutons et attendre les récoltes pour acheter du blé, plutôt qu'attendre la moisson pour vendre les moutons, ou de les vendre en signant une lettre de créance. Comparée à des biens (objets, cultures végétales, animaux d'élevage, etc.), la monnaie est plus abstraite, dans le sens où un objet, un aliment, un service, etc. sont transformés en une seule et même espèce (que ce soit de la monnaie physique ou électronique). Contrairement au troc, la monnaie permet d'avoir une meilleure constance dans l'échange, du fait qu'on lui donne une valeur qui théoriquement varie peu avec le temps - les échanges sont par conséquent plus justes. Cette abstraction permet également de mieux comptabiliser des avoirs - difficile d'additionner des chèvres et des camemberts! - et de résoudre le problème de l'échange impossible (on ne peut couper une vache en deux parce qu'elle vaut 4 moutons et qu'on n'en a que deux à échanger! On ne peut stocker certains moyens trop longtemps comme moyen d'échange) - alors que la monnaie n'est pas affectée par l'usure du temps. Et ceci d'autant plus qu'elle prend moins de place que p.ex. un troupeau de chameaux ou un stock de bois. Finalement, contrairement aux végétaux et aux animaux, la monnaie résiste aux épidémies.

(2) Lire Luc 16:11 et Mat 22:21, où le Christ nous apprend à utiliser avec sagesse et pragmatisme les éléments du monde.

(3) Ce qui n'empêche pas d'utiliser le troc quand c'est possible.

(4) La dîme, c'est en fait le 1/10 donné à Dieu, à savoir : offrir en sacrifice notre part humaine (dix).

(5) et non pas ministres... (le mot traduit dans nos bibles par "ministre" signifie "serviteur").

(6) 1 Tim 6:18 a réellement dans le grec le mot "communiste", qui cependant n'a rien à voir avec ce que l'homme a mis en oeuvre dans le monde : le vrai communisme, celui de la Bible, n'est pas un système politique de domination, mais un partage volontaire des biens.

(7) Le cas d'Ananias et Sapphira en Actes 5 est différent : ils sont punis non pas pour ne pas avoir tout donné, mais parce qu'ils prétendaient tout donner alors que ce n'était pas le cas. Quant au jeune homme riche de Luc 18, son argent était pour lui un obstacle : il respectait la loi, mais il lui manquait la relation - la foi - avec son Dieu (viens! suis-moi!), et cet obstacle entre lui et Dieu (l'argent qui donne l'impression d'exister) devait être écarté pour dégager le chemin (même cas chez Job : il doit tout perdre pour pouvoir dire : j'avais entendu parler de toi, mais maintenant je vois!).

Église

Église signifie littéralement  appelé hors de
Hors du monde, hors du vieil homme, hors de la sphère de la ténèbre et du satan
Ceux qui font partie de l'Église sont donc ceux qui ont été appelés hors de par Dieu

L'Église n'a pas d'Histoire : les "Histoire de l'Église" ne sont que des récits sur des événements, des personnages, appartenant à telle ou telle dénomination (*)

La véritable Église n'est connue que de Dieu seul : on ne peut écrire son histoire

Source

(*) Ainsi, l'"Histoire de l'Église" catholique parlera de "Saints", y compris de "Saints" qui ont effectué des croisades, participé à l'Inquisition, etc., l'"Histoire de l'Église" protestante parlera des camisards se battant contre les catholiques, et ainsi de suite pour chaque dénomination. Comme on le voit, dans toutes ces histoires, tous ces personnages sont des "saints", de glorieux assa-saints, d'illustres défenseurs de la vérité humaine pseudo-divine, des héros se croyant serviteurs du Très-Haut tout en servant le très-bas

Les fausses conversions

Vous serez peut-être surpris d'apprendre que la Bible n'exhorte pas une seule fois à "accepter Christ", "prendre une décision pour Christ", "demander à Jésus d'entrer dans notre coeur", "accepter Jésus comme sauveur personnel".

L'Évangile commande de se repentir et de suivre Christ. Il s'agit de soumission à Christ. Il entre dans le coeur du pécheur non pas parce que celui-ci le demande, mais parce que celui-ci se repent (regrette ses fautes), abandonne le péché (la cause, en lui, des fautes) et se convertit (se tourne vers son sauveur), puis lui obéir (cherche et exécute Sa Volonté).

Si ce que vous recherchez est juste une certaine paix d'esprit, un bien-être spirituel, mais sans la volonté d'être un véritable disciple - recherche de Sa volonté, étude assidue de sa parole écrite, soumission au saint-Esprit - vous n'êtes alors pas propre au Royaume.

Le Royaume, c'est l'endroit où Christ règne. Il nous a arrachés à l'autorité des ténèbres, et nous a transférés dans le royaume du Fils de son amour (Colossiens 1:13): c'est maintenant, et non pas dans le futur! Amen je vous dis: certains ici debout, ne goûteront pas la mort - jusqu'à ce / afin / tandis - qu'ils voient le Royaume de Dieu venu en puissance (Marc 9:1): le Royaume est venu à la Pentecôte! Il nous a faits Royaume, sacrificateurs à Son Dieu et Père, à Lui [sont] la gloire et la puissance pour les éternités d'éternités. Amen ! (Apocalypse 1:6): le Royaume, c'est l'ensemble de ceux en qui règne Christ!

Avez-vous l'assurance que Christ règne en vous ? Amen, amen, je te dis: Si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3:3).

Ainsi, le Royaume c'est maintenant, et ici, en nous. Sinon, c'est que Christ n'est pas en vous.

(La 1ère partie de cet article est empruntée à L'Évangile selon Jésus, chapitre 10)

Ne perdons pas courage


Les jours sont mauvais

Le besoin est urgent

Notre prière doit se faire pressante,
ardente,
persévérante

Ne perdons pas courage

John MacArthur

Que Ta Volonté soit faite

Nous prions "Que Ta Volonté soit faite!"
...et quand ta volonté s'accomplit elle ne nous satisfait pas et nous sommes irrités...!

Quoi que Dieu fasse, c'est ce qui devrait nous plaire le mieux.
C'est ainsi que nous demeurerons dans une Paix totale.

"Ah! si c'était arrivé autrement ce serait mieux!"
"Si cela ne s'était pas produit, telle autre chose aurait été meilleure!"
Tu n'obtiendras pas la Paix tant que tu penseras ainsi.

Accueille ce que Dieu te donne comme étant ce qu'il y a de meilleur!

Eckhart


Seul

La plupart des grandes âmes de ce monde ont été solitaires.
La solitude semble être le prix que le saint doive payer pour sa sainteté.


Article de Aiden Wilson Tozer

A l'aube du monde, ou plutôt, à l'époque de ces étranges ténèbres qui sont venues sur la terre après l'aube de la création de l'être humain, Enoch marchait avec Dieu, et il ne fut plus, parce que Dieu le prit. Bien que cela ne soit pas écrit aussi clairement, il est très probable qu'Enoch suivit un chemin complètement séparé de celui de ses contemporains.

Noé fut un autre solitaire qui, parmi tous les êtres humains antédiluviens, trouva grâce devant le Seigneur. Tout semble montrer qu'il vécut une vie solitaire, au milieu même de son propre peuple.

Abraham bénéficiait de la compagnie de Sarah et de Lot. Il possédait aussi de très nombreux serviteurs et bergers. Mais tous ceux qui lisent son histoire, ainsi que les commentaires qu'en firent les apôtres, ne peuvent aussitôt manquer de remarquer qu'il fut "un homme dont l'âme était comme une étoile, et qui demeurait à part". Pour autant que nous le sachions, Dieu lui a toujours parlé alors qu'il était loin de toute compagnie humaine. Face contre terre, il communiait avec son Dieu. Une dignité humaine innée lui interdisait d'adopter cette posture en présence des autres. Combien solennelle et douce fut cette scène nocturne, la nuit où il fit un sacrifice, et où il vit des flammes de feu se déplacer au milieu des offrandes partagées! Là, seul au milieu de l'horreur de ces profondes ténèbres, il entendit la voix de Dieu, et sut qu'il était un homme marqué par la faveur divine.

Moïse aussi, fut un homme à part. Alors qu'il était encore attaché à la cour de Pharaon, il entreprenait de longues marches solitaires. C'est au cours de l'une de ces marches, loin des foules, qu'il aperçut un Hébreu et un Égyptien se battre, et qu'il vint au secours de son compatriote. Cela entraîna sa fuite hors d'Egypte, et il demeura dans le désert, dans une réclusion presque totale. Là, alors qu'il gardait seul ses brebis, il vit le miracle du buisson ardent. Plus tard, au sommet du Sinaï, il se tapit, solitaire, rempli d'une fascination respectueuse, pour contempler la Présence divine, partiellement manifestée au milieu des nuées et des flammes.

Les prophètes des époques antérieures au Christianisme furent très différents les uns des autres. Mais ils avaient en commun un signe distinctif: leur solitude forcée. Ils aimaient leur peuple et glorifiaient la religion de leurs pères, mais leur loyauté au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ainsi que leur zèle pour la nation d'Israël, les ont éloignés des foules, pour passer par de longues périodes d'abattement. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère (Psaume 69:8), s'est exclamé l'un d'eux, qui s'exprimait sans le savoir pour tous les autres.

Mais le plus révélateur fut la vie de Celui dont Moïse et tous les prophètes ont parlé. Il a suivi Sa route solitaire vers la Croix. Sa profonde solitude ne fut jamais comblée par la présence des multitudes.
Il est minuit, et sur le mont des oliviers,
S'éteint la clarté de l'étoile tardive.
Il est minuit - isolé au fond du jardin,
Notre Sauveur souffrant lutte et prie, solitaire.
Il est minuit - loin de la présence de tous,
Notre Sauveur combat, angoissé, isolé.
Ses disciples eux-mêmes, et tous ceux qu'Il aimait,
N'ont pas vu le chagrin et les pleurs de leur Maître.
(William B. Tappan)
Il est mort seul dans les ténèbres, caché de la vue des mortels. Personne n'était là quand Il est sorti triomphant du tombeau, quoique beaucoup le virent par la suite et rendirent témoignage de ce qu'ils avaient vu.

Certaines choses sont trop sacrées pour qu'aucun oeil puisse les regarder, si ce n'est l'oeil de Dieu. La curiosité, le tumulte, les efforts bien intentionnés mais maladroits pour aider, ne peuvent qu'entraver l'âme qui soupire après Dieu et rendre difficile, sinon impossible, la communication, venant de Dieu, du message secret, au coeur qui se tient dans l'adoration.

Nous réagissons parfois comme mus par un réflexe religieux, et nous continuons à répéter les mêmes phrases et les mêmes mots, même s'ils sont impuissants à exprimer nos sentiments réels et à traduire l'authenticité d'une expérience personnelle. Nous vivons en ce moment même à une époque semblable. Poussé par une certaine loyauté conventionnelle, quelqu'un, en entendant pour la première fois cette vérité inhabituelle, pourrait dire sur un ton vif: "Oh, je ne suis jamais seul! Christ a dit: Je ne te quitterai jamais, et ne t'abandonnerai jamais, et aussi: Voici, je suis avec vous tous les jours. Comment pourrais-je être seul, puisque Jésus est avec moi ?"

Je ne veux pas douter de la sincérité d'un tel Chrétien, mais ce témoignage, donné comme une vérité toute faite, est trop beau pour être vrai. Il est évident que c'est ce que cette personne souhaite être vrai pour elle. Mais ce n'est pas une vérité personnelle forgée par l'expérience. Ce joyeux refus de reconnaître la solitude prouve seulement qu'il s'agit de quelqu'un qui n'a jamais vraiment marché avec Dieu sans le secours et l'encouragement apportés par la société. Le sentiment de communion que l'on attribue souvent à tort à la présence de Christ peut facilement être produit par la présence de gens qui nous entourent de leur amitié.

Rappelez-vous toujours ceci: on ne porte jamais sa croix à plusieurs! Même quand nous sommes entourés d'une grande foule, notre croix nous est personnelle. Le simple fait de la porter fait déjà de nous un être à part. La société s'est déjà tournée contre nous. Sinon, nous n'aurions pas de croix à porter! Personne ne veut être l'ami de quelqu'un qui porte une croix. Ils l'abandonnèrent tous, et s'enfuirent.

La douleur provoquée par la solitude provient de la constitution de notre nature. Dieu nous a faits les uns pour les autres. Le désir d'une compagnie humaine est entièrement naturel et normal. La solitude du Chrétien vient du fait qu'il marche avec Dieu dans un monde qui n'accueille pas Dieu. Cette marche doit même le couper de la communion de beaucoup de bons Chrétiens, comme de la communion d'un monde non régénéré.

Le saint solitaire, par l'instinct que lui a donné Dieu, aspire ardemment à la communion avec ses semblables, avec ceux qui peuvent comprendre ses désirs, ses aspirations, et son besoin vital de l'amour de Christ. Mais il est obligé de marcher seul, car il y a si peu d'êtres, dans son cercle d'amis proches, qui partagent ses expériences intimes! Les aspirations insatisfaites des prophètes, et leur désir d'être compris par leurs semblables, les ont poussés à donner libre cours à leurs complaintes. Notre Seigneur aussi a connu les mêmes souffrances.

Un être humain qui a vécu la Présence divine par une véritable expérience intérieure, ne rencontrera pas beaucoup de personnes qui le comprendront. Bien entendu, il ne manquera pas d'une certaine communion sociale, quand il se mêlera à ses frères, dans les activités habituelles de l'église. Mais il aura du mal à trouver une vraie communion fraternelle. Toutefois, il ne doit pas s'attendre à autre chose. Après tout, il est un étranger et un voyageur. Le voyage qu'il a entrepris se fait avec son coeur et non avec ses pieds. Il marche avec Dieu dans le jardin de sa propre âme. Qui, sinon Dieu, peut y marcher avec lui ? Il a un esprit différent de celui des multitudes qui fréquentent les parvis de la maison du Seigneur. Il a vu ce dont les autres ont seulement entendu parler. Il marche au milieu d'eux un peu comme Zacharie marchait au milieu du peuple, en revenant de l'autel des parfums, et dont les gens disaient: Il a eu une vision!

L'être humain véritablement spirituel est en réalité une bizarrerie. Il ne vit pas pour lui-même, mais s'occupe des intérêts d'un Autre. Il cherche à persuader les gens de tout donner à son Seigneur, et ne réclame rien pour lui-même. Il trouve son délice à ne pas être honoré, mais à voir son Sauveur glorifié aux yeux des êtres humains. Sa joie consiste à voir son Seigneur exalté, et lui-même négligé. Il rencontre peu de gens désirant parler de ce qui est le suprême objet de son intérêt. Il reste donc souvent silencieux et préoccupé, au milieu du brouhaha des bavardages religieux. A cause de cela, il a gagné la réputation d'être ennuyeux et exagérément sérieux. On l'évite donc, et le fossé se creuse entre lui et le reste de la société. Il cherche des amis dont les vêtements pourraient exhaler l'odeur de la myrrhe, de l'aloès et de l'acacia venant des palais d'ivoire, mais il en trouve peu, s'il en trouve. Comme la Marie d'autrefois, il garde ces choses dans son coeur.

C'est cette solitude même qui le pousse dans la présence de Dieu. Car mon père et ma mère m'abandonnent, mais l'Eternel me recueillera (Psaume 27:10). Son incapacité à trouver une amitié humaine le pousse à chercher en Dieu ce qu'il ne peut trouver nulle part ailleurs. Dans sa solitude intérieure, il apprend ce qu'il ne pourrait jamais apprendre au milieu de la foule: que Christ est tout en tous, qu'Il a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, et qu'en Lui nous possédons le Bien suprême de la Vie.

Je dois encore dire deux choses.

La première, c'est que l'être humain solitaire dont nous parlons n'est pas un être humain hautain, ni quelqu'un qui se croit plus saint que les autres. Il n'est pas ce saint austère férocement satirisé dans la littérature populaire. Il est porté à penser qu'il est le dernier de tous les êtres humains, et se rend seul responsable de sa solitude même. Il veut partager ses sentiments avec les autres, et reste prêt à ouvrir son coeur à toute âme qui partagerait ses aspirations, et qui serait prête à le comprendre. Mais le climat spirituel qui l'entoure n'encourage pas ces partages. Il reste donc dans le silence et raconte ses chagrins à Dieu seul.

La seconde chose, c'est que le saint solitaire n'est pas un être humain replié sur lui-même, qui se serait endurci contre les souffrances des êtres humains, et qui passerait ses journées à contempler le ciel. C'est même tout le contraire. Sa solitude le prédispose à sympathiser avec ceux qui ont le coeur brisé, ceux qui sont tombés, et ceux qui ont été blessés par le péché. Parce qu'il est détaché du monde, il est d'autant plus apte à aider ceux qui sont dans le monde.

Maître Eckhart enseignait à ses disciples que s'ils étaient enlevés au troisième ciel, alors qu'ils étaient en prière, et qu'ils se rappelaient, juste à ce moment précis, qu'une pauvre veuve avait besoin de manger, ils devaient interrompre aussitôt leur prière pour aller prendre soin de cette veuve. Il ajoutait: "Dieu ne permettra pas que vous subissiez la moindre perte spirituelle en faisant cela! Vous pourrez reprendre plus tard votre prière, et le Seigneur vous rejoindra au point où vous étiez auparavant!" Cet enseignement est typique des grands mystiques et des maîtres de la vie intérieure, depuis Paul jusqu'à nos jours.

La faiblesse de tant de Chrétiens modernes est due au fait qu'ils se sentent trop à l'aise dans ce monde. Dans leurs efforts pour "s'ajuster" paisiblement à une société non régénérée, ils ont perdu leur caractère de pèlerin. Ils sont devenus une partie essentielle de ce même ordre moral qu'ils avaient la mission de combattre. Le monde les reconnaît et les accepte pour ce qu'ils sont. Et c'est la chose la plus triste que l'on puisse dire en ce qui les concerne. Ils ne sont pas solitaires. Mais ils ne sont pas non plus saints!

Aiden Wilson Tozer (ce texte, qui semble aussi décrire l'expérience personnelle de son auteur, se trouve à plusieurs endroits sur le Net)

Autres textes du même auteur :

Traduction automatique

Derniers articles bibletude

blogetude

Livre de l'Apocalypse

Nouvelles du Ciel

Y a-t-il une Vie avant la mort ?

Elles/ils témoignent

Surtout ne lisez pas ce blog :-)

Contactez-nous

Nom

E-mail *

Message *

Ce n'est pas nous qui lisons la Bible, mais c'est la Bible qui nous lit! (bibletude)
Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)


J'élève mes yeux vers les montagnes d'où vient mon secours (Psaumes 121:1)
La raison d'être de la chrétienté (Église établie, institutionnelle)
est de rendre si possible le christianisme impossible
(Kierkegaard)